Monument en l’honneur de François Ruffin

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La milice de LVMH ceinture François Ruffin

Le Monde a encore attrapé la chiasse. Ça pue et c’est dégueulasse. Comme « Gringoire » et comme « Je suis partout » entre 1930 et 1944.

Sur un réseau social je tombe sur une interprétation pour le moins étonnante, avec une mauvaise foi de dimension intergalactique, d’une simple phrase de Jean-Luc Mélenchon. Bon, j’ai assez de critiques à faire à Jean-Luc Mélenchon pour ne pas éprouver le besoin de déterrer Castro, Chavez ou Pol Pot en Corée du Nord.

Mais prenons un instant le même parti-pris tordu. Au cours de ma vie j’ai rencontré Mélenchon deux fois et il se trouve les deux fois c’était dans… des toilettes publiques. Dois-je en conclure que ce gars ne fait que chercher la merde ? Ou bien m’autorises-tu à penser qu’il a été pris, lui aussi, d’une envie de pisser à la fin de colloques certes savants mais fort longs ?

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Et puis je tombe aussi là-dessus. Et ça me fait un deuxième trou au cul.

François Ruffin, je le connais depuis que le site de Fakir a commencé à republier sur la toile les vieux articles du petit journal picard alors introuvable à plus d’un jet de pierre d’Amiens. On s’est croisés de loin en loin lors d’événements. Comme on croise des tas de militants. J’ai aussi lu ses livres. J’avais envie d’écrire à propos de son « Quartier Nord » et j’avais la flemme de recopier des bouts de son texte. Alors je le lui ai écrit. Et dès le lendemain j’avais une version Word du livre.

Dans « Quartier Nord » François Ruffin consacre de nombreuses pages à Hector Loubota. Les règles de sécurité n’avaient pas été respectées sur le chantier d’insertion de la Citadelle à Amiens où trimait Hector. Le mur s’est écroulé sur lui. Hector est mort écrasé par la chute de centaines de kilos de pierre. Hector, il était d’origine congolaise. La peau noire, ostensiblement noire. Eh bien, malgré cela, François n’a jamais ménagé sa peine pour aider la famille d’Hector.

François Ruffin a aussi publié « Hector est mort » que tu trouveras dans la boutique de Fakir.

François, il joue au foot avec des Paul comme avec des Mohamed. Il grille des merguez avec des Fred comme avec des Karim. Il papote avec des Moktaria comme avec des Fatoumata. Il brûle des palettes avec des Pierrot comme avec des Samir. Il écluse des bières et il rigole avec tous. Et, si tu es trop pingre pour prendre un abonnement à Fakir ou pour acheter ses livres, tu peux trouver des tapées de textes sur la toile où il raconte les gens d’Amiens sans s’attarder à leur couleur de peau ou à leur origine quand y’a pas besoin.

Nul ne pourra jamais mesurer l’ampleur de mon dégoût pour ceux qui répandent le fiel contre François.

François, c’est pas un saint, mais c’est un mec bien. Vote pour lui si tu habites dans la première circonscription de la Somme.

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Un citoyen ordinaire à la rencontre des personnes cabossées par la vie.