14 juillet 2012
Peugeot ou la fin de l'individualisme triomphant
par Le Yéti - La chose publique
Alors, vous avez vu, Peugeot ? Ça secoue grave, n’est-ce pas ? N’ont même pas pu attendre la rentrée sociale de septembre pour annoncer le massacre. 8 000 clampins sacrifiés. Sans compter les sous-traitants. Le lion de Sochaux-Montbéliard qui s’emplafonne à son tour dans le platane de la “Grande perdition”.
Les réactions ont été à la hauteur de ce qu’on pouvait attendre : vaines, lénifiantes, à côté de la plaque, convenues, sans la moindre surprise à se mettre sous la dent. Déjà vaincues.
Fumées
Les syndicats, qui “s’y attendaient”, déclarent à qui veut les entendre que “la guerre est déclarée”. Sans préciser bien sûr quelle forme prendra ce vigoureux conflit. Parions que ceux-là ne feront au mieux qu’accompagner la casse en essayant de limiter les dégâts sociaux. Comme d’habitude.
La direction de PSA promet tout ce qu’on veut sans rien promettre. Qu’elle ne laissera tomber personne. Qu’elle va “revitaliser” le site d’Aulnay-sous-Bois en y recréant un bassin de 1500 emplois. Rendez-vous à la fin de l’année pour rigoler ?
La presse s’interroge doctement pour savoir si l’on peut encore “produire français”. Mais omet de se demander qui, parmi les milliers de consommateurs français mis au chômage et aux revenus amputés, sera en mesure d’absorber une production automobile délocalisée ailleurs.
La palme de la confusion à notre ministre du “Redressement productif” [rires] qui annonce un prochain plan d’actions pour l’avenir de notre filière automobile [soupirs], en vantant ses incontestables potentialités [sonnez, violons], avant de reconnaître, devant la fulgurance de la déflagration médiatique, que l’État français ne saurait accepter ce bazar [un clairon, quelque part ?].
De toute cette agitation convenue, il ne ressortira évidemment rien d’autre qu’écrans de fumée momentanés, illustrés de quelques mouvements sporadiques, de quelques faits d’armes héroïques diffusés en boucle sur nos journaux télévisées pour faire genre, de quelques ultimes discours sirupeux en guise d’antalgiques.
Dur réveil
La vérité est que ce qui arrive à PSA, après General Motors et Saab, avant Renault et bien d’autres, était non seulement prévisible, mais inéluctable, logique, sinon même salutaire.
Dans un monde limité (et pollué) comme le nôtre, songez que nous en sommes arrivés dans notre pays à un total de 495 voitures particulières pour 1000 habitants, une auto pour deux, enfant compris ! Qui peut croire que nous allons encore pouvoir continuer longtemps à ce rythme ?
Euh, encore beaucoup de monde en vérité, à en croire les réactions interloquées des salariés de Peugeot, sous le choc de ce coup de grisou estival : « Mais comment tout cela peut-il nous arriver à nous ? »
Réponse fastoche, mais encore faut-il se débarrasser des vieux carcans mentaux poussiéreux. C’est un ensemble de concours de circonstances (crise financière, dérégulation sociale, assèchement des ressources naturelles, avidités patronales et actionnariales…) qui conduit à la même douloureuse conclusion : la “Grande perdition” est en train de remettre de l’ordre dans nos folies.
Une révolution à l’insu de notre plein gré
Ah, que n’a-t-on pas dit sur cette fameuse bagnole, ce symbole de liberté, d’émancipation individuelle, de mâle et conquérante puissance ! (On oubliera par bonté d’âme les rictus de colère et les imprécations haineuses, derrière les pare-brises teintés, à la moindre contrariété réelle ou supposée.)
Eh bien, c’est fini et il va falloir nous y faire ! La filière automobile du passé — « une voiture pour tous » (Pompidou) — ne se redressera pas. Le rêve individualiste est en train de se briser. Place au retour du collectif, contraint et forcé. Et à l’entraide. Une révolution est en cours, à l’insu de notre plein gré, que nous ne savons pas ou feignons d’ignorer.
Les 8 000 sacrifiés de PSA, comme les autres à venir, feraient bien de s’en aviser et s’organiser autrement s’ils ne veulent pas voir leurs vies se flétrir. Car ils ne pourront compter sur aucun des intervenants officiels patentés et leurs fumées.
