Sommets occidentaux : Trump fout sa merde

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Deux sommets mondiaux ont eu lieu pendant ce long week-end de l’Ascension : celui des chefs de l’Otan le 25 mai à Bruxelles, puis le G7 dès le lendemain en Sicile. L’occasion pour le président américain Trump de semer la consternation parmi ses partenaires occidentaux.

On s’attendait à Bruxelles à une réunion des chefs de l’Otan assez bonasse, conclue comme d’habitude par une « déclaration commune » lénifiante louant la cohésion du groupe, le principe inébranlable de défense mutuelle (article 5) et l’inflexible volonté de terrasser le terrorisme. Mais patatras, le Donald en décida tout autrement !

Dans son impayable discours de clôture, il engueula vertement les pays européens pour le non-respect de leurs obligations financières à l’égard de l’Alliance et que s’ils continuaient à faire leur tête de cochon, eh bien leur principe de défense mutuelle, ils pouvaient se le mettre où je pense. Connaissant le Donald, c’est dire l’endroit !

Gueule déconfite des alliés européens…

Une poignée de mains chargée en testostérone

Et ceux-là n’étaient pas au bout de leur peine ! Lors du G7 sicilien qui réunissait à peu près les mêmes, moins les seconds couteaux et les bras cassés, six d’entre eux cherchèrent à forcer le septième (Trump) à valider les fameux accords de Paris sur le climat et la nécessité de réduire l’émission de gaz à effet de serre.

Non pas qu’eux-mêmes mettaient beaucoup de zèle de leur côté à appliquer concrètement les intentions déjà bien vaseuses proclamées lors la fameuse COP21 dans leurs pays respectifs, mais au moins, vous comprenez, le respect des formes…

<< Hoax ! >> tonna Trump pour qui les problèmes climatiques sont à peu près de même nature que les « fake news » abondamment déversées sur les réseaux sociaux et que les sept du sommet venaient précisément de stigmatiser. Fuck les formes ! conclut en gros le Donald, inflexible. Climat << controversé >>, reconnut pudiquement Angela Merkel. Les formes, toujours les formes.

Bref, l’atmosphère chez les grands de l’empire était plus à la bataille de chiffonniers qu’à l’entente cordiale, d’autant que les rivalités de coquelets continuaient même en cour de récré, à l’image du défi lancé à Trump par le bizuth du groupe, le potache Macron, lors d’une poignée de main chargée en testostérone.

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Un "voyageur à domicile" en quête du monde d'après.