Henri Laborit aurait 100 ans : “Éloge de la fuite” ou la révolution permanente

Eloge_de_la_fuite_couv.jpgHenri Laborit, neurobiologiste, spécialiste des comportements humains, aurait aujourd’hui 100 ans. L’occasion de rééditer cette petite chronique de juillet 2012 en l’honneur de ce personnage  et de son ouvrage le plus emblématique : “Éloge de la fuite” (Folio, 7,50 euros).

Henri Laborit participa jadis au film d’Alain Resnais, “Mon oncle d’Amérique” (1980), avec Roger Pierre, Nicole Garcia et Depardieu. Son intervention y était si lumineuse que je la repris en feuilleton lors de l’été 2008. En temps de crise, je dégaine toujours mon Laborit.

ÉLOGE DE LA FUITE

((/images/main.jpg|main|L))Il m’a bien fallu quinze jours de vacances au fin fond du Quercy pour digérer le feuilleton d’Henri Laborit et pondre enfin cet épilogue qui me tenait tant à cœur. Quinze jours passés à visiter ces grottes où nos aïeux préhistoriques tentaient déjà de laisser la trace de leur fragile existence. Quinze jours à visiter le formidable musée des Écritures de Figeac (Lot), qui vous laisse l’impression d’appartenir à une espèce pas tout à fait complètement détestable. Quinze jours aussi pour relire l”’Éloge de la fuite” du même Laborit et décanter ses propos au regard de notre époque.

La journée planétaire des Indignés : une “fuite” historique !

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Oh, le succès qu’ils se sont payés, les Indignés, lors de leur première journée planétaire du samedi 15 octobre, de Madrid à New-York en passant par le Canada, Paris (un brin faiblard), l’Italie, le Portugal, l’Allemagne, Londres, la Grèce, la Nouvelle-Zélande et même quelques manifestations sporadiques en Asie… 951 villes, 82 pays touchés !

LES DÉRIVES D’UNE ÉPOQUE MALADE ET UN MOYEN D’Y ÉCHAPPER

Des policiers agressés avec une arme de guerre dans les “quartiers”, un gamin qui poignarde son enseignante pour une punition, un ministre qui envisage de mettre des portiques de détection d’armes à la porte des établissements scolaires, des centaines et des centaines de milliers de personnes, jeunes chômeurs, retraités, tenus à distance d’une vie simplement convenable. Plus loin, des avions qui bombardent sans discernement des populations civiles au nom de la civilisation… N’en jetez plus, ils sont devenus fous !

Calais, déchéance de notre société

ILLUSTRATION

Calais, Grande Synthe et mille autres lieux jusqu’au campement d’un gars tout seul. Étranger venu de loin, étranger venu d’Europe ou naufragé français. Réfugié ou sans domicile. C’est là, en ces enfers terrestres, l’enterrement sans fleur ni couronne de toutes les idées de solidarité et de fraternité qui ont porté l’humanité depuis sa naissance.

Mort au travail : les bonus ne font pas le bonheur

Li Junjie
Li Junjie, “junior trader”, juste avant de sauter du toit de la JP Morgan à Hong Kong (Instagram)

Non, non, il n’y a pas que chez les salariés pressurés par leurs supérieurs de France Telecom ou de la Poste, chez les cadres en plein “burn-out’ de la régie Renault, que l’on se suicide allègrement au travail. Les banquiers, les patrons de PME n’y coupent pas non plus, apparemment.