Adrexo, profiteur de misère

Adrexo, profiteur de misère

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Adrien Trivalleto vient de mourir huit jours avant de gagner son procès contre Adrexo. 25% de retraités travaillent pour Adrexo, puante société de distribution de prospectus publicitaires.

Frédéric Pons est le directeur général d’Adrexo. Si tu es dans une merde noire, prêt à n’importe quoi pour gagner trois sous, tu connais Adrexo, une boîte qui, comme Mediapost (filiale de La Poste), inonde ta boîte à lettres de publicités.

Enfin, heu… ce sont les salariés d’Adrexo qui le font. Heu, enfin, heu… il vaudrait mieux écrire les esclaves d’Adrexo au vu du petitissime salaire minusculissime qui leur est concédé. Du coup ce négrier est toujours à la recherche de nouveaux moutons à tondre et de nouvelles volailles à plumer. Du coup les habitués des Restos du cœur et du Secours populaire connaissent bien Adrexo pour y avoir laissé laine et plumes.

Je t’invite vivement à regarder “Dans la boîte”, documentaire tourné par des esprits mal tournés qui ont poussé le vice jusqu’à bosser chez Adrexo pour pouvoir réaliser ce documentaire. Ça se termine sur une scène à rallonge carrément jouissive quand on a suivi le cheminement des plumés. Alors regarde bien jusqu’au bout la fin saucissonnée entre les éléments du générique.

Frédéric Pons — retiens bien son nom — ce sauvageon barbare asocial irrécupérable, s’est permis de dire : « Le conditionnement puis la livraison en vélo de prospectus sont un exercice un peu physique pour cette main d’œuvre vieillissante mais, honnêtement, j’estime qu’Adrexo rend service à ces gens : grâce à ce boulot, ils se maintiennent en forme et économisent un abonnement au Gymnase-Club. Rémunérés pour faire du sport : il n’y a pas de quoi crier au servage ! »

L’encyclopédie de la bicyclette, qui m’a permis de découvrir cette forte citation de Frédéric Pons, conclue son article avec : « C’est vrai, tout de même ! Mais pourquoi ne les fait-il pas travailler aussi la nuit ? Ça dort pas tellement, les vieux ! »

Faut que l’article de Julien Brygo qui a inspiré le tournage de “Dans la boîte” soit lu et commenté partout. Faut donner toute la publicité qu’il mérite à Frédéric Pons, cet égorgeur éventreur Dracula suceur de sang de vieillards. Faut qu’une telle citation fasse l’objet de nombreuses reprises dans toutes les réunions politiques. Faut qu’elle soit commentée par les diffuseurs de tracts sur les marchés du samedi.

Ah tiens, à ce propos ! Et si on décidait d’en finir avec un entre-soi bon chic bon genre ? Quand on voudra toucher toute la population, et pas seulement la partie sélectionnée par le marché du samedi matin, on ira aussi tracter sur les parkings de Lidl, Aldi et autres magasins fréquentés par ceux qui ne vont pas au marché. Et puis on ira aussi dans la file du Resto du Cœur, du Secours populaire, du Secours catholique ou de la Croix-Rouge.

Et puis on reviendra au marché, oui, après le marché, quand les glaneurs viennent à la recherche des invendus.

Y’a des priorités. Frédéric Pons — comme d’autres prédateurs — mériterait une publicité bien plus large. Et on serait crédible auprès des gens modestes en parlant du danger réel de ces nombreux et puissants Dracula rencontrés chaque jour par tous ceux qui galèrent. Y’a des priorités.


À l’occasion du décès d’Adrien Trivalleto, je republie cette bafouille de 2013 et Le Media programme à la suite de son 20 heures du mercredi 26 septembre 2018 “Dans la boîte” le documentaire de Nina Faure.

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Un citoyen ordinaire à la rencontre des personnes cabossées par la vie.