Réfugiés : La guerre de l’eau à Calais

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<< À genoux pour de l’eau >> telle est la légende donnée par l’Auberge des Migrants à cette photo prise à Calais et non au Darfour ou en Somalie.

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Les migrants, de plus en plus nombreux à Calais, sont affamés et assoiffés. Les associations ne sont autorisées à distribuer de la nourriture qu’entre 18 heures et 19 heures et en un seul endroit. << Vous avez une heure >>, disent les policiers aux bénévoles.

L’Auberge des migrants a été verbalisée pour avoir transporté un bidon d’eau de trop dans un camion. Surcharge. Les flics ont le temps de procéder au pesage des véhicules.

Une bénévole a été arrêtée. Pour outrage semblerait-il. C’est une mère de famille venue donner le coup de main une semaine.

L’Auberge des migrants nous offre cette belle citation d’un CRS :

« Vous êtes venus distribuer hier. Vous ne le ferez pas aujourd’hui. Tu restes ? Demain, mon gars, tu vas te réveiller à l’hôpital. »

Haydée Sabéran (journaliste à Libération) nous offre ce beau dialogue :

— Un CRS un peu plus humain demande à son supérieur si on peu donner de l’eau.

— Non, c’est pas prévu.

Les associations dénoncent << la chasse à l’homme >>, << des violences policières incessantes >> et des << entraves aux distributions de repas >>. Elles ont adressé une lettre au président Emmanuel Macron.

La violence policière contre les migrants est incessante : « des gazages au réveil dans les sacs de couchage, des gazages d’eau et de nourriture, des coups et blessures, des vols de cartes de séjour, des confiscations de téléphones portables. » On « fait circuler » des gens en pleine nuit avec gazages et coups, en confisquant vêtements, sacs de couchage et tentes de fortune.

Mais faut pas parler de violences policières. Ça fait du chagrin aux petites princesses des syndicats de police.

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Distribution éclair avant l’arrivée de la police. Tout le monde est assoiffé.

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Fin de la distribution.

La France est le pays des droits de l’homme…

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Un citoyen ordinaire à la rencontre des personnes cabossées par la vie.