Ma mioche de dix-huit ans et ses copains, eux, laissés sur les bas-côtés d’une insertion sociale défaillante, ne nourrissent déjà plus guère de rêves cylindrés. La voiture triomphante de leurs parents est devenue une vulgaire “caisse”. Ce qui ne les empêche pas de parcourir du pays au gré de leur volonté. Leur point de ralliement ? Le site covoiturage.fr.


Commentaires
Comme tout ce à quoi touchait Pompidou, la voiture pour tous est une aberration. A part les services de santé et le notaire à la campagne, qui a vraiment besoin d’une voiture individuelle ? On ne parle pas ici, bien sûr, des nécessaires utilitaires pour le plombier ou l’employé du gaz. Il y a 60-70 ans, seuls quelques notables en possédaient une. On vivait…
Comme je m’en doutais, des changements profonds atteindront notre structure sociale, bien avant le “pic du pétrole”. Curieusement, quand je discute avec bien des gens il leur semble que la pénurie est déjà là concernant le puant carburant. Il n’en est rien pourtant, selon des professionnels des prospections. En revanche, bien sûr la liberté de se déplacer est atteinte. C’est pourquoi tant de “Grands Projets” ne sont que des aberrations. La chose a été bien mise en évidence cette semaine au Forum de Notre-Dame des Landes.
Pour ceux qui sont nés dans les années 60-80 la chute sera brutale. Il faudra aussi s’attaquer à l’autre volet des “réalisations” pompidoliennes, l’agriculture massivement intensive, massivement “assistée chimiquement”, celle dont meurent les rares agriculteurs d’aujourd’hui, empoisonnés par leurs produits.
L’écologie, on en a ri, on en a moins ri, et maintenant il faudra y passer. Seul problème, ce sera brutal parce que les “autorités” ont refusé d’anticiper, comme trop souvent.
Si on compte toutes les conneries hallucinantes à la fabrication desquelles servent nos milliards d ’ heures de travail , les milliards de milliards de millards d ’ euros détournés/car il n ’ y a pas d ’ autres mots/ par tous ces fachos qui tiennent et font les lois d ’ une république qui est tout sauf démocratique , si on compte une culture qui ne sert qu ’ à glorifier toute cette porcherie clinquante sous les applaudissements quasi unanimes , alors on se dit que si tout ce brave monde s ’ apercevait qu ’ il ne suffit que de partager le seul miracle d ’ exister et d ’ avoir un corps qui nous donne tous les plaisirs , une âme (?) qui nous donne tout le bonheur , les autres avec qui on peut partager tout l ’ amour , tout le désir et tout le respect , toute la vie - si tout ce brave monde s ’ apercevait un tout petit peu de çà , alors il y a / m^me encore maintenant/ largement de quoi faire bouffer tout le monde - m^me tous les pays pauvres - et largement de quoi tous avoir une vie et une culture épanouissante - Tiens , on pourrait m^me se payer le luxe d ’ une petite ( attention , je dis bien toute petite ! ) pollution pour se fabriquer quques bagnoles à l ’ hydrogène ou quelques excellents ordis portables - Tiens , on n ’ aurait m^me plus besoin de célébrer le 14 Juillet / quel soulagement !
Reçu hier dans ma ball:
La Cour de Justice, par sa décision rendue aujourd’hui dans l’affaire Kokopelli c. Baumaux, vient de donner un satisfecit intégral à la législation européenne sur le commerce des semences.
Pourtant, le 19 janvier dernier, son Avocat Général nous donnait entièrement raison, en estimant que l’enregistrement obligatoire de toutes les semences au catalogue officiel était disproportionné et violait les principes de libre exercice de l’activité économique, de non-discrimination et de libre circulation des marchandises. (V. ses conclusions)
Ce changement de cap absolu ne manque pas de nous surprendre et de nous interroger.
La Cour, aux termes d’une analyse étonnement superficielle de l’affaire, et d’une décision qui ressemble plus à un communiqué de presse qu’à un jugement de droit, justifie l’interdiction du commerce des semences de variétés anciennes par l’objectif, jugé supérieur, d’une “productivité agricole accrue” !
