BANQUES, LE HOLD-UP PERMANENT

((/images/banque.jpg|Le cul sur le perron|L)) De pillées qu’elles étaient autrefois dans tout bon western digne de ce nom, les banques sont passées maîtresses dans l’art de faire main-basse sur nos cagnottes. Fortiches aussi pour ce qui est de capter la richesse publique ou blanchir les pépettes des crapules, hors-la-loi ou officielles, comme dans l’affaire Clearstream. Après les entreprises privées (cf. [L’entreprise, une forteresse à conquérir|http://www.yetiblog.org/index.php?2006/04/05/50-une-forteresse-a-reconquerir]), il serait temps qu’un pouvoir social de gauche s’attaque à ce coffre-fort hermétique et tout-puissant qui s’enrichit sur la misère du monde.

D’abord, les banques, personne ne peut y échapper. Tous nos sous passent obligatoirement par elles, sauf à nous condamner à une vie de marginaux planquant les roupies dans les chaussettes ou sous les matelas. C’est elles les gardes-chiourmes de nos porte-monnaies, personne n’en approche, même pas nous parfois. Quant à nous dire qu’on a le choix de la banque en question, pipeau : elles s’entendent comme larronnes en foire, finissent même par s’épousailler les unes les autres. Le pouvoir discrétionnaire qu’elles ont sur nos finances, les banques en usent et en abusent. Un petit différend, un petit refus d’obtempérer, on vous ferme le porte-monnaie d’abord, on vous met même en interdit bancaire avec un joli sourire commercial. Et on discute après, seulement après, avec vous pieds et mains liés comme un saucisson. Par contre, qu’elles aient elles des problèmes (le Crédit Lyonnais, par exemple) et c’est tous les contribuables qui morflent. Et puis, il y a LES FRAIS DE FONCTIONNEMENT. Ah les frais bancaires ! Non seulement, les banques vous pompent en agios, mais elles se sont mis à nous pondre une foultitude de frais et de pénalités diverses. Sans blague, je connais une jeunette qui s’est fait tirer 500 € de frais en quinze jours pour un découvert d’environ 100 €. Plus le pays s’appauvrit, et plus leurs caisses débordent. Tiens, j’aimerais bien savoir la part que représentent les fichus frais dans leurs comptes de résultats. Quand les rapaces fiscaux ou autres ont une dent contre vous, c’est à la banque qu’ils s’adressent. Et que j’y vais de ma saisie-arrêt, de l’ouverture de mes comptes, du blocage de mes crédits. Parce que, faut pas croire, les banques leur ouvrent tout tout grand. Donneraient même le nom de votre père et mère, le secret de votre tatouage au bas du dos s’il le fallait. Par contre pour ce qui est de leurs comptes à elles et de ceux de leurs plus gros clients, bonjour la nébuleuse ! « Secret bancaire ! » braillent ces braves officines, l’oseille bien au chaud dans les paradis fiscaux. Allez, j’arrête là le descriptif de leurs vilénies, tout le monde les connaît. Justement, c’est ce qui m’étonne : malgré ça, je n’ai pas trouvé grand chose sur ce sujet chaud dans les programmes des partis de la gauche sociale. Je veux dire un truc solide sur une réforme du système bancaire et de ses règles de fonctionnement. Pourtant, vous imaginez le succès, un candidat qui déclare : « Dans mon projet politique, on supprime l’interdit bancaire préventif, on interdit les frais de fonctionnement qui doublent, triplent des taux d’agios déjà proches de l’usure, on crée une banque nationale destinée à accueillir les plus démunis et à favoriser leurs projets sans leur tondre la laine sur le dos … » (J’entends déjà nos élites : « Populiste !!!! ») Enfin bon, ce que j’en dis, moi ! Je vais continuer d’envoyer à mes partis favoris une copie de mes petits articles, comme j’ai fait pour les précédents, avec la mention « petite contribution ». Jamais eu de réponses ni d’échos pour l’instant.

Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation, mais qui n'attend pas "le monde d'après" pour commencer à vivre.