Préparons-nous à accueillir 143 millions d'”invités” climatiques

Préparons-nous à accueillir 143 millions d'”invités” climatiques

In-dé-crot-tables, faut toujours qu’on attende les catastrophes pour réagir ! La Banque mondiale nous alerte sur 143 millions de migrants climatiques d’ici 2050. Et nous, qu’est-ce qu’on fait ? Rien.

En cause, le réchauffement climatique et ses dommages collatéraux : pénurie d’eau, baisse de la production agricole, hausse du niveau de la mer, désertification de zones de plus en plus vastes… Mais nous, rien.

Ce n’est pourtant pas faute d’avoir prévenu, expliqué, alarmé… Et même de subir déjà les premières conséquences douloureuses avec la multiplication des accidents climatiques, les ouragans et les tempêtes de plus en plus nombreuses, de plus en plus cataclysmiques, nos villes désormais en état de pollution chronique, les premières vagues de migrants à Calais et ailleurs. Erdogan et Tsipras ne les retiendrons pas tous !

Les nouilles hébétées

Mais non, rien. Quelques petits raouts par ci par là genre COP trucmuche pour rassurer notre petite conscience inconsciente. Mais non, hop, dès le lendemain on oublie tout et on recommence les mêmes conneries en pire, comme des nouilles hébétées et bigleuses : quête effrénée de croissance, course aux profits sans souci des conséquences écologiques, attitudes à courte vue irresponsables et suicidaires…

Non, vraiment, notre myopie mentale atteint des sommets de ridicule. On reste là, médusés comme les vieux Gaulois que nous fûmes et demeurons, à attendre que le ciel nous tombe sur la tête. C’en est presque comique.

Mais bon, puisque c’est comme ça, préparons-nous. Passons les aspi, repassons nos nappes, préparons les couverts. Parce que ces 143 millions d’invités malgré eux, il y a un moment où, bon gré mal gré, il faudra bien se résoudre à les recevoir. Autant que ce soit avec élégance.

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Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation, mais qui n'attend pas "le monde d'après" pour commencer à vivre.