L’expression, utilisée 15 fois dans la décision de la Cour, consacre la toute puissance du paradigme productiviste. Ce même paradigme, qui avait présidé à la rédaction de la législation dans les années soixante, a donc encore toute sa place en 2012. La biodiversité peut donc être valablement sacrifiée sur l’autel de la productivité.
Cela fait 50 ans que cela dure et le fait que ce raisonnement nous ait déjà amenés a perdre plus de 75% de la biodiversité agricole européenne n’y change donc rien. (V. les estimations de la FAO)
Si la Cour mentionne les dérogations supposément introduites par la Directive 2009/145 pour les “variétés de conservation”, son analyse s’arrête à la lecture des grands titres. Comment les juges n’ont-ils pas voulu voir que les conditions d’inscription des variétés de conservation, dans la réalité, étaient restées pratiquement identiques à celles du catalogue officiel normal 1? Le critère d’homogénéité, par exemple, particulièrement problématique pour les variétés anciennes, ne connaît aucune modération.
La Cour n’a-t-elle pas lu les témoignages de nos collègues européens, déjà confrontés à des inscriptions impossibles de leurs semences sur cette liste ?
Cette directive est un véritable leurre, que Kokopelli et tant d’autres organisations européennes ont déjà dénoncé, et ne vise pas à permettre la commercialisation des variétés anciennes ni même à conserver la biodiversité semencière.
De plus, cette biodiversité, qui a nourri les populations européennes pendant les siècles passés, est l’objet de la plus grande suspicion. La Cour va ainsi jusqu’a écrire, par deux fois, que la législation permet d’éviter “la mise en terre de semences potentiellement nuisibles” !
Cette remarque est totalement erronée puisque, comme l’avait justement relevé l’Avocat Général, l’inscription au Catalogue ne vise pas à protéger les consommateurs contre un quelconque risque sanitaire ou environnemental, auquel la législation ne fait même pas référence !
Cette remarque, surtout, est choquante, quand on pense que les semences du Catalogue, enrobées des pesticides Cruiser, Gaucho et autres Régent, ou accompagnées de leur kit de chimie mortelle, empoisonnent la biosphère et les populations depuis plus de cinquante ans !
Le lobby semencier (European Seed Association), qui a pris le soin, pendant le cours de la procédure, de faire connaitre à la Cour son désaccord avec l’avis de l’Avocat Général, se réjouit, dans tous les cas, de cette totale convergence de vues avec la Cour. (V. son communiqué et sa lettre adressée à la Cour.)
Nos adversaires directs dans cette procédure, c’est-à-dire la société Graines Baumaux, mais aussi la République Française, le Royaume d’Espagne, la Commission Européenne et le Conseil de l’UE, doivent également s’en frotter les mains.
Avec cette décision, les masques tombent : la Cour de l’Union Européenne est, elle aussi, au service de l’agriculture chimique mortifère et de son idéologie corruptrice.
Et Kokopelli, au contraire de tout ce qui a pu se lire ces derniers mois, n’a aucun intérêt convergent avec Monsanto et autres semenciers-chimistes. Ces craintes exprimées par certains n’étaient qu’élucubrations fantaisistes, voire malveillantes, à l’égard de l’association.
Mais tout cela se comprend par l’examen du contexte dans lequel prend place cette décision : en Europe, une réforme générale de la législation sur le commerce des semences est en cours. La procédure est placée sous le haut parrainage de l’industrie semencière. Les associations de sauvegarde de la biodiversité, petits producteurs, paysans et jardiniers passionnés, qui, à travers toute l’Europe, conservent clandestinement plus de variétés oubliées que tout ce que le catalogue des variétés appropriées n’en pourra jamais contenir, n’ont pas été invitées à la table des négociations…
Verra-t-on, dans ce cadre, le législateur européen redéfinir ses priorités ? Les semenciers veilleront à ce que cela ne soit pas le cas.
La France, dans ce cadre, joue un rôle particulier. Le Ministère de l’Agriculture a dépêché l’une des collaboratrices du GNIS 2, Mme Isabelle Clément-Nissou, auprès de la Commission Européenne (DG SANCO), afin de rédiger le projet de loi ! Mais les conflits d’intérêt, inadmissibles, ne semblent choquer personne au niveau des institutions européennes…
Ainsi, l’étau se resserre et les perspectives pour la biodiversité n’ont jamais été aussi sombres.
