DÉBUT DE PANIQUE DANS LE MICROCOSME MÉDIATIQUE

((/images/internet.gif|internet|L)) Vous avez vu comme ces derniers temps, les médias du microcosme officiel tirent à boulets rouges sur les sites d’informations du web. C’est Dominique Wolton qui vibrionne sur France Inter sur les dangers de la Toile (vous savez, Wolton, le spécialiste tellement spécialiste de la communication qu’il n’y a pas une seule émission sur le sujet où il ne soit pas invité). C’est Daniel Schneiderman dans Libération qui distille ses soupçons sur Wikipedia, “l’encyclopédie libre, gratuite et multilingue” sur laquelle chaque internaute peut intervenir.

Figurez-vous, je les cite, que les infos sur Internet échappent à tout contrôle, à toute vérification des sources, qu’on peut y craindre les tentatives de manipulations sournoises de malfaisantes puissances occultes, que tout un chacun peut y débiter des horreurs.

Bon, bon, jusqu’à présent, je m’étais plutôt laissé dire que le contrôle des informations était surtout le fait des dictatures (la Chine, l’Iran et consorts tentent, vainement, d’enrayer comme ils peuvent le contre-pouvoir d’Internet). Et toujours question contrôle, notre haute finance, nos Dassault, Lagardère, Rothschild, Bouygues et complices, qui se sont partagés la plupart de nos médias officiels ou les étouffent à grands coups de recettes publicitaires, n’ont rien à leur envier.

On a vu aussi, avec le phénomène du faux-massacre de Timisoara en Roumanie, comment nos journaleux de salon vérifiaient minutieusement leurs sources. On a constaté, au moment du référendum sur le projet de Constitution européenne, comment eux et leurs “spécialistes” ont unanimement essayé de nous protéger des manipulations qui auraient pu nous faire voter “non”.

La vérité, c’est que nos coquelets ont autant peur d’Internet que les poules de la grippe aviaire. Leurs audiences, leurs ventes, leurs finances s’effritent. La Toile menace directement leurs intérêts, et c’est à leur contrôle à eux qu’elle échappe. Ils se font botter les fesses à longueur de blogs et de mails par des hurluberlus lassés de leurs méthodes courtisanes. Ils s’arrachent les cheveux en voyant le site d’un modeste volatile parapentiste, le père Chouard, venir leur faire la nique question affluence et influence.

C’est que sur le web, n’importe quel quidam peut prendre la parole et se mesurer presque d’égal à égal avec ceux qui pensaient détenir la Puissance. Vous savez quoi ? Si, si, je vous assure, ça me rappelle Mai 68, cette trop courte période de fête jubilatoire trop vite réprimée par les intégristes de tout poil, gaullistes ou pseudo-gauchistes pré-libéraux (July and co). Ce capharnaüm braillard, cette cour des miracles vociférante affole nos élites policées. Et c’est tant mieux !

Pire, n’en déplaise aux marchands du temple libéral, le web est le royaume du GRATUIT. Vous imaginez : un monde d’échange d’où l’argent est exclu ! Une obscénité pour les partisans du “libre marché”. Logiciels gratuits, blogs gratuits, infos gratuites (ils ont été contraint de s’y mettre, vous voyez leur tête ?) et même musiques ou films gratuits que certains réussissent à échanger à leur barbe, histoire peut-être de redistribuer les richesses à leur façon.

Oui, oui, je sais, il n’y a pas que des sites fleurant bon l’aubépine ou la rose sur la Toile. Et on est même assailli de gredins qui veulent gruger les gogos. Mais les gredins, les salauds et les gogos ont-ils attendu Internet pour exister ?

Les rumeurs les plus insensées peuvent, c’est vrai, aisément fleurir si on n’en vérifie pas les sources. Mais enfin, au moins, ON A LE CHOIX. On peut se faire une opinion librement, comme des grands. Et on peut donner notre opinion à nous. Quel choix, quelle parole avons-nous avec Le Monde, Libé et le Figaro, TF1 et France 2, nos chers protecteurs ?

Quant aux menaçantes forces occultes, Big brothers tirant les fils invisibles du grand théâtre virtuel mondial, laissez-moi rire ! Si cela était présentement possible, nos chères élites en tiendraient déjà eux-mêmes les commandes.

Pour l’heure, je préfère prendre le risque adulte de la liberté totale que de me soumettre docilement à leur médiocre univers contrôlé, policé, dirigé par eux à leur seul profit.

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<p>Un “voyageur à domicile” en quête du monde d’après.</p>

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