Le grouple Sages comme des sauvages chante « La révolte dans les villes »

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Radio Partageux #21 : Où l’on fréquente des olibrius qui font rien qu’à faire de la peine à Myriam El Khomri. Chaque lundi, pour bien commencer la semaine, on s’en met une tout droit dans les oreilles. C’est la chanson du lundi.

On continue la série des chantistes en activité. Je devrais plutôt écrire que je reprends le collier. C’est la machine programmée qui balançait ces dernières semaines des bafouilles écrites en juillet.

Pas de connexion. Pas de radio ou de télé. Pas de journaux. C’est en rentrant à la maison qu’on apprend les nouvelles.

Et qu’on s’interroge. Est-il encore bien raisonnable de programmer Sages comme des sauvages comme c’était prévu depuis belle lune ? C’est que, depuis l’ouverture de la chasse à un vêtement impie supplémentaire — pas besoin d’être prophète pour prédire que l’on ne se cantonnerait pas au foulard et à la jupe longue — la moindre fantaisie vestimentaire devient salement risquée.

Et il n’est pas certain que l’accoutrement de nos chantistes du jour soit aux normes de la laïcité sacrée et des livres saints de l’église républicaine. Même leur fond de teint semble sujet à caution.

On a bien songé faire appel aux lumières de l’Observatoire de la laïcité pour nous éclairer sur la conduite à tenir mais ce directeur de conscience n’est plus en odeur de sainteté chez les djihadistes laïcs. Alors, passons-nous de ses conseils et prenons le risque d’une éventuelle descente de police qui n’a rien à foutre maintenant que les plages sont désertes.

D’autant que le texte de “La révolte dans les villes”, sur la musique d’une chanson de Bobby Lapointe “La peinture à l’hawaïle”, ne va pas faire sourire notre si peu pétulant ministre premier qu’on voudrait lui donner des cachets — intermittents — pour combattre sa chronique constipation faciale.

Le grouple Sages comme des Sauvages — c’est à la fois un groupe et un couple — le grouple Sages comme des Sauvages touille une cuisine à sa sauce des îles. Grecques et antillaises. Mâtinées de l’île de La Réunion et de l’île de la Cité à Paris.

Ces deux-là ont bien traîné leurs oreilles tout partout et ont fait les quatre cents coups musicaux du violon classique au hard rock en passant par les performances dans les galeries contemporaines. Tu peux acheter leur skeud et tu peux aussi lire leurs bafouilles passibles de gazages et plus si ninjas énervés. « Voilà où te mène la radio de l’été des blogueurs ! » dirait ma maman qui n’aime pas qu’on fasse du chagrin à Manu Valls.

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<p>Un “voyageur à domicile” en quête du monde d’après.</p>