Et l’Association Kokopelli, qui depuis 20 ans veille avec passion à la préservation du patrimoine semencier européen, bien commun de tous, sans la moindre subvention publique, pourrait donc bien disparaître demain, car son activité, qui gêne l’une de nos sociétés commerciales les mieux installées, ne présente pas d’intérêt pour une “productivité agricole accrue”. Cette décision nous sidère, autant qu’elle nous indigne.
Plus que jamais, Kokopelli a besoin du soutien moral de la population. Car il n’est pas admissible que les variétés anciennes, héritage de nos grands-parents, soient interdites de cité !
Nous en appelons également à notre gouvernement. La gauche, sous les précédents gouvernements de droite, nous a dit pouvoir compter sur son soutien à de nombreuses reprises. Il est temps maintenant qu’elle transforme ses promesses en actes (en commençant par retirer son mandat à Mme CLEMENT-NISSOU) !
Kokopelli, le 13 juillet 2012.
1 La directive 2009/145 prévoit que les critères de distinction et de stabilité sont laissés à la discrétion des Etats membres et que, par contre, «pour l’évaluation de l’homogénéité, la directive 2003/91/CE s’applique» : art. 4 §2
2 Le GNIS représente les semenciers professionnels en France et dit officiellement «défendre les intérêts de la filière semence» – V. son site Internet
Ce que nous voulons, sur le plan législatif et réglementaire :
Le Catalogue officiel actuel est le pré-carré exclusif des variétés protégées par des droits de propriété intellectuelle, hybride F1 non reproductibles. Qu’il le reste.
Nous voulons que les semences anciennes et nouvelles appartenant au domaine public et librement reproductibles sortent du champ d’application de la législation sur le commerce des semences.
Il n’existe pas de catalogue officiel obligatoire pour les clous et les boulons. Il n’y a pas de raison de soumettre les semences à une procédure préalable de mise sur le marché, comme les pesticides ou les médicaments, pour les cataloguer dans un registre.
Des objectifs de qualité et de loyauté dans les échanges commerciaux peuvent être aisément atteints par un règlement de base fixant des critères minimums en termes de qualité sanitaire, faculté germinative, pureté variétale et pureté spécifique.
Que demande la société Graines Baumaux ?
Notre adversaire devant la Cour d’Appel de Nancy demande la condamnation de Kokopelli à lui payer 100.000 €uros de dommages-intérêts, ainsi que la cessation de toutes les activités de l’association. Pour information, au 30 juin 2011 la société Baumaux avait un chiffre d’affaire annuel de 14 millions d’€uros et un résultat net de 2 millions d’€uros.
“Sans préciser bien sûr quelle forme prendra ce vigoureux conflit.”
Promenade automnale d’un jour avec moult déclarations fracassantes puis serrage de pognes aux ministres sur le perron de Matignon avec sourires satisfaits du Chéréque et Parisot les Thénardier du “dialogue social”.
Au fait on vote quand pour changer les choses ? Je déconne…
Qu’Aulnay allait fermer, tout le monde le savait depuis 1 an, malgré les dénégations des dirigeants de Peugeot : tout le monde ou presque a fait l’autruche. Bonjour l’éthique des responsables politiques !
Au-delà de ce “séisme” annoncé, dramatique pour des milliers de personnes, cette fermeture, tout comme le dépôt de bilan de Doux, et comme d’autres à venir, pose me semble-t-il des questions incontournables :
- peut-on éternellement continuer à produire ?
- à produire quoi ? comment ? où ?
- à produire pour qui ?
Ce système est au bout de sa logique. Quels hommes politiques sont prêts à regarder les choses sous cet angle, avec tous les séismes que cela engendrera inévitablement ? Ou bien allons-nous continuer encore à foncer dans le mur sans freiner ni même klaxonner ?
On attend l’avis des experts de tous poils avec grande impatience.
PS : cela fait 19 ans aujourd’hui que le vieux Léo a lâché la rampe et abandonné ce monde absurde. Il me manque, le poète chanteur…
@Nadine Bompart :
Pourquoi tu ne mets pas plutôt le lien? Ce serait plus correct vis à vis de Kokopelli, que ça ferait connaître. Et ça nous laisserait la liberté d’approfondir, si nous sommes intéressés, ou de ne pas cliquer, si nous sommes déjà informés. Je défendrais bien aussi le droit de ne pas être intéressés (chacun son rythme et ses choix) mais je sens que ça va te contrarier.
