Un nouvel ordre monétaire

D’abord, posons bien le problème : si la France prenait une telle décision radicale (mais salvatrice comme on va le voir), il lui faudrait se recréer en même temps un nouvel ordre monétaire à elle, avec une nouvelle monnaie à elle, émise par sa banque centrale à elle (la Banque de France en l’occurrence).

Déjà, plus d’échéances à honorer, plus de comptes à rendre à la Banque centrale européenne (ce repaire de mafiosi). Et ça éliminerait momentanément le problème des emprunts !

Ensuite, l’initiative française ne serait guère originale et pourrait s’appuyer sur les exemples argentins ou islandais. J’entends déjà s’étrangler les pisse-vinaigre :

« Mais, mais, mais, la France, cinquième puissance mondiale [du moins autrefois, ndlr], n’est en rien comparable avec des pays riquiqui comme l’Islande ou même l’Argentine ! »

Le profil commerçant

Ben justement, mes damoiseaux(selles), c’est tout ce qui fait sa force.

En 2010, les importations françaises dans le monde (ce qu’elle achetait, pour les ignares) se montaient à 443,9 milliards d’euros. Rien qu’avec l’Allemagne, notre premier fournisseur, on atteignait la coquette somme de 85,6 milliards d’euros (2008), avec balance commerciale très favorable à notre voisin.

Croyez-vous que dans la période troublée par les vaches maigres que nous traversons, nos chers “partenaires” accepteraient aussi facilement de se passer de cette manne ?

Je vais vous dire ce qu’ils feraient probablement, pour peu que nous soyons aussi diplomates qu’inflexibles : après avoir crié beaucoup, menacé pas mal, ils finiraient par composer, faire profil commerçant, intégrer notre nouvelle monnaie dans leur système d’échange. Petit à petit, tout rentrerait dans l’ordre.

Partie jouable

D’autant, je vous le parie, que notre initiative ne manquerait pas de donner quelques idées aux autres éclopés du moment : la Grèce, l’Irlande, l’Espagne, le Portugal, l’Italie… Je ne cite que les Européens pour faire court, mais il y a tous les autres, “l’Internationale” des canards boiteux !

La crise de la “Grande perdition” atteint son apogée, un point de non-retour. L’empire des mafieux financiers est bien plus fragile que l’on veut le croire ou le faire croire.

L’avenir appartiendra à ceux qui oseront le premier pas. Peut-être pas aussi “finger in the nose” que décrit ici, mais partie jouable. Et surtout inéluctable. Z’entendez, Mélenchon, Hollande ? (Non, Hollande, chuis pas sûr…)