Effondrement : état de panique à l’aéroport de Los Angeles, un Zorro arrêté

LAX_panique.jpgAéroport de Los Angeles : deux terminaux << auto-évacués >> sous l’effet de la panique

L’état de panique collective est un des symptômes les plus criants de l’effondrement des civilisations, surtout lorsqu’il se répète et n’a d’autre cause que l’état de panique lui-même. Comme ce qui vient de se passer dimanche à l’aéroport de Los Angeles.

Jusqu’à présent, des mouvements de foule en panique, on en connaissait surtout dans de lointaines contrées, à la Mecque notamment, avec ses dizaines de victimes rituellement piétinées et étouffées pour de ténébreux motifs.

Voilà maintenant que c’est chez nous que ces mouvements de panique se produisent : le 14 août à Juan-les-Pins où quelques inoffensifs pétards jetés d’une voiture ont fait une quarantaine de blessés dans la panique qui s’en est suivie ; et la nuit dernière à l’aéroport de Los Angeles sur une rumeur de coups de feu complètement imaginaire et depuis totalement démentie par la police.

L’état de panique peut à la rigueur se comprendre lorsqu’il est causé par une cause véritablement justifiée : un vrai attentat, un incendie dans un lieu public… Mais que dire lorsqu’il provient de notre propre paranoïa enflammée par de vagues rumeurs ?

L’état de panique collectif a ceci de terrible qu’il se répand dans les consciences et anesthésie la raison et la réflexion. L’état de panique a des conséquences souvent meurtrières pour ceux-là mêmes qui en sont saisis, destructrices lorsque cet état devient chronique, ridicules lorsque les vents de panique se dissipent quelque peu, qu’on retrouve ses bagages abandonnés aux quatre coins d’un aéroport où la police n’a arrêté en tout et pour tout qu’un homme en tenue de Zorro avec une épée en plastique, et passablement éméché :

LAX_bagages.png

©AFP / 29 août 2016 08h15

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Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation, mais qui n'attend pas "le monde d'après" pour commencer à vivre.