Salut à tous, un clin d’oeil frais du portager wuwei,
Ce matin, j’ai voté…
Après ce vote historique, j’ai du sortir mon couteau de la poche afin d’éviter en ce 14 machin de sectionner quelques têtes.
Quelques vieux réflexes ataviques reviennent à la vitesse grand V.
Est-ce notre oeil reptilien?
- Dis papa, il est encore loin l’ailleurs et l’autrement ( “Réponse fastoche, mais encore faut-il se débarrasser des vieux carcans mentaux poussiéreux.” )?
- Tais-toi, et vote.
A ça ira!
Bon aux prochaines urnes les gars!
Pour nous permettre de continuer à acheter inutile ou nuisible malgré la baisse globale de nos revenus, ils avaient pourtant prévu un truc infaillible, la mise en gage de nos maisons pour ceux qui en ont une et pour les autres l’endettement à l’infini, suffit de prendre de nouveaux crédits pour rembourser les anciens.
De méchantes fées ont cassé ce bel espoir en faisant craquer la bulle trop tôt, avant que tout le monde s’y soit embarqué. Ça continue (voir les étudiants canadiens qui n’aiment pas l’idée de s’endetter pour simplement pouvoir étudier), mais ya plein de frottements un peu partout. Pas grave: de simples frottements, ça chauffe un peu, mais la machine continue vaille que vaille à avancer.
Vers quoi?
le truc, c’est que dans cette course en avant, ils sacrifient plus que le présent, ils sacrifient l’avenir. Une masse informe de rancœurs s’installe, un dégoût, puis une haine de nos politique s’enracine profondément dans de plus en plus de coeur.
La conviction qu’on ne peut pas déléguer à d’autre notre avenir va devenir une idée de plus en plus pensée et véhiculée. Après ce gouvernement de peigne-culs il n’y aura pas de retour en arrière possible.
Je rigole encore en voyant tous ces “pragmatiques” qui nous bassinaient avec leur autisme “tout sauf sarko” : ils ont choisi la merde qu’ils bouffent aujourd’hui, je vais pas les plaindre et je vais pas me battre pour eux : ils ont eu ce qu’ils ont voulu : qu’ils se démerdent.
Un autre exemple du futur proche qui se construit de manière souterraine…
http://www.flixxy.com/volkswagen-le…
Vive la décroissance, vives les riches et tous pourris! Le yéti est comme le radis, vert dessus et blanc en dessous entrecoupé d’un peu de rose social-démocrate. . Entre son analyse à deux balles et celle du Medef, il n’y a pas un fil à couper le beurre. Vomir sur les syndicats et vomir sur les salariés et feindre de croire qu’il y aurait un trop plein de bonheur dans ce pays, Il oublie les 10% de chômeurs, les millions de salariés précaires. .. et tout le reste.
Les salariés, du moins ceux qui restent irons au travail à vélo ou à cheval. C’est comme cela qu’on donne du crédit à l’extrême droite. Nous sommes quelques -uns, contrairement à ce que le yéti pense, à ne pas nous être réveillé seulement d’hier. Si le yéti dispose encore droits et de prestations sociales, il le doit à celles et ceux sur qui il vomit aujourd’hui.
@rodydecoue :
D’habitude je les vire, les commentaires concons de ce genre, monsieur Rodydecoue. Parce que sur mon blog, j’accueille les gens aimables. Pas ceux qui, n’ayant strictement rien à démontrer, procèdent par insinuations lourdingues (« c’est comme cela qu’on donne du crédit à l’extrême droite ») et formules à deux balles (« le yéti est comme le radis »).
Le tien, de commentaire, je le laisse pour le fun, mais après, terminé. Ok, c’est à toi que je dois mes prestations sociales. Ok, tu ne t’es « pas seulement réveillé hier ». Mais si tu veux parler des conquêtes syndicales, c’est plutôt raté. On a vu comment les syndicats (dont j’ai été membre actif plus de trente ans) ont triomphalement sauvé notre régime de retraites. Allez, ciao, bon vent.
Ce texte fait écho avec celui de PMO :
Remettre en cause le système productiviste que défendent ouvriers, syndicats et partis (de gauche…) politique fait mauvais genre.
@rodydecoue : mon pauvre rodydecoue tu comprends rien à rien - si du dis de telles conneries c ’ est que tu dois découvrir ce blog aujourd’ hui - il s ’ agit pas de casser du syndicat , juste voir que les pourris d ’ en haut sont vraiment trrrrrrrrrrrrèès forts et qu ’ il faut arrêter de se faire enculer gratis - allé , te bile pas , on y arrivera !
@cultive ton jardin : Ben non, mais c’est juste qu’il n’y a pas de lien pour l’instant, juste un mail aux membres de l’assoc’.
Et puis, si tu veux pas lire, tu peux sauter le mail, c’est pas si difficile….
Je l’ai mis parce que je croyais que ça intéresserait les gens d’ici, parce que ça participe de la main-mise de la finance sur le vivant, ce qui est quand même “le” pompon de l’ultra-libéralisme!!!!!
Bon, ben, c’est raté apparemment… La politique politicienne semble bien plus intéressante…
N’empêche, et sans “être contrariée” le moins du monde, ça m’étonne, vu ton pseudo, que tu ne sois pas intéressée…..
@ mondeindien
Si les pauvres savaient… si les pauvres pouvaient… en attendant, pour les autres, ça va. Merci pour eux! Un ami (capitaliste intelligent, ça existe et très sympathique au demeurant) s’interroge doctement de savoir quelle sera sa troisième voiture, une Aston Martin DBS ou une Bentley Continental GT ? Grave question s’il en est…
Lui-même se demande encore, tout en prenant la mesure de l’absurdité de cette situation économico-sociale, non pas que faire ?… (la question que devraient se poser les pauvres), mais pour quoi faire ?… Pourquoi encore plus de çi, de ça ?… en attendant, pour oublier ces questions métaphysiques, il a pris quelques jours de congés bien mérités (il est rentier… véridique)
Ainsi va la vie, jusque à la catastrophe finale, qui adviendra, mais les premiers à en payer le prix seront toujours les mêmes… Suivez mon regard…
le systême a réussi ce tour de force c’est de greffer dans la tête des prolos des goûts de bourgeois
Le “séisme” PSA ne fait que prouver ce que nous devrions savoir depuis que la mécanisation a remplacé l’homme dans les tâches pénibles et/ou répétitives : le plein-emploi ne peut pas exister.
Et ce n’est pas une calamité, c’est un progrès.
Il faut seulement faire en sorte que ce progrès ne se retourne pas contre nous qui sommes obligés d’avoir un emploi pour avoir des revenus.
Solutions ?
D’abord, partage des emplois (en diminuant drastiquement la durée du temps de travail) et partage des richesses via la mise en place du revenu d’existence (ou de vie, ou de base, qu’importe son nom, c’est le principe qui compte : tu es en vie, tu as droit d’avoir accès à tout ce qui est vital pour continuer à vivre et, comme même ce qui est vital est payant, on te donne l’argent nédessaire pour l’acheter).
Au lieu de ça, l’oligarchie fait tout pour que nous retournions au 18ème siècle (précarité, pas de droits du travail, services publics inexistants, droits de l’Homme ignorés, …) Et ils osent appeler ça le progrès !!!
Voir :
http://revenudebase.info/category/n…
et plus particulièrement ça :
http://revenudebase.info/initiative…
Ah ! Et ça, au fait :
http://www.avaaz.org/fr/la_fin_de_l…
vous l’avez signé ?
@tristépoque : Qu ’ est-ce que les pauvres/nous , ne savons pas ? pourquoi les riches font tout çà ? pas sûr ! En tous cas les riches ne savent pas et ne sauront jamais pourquoi nous ne faisons PAS tout çA -
Nous ne sommes pas du même monde et ne le serons jamais - JJ Rousseau s ’ est définitivement trompé : l ’ homme ne naît pas ” bon par nature ” ( une des bases de l ’ erreur fondamentale et sous-entendue de la déclaration universelle des droits de l ’ homme - )
Alors nous-m^mes apprendrons que si nous ne faisons pas cette horreur gerbante , c ’ est que nous voulons le partage d ’ exister , celui de l ’ amour , du désir , du respect , et de la liberté qui sont pour nous gratuits par essence -
Nous apprendrons que leur soif morbide de possession matérielle est un délire sexuel / je dis bien , délire / je dis bien sexuel / et qui nécessite la domination d ’ autres humains et leur écrasement - No coment !!! -
Yen a que ça fait bander !!!!
Voilà Miha, c’est fait!
Tu sais, monde indien, je suis persuadée que le désir/délire sexuel est à la base de tout. Aurions-nous autant de guerres, d’assassinats, de “chacun pour soi et moi d’abord” sans la testostérone Grave question… Car tout ceci ne fait que répondre au besoin impérieux de défense et d’agrandissement du territoire de chasse de l’animal qui est en nous! Bref, l’humain n’est pas assez humain mais encore par trop bestial….
C’est sûr que Rousseau et son “bon sauvage” s’est planté!!!! Cros-Magnon passait son temps à se fritter avec ses (rares) voisins!!! Nous n’avons guère changé…..
@Nadine Bompart : pas qu ’ une question de testostérone - de comportement différent - Certains et certaines ont besoin de se sentir mâles femelles dominant/e/s -qui ne dominent d ’ ailleurs pas grand chose- pour bander ou mouiller - Alors , pour s ’ exciter encore plus ils leur faut non seulement dominer , mais ” tout ” dominer - tout posséder - la terre entière s ’ il le faut - et comme c ’ est toujours pas suffisant il leur faut écraser , humilier - comme le font nombre de mammifères - mais tous les mammifères , ni tous les humain/e/s ne fonctionnent pas comme ça - ça dépend des espèces , ça dépend des humains - moi je fonctionne pas du tout comme çà - je connais des hommes et des femmes qui ne fonctionnent pas du tout comme ça aussi - et de fait les gros cons/connes ne nous dominent pas du tout - Je suis libre , fier , heureux et amoureux , et jamais ils ne nous auront - L ’ emmerdant c ’ est qu ’ ils occupent le terrain , et sacrément - pour un peu ils feront exploser la planète ! - Bon , ne soyons pas désespérés - on trouvera bien le moyen de mettre le bon grain de sable dans les rouages du robot - patience - - - ( tu habites dans le coin d ’ Alès ? ) - Peace Love Freedom and fighting ! -
Faut être naïf pour croire que PSA licencie car il y a trop de voitures et qu’il y en aura moins ! La production mondiale augmente toujours, peut être pas de façon linéaire avec la crise, mais c’est juste que c’est plus trop PSA qui fabriquera…la seule chose à remarquer donc c’est que le chômage et la misère vont augmenter en France (et bientôt Tata exportera ses voitures ici pour la France devenue pauvre!)
Voilà un point de vue bien urbain.
Si je ne peux que souhaiter la disparition de “la voiture” sous sa forme actuelle, reste que pour me mener d’un point A à un point B rapidement et en relative indépendance des intempéries, la bagnole (le truc à 4 roues, un toit et un coffre) ça reste plus intéressant que le vélo (oui oui c’est bon pour la santé, faites en si ça vous chante, moi la santé ça va, mais les côtes de mon patelin sous la flotte, non merci), le cheval ou la trotinette.
Les bus? Les trains? toujours pas de ligne “chez moi-chez le boulanger” ni “chez moi-chez mamie”, on en reparlera donc quand j’habiterai chez le boulanger avec mamie (ou vice versa)
Quant au covoiturage, vous faites ben d’en parler, ça montre que la voiture reste un moyen de transport des plus efficace et souple. Mais comme vous le remarquez, il s’adresse plus particulièrement à ceux qui voyagent seuls, sans trop de bagages et sans trop de contrainte horaire ou encore pour les salariés d’une même entreprise. Dans le fond, le covoiturage c’est du stop standardisé en produit de consommation pour une société de petits bourgeois (mes respects à vos mioches^^).
@monde indien : Non, à Tarnac-la-terroriste sur le plateau de Millevaches.lol.
N’empêche, il faudra bien trouver un moyen de les empêcher de nuire, à ces sur-burnés!!! Car comment les obliger à avoir un “comportement différent” ?
Eh ben Yéti, c’est les vacances ou quoi ??
“Qui peut croire que nous allons encore pouvoir continuer longtemps à ce rythme ?”
Les capitalistes bien entendu et les politiques qui ne sont que leurs suppôts.
Il me semble évident qu’à long terme la seule solution sera de cesser de surproduire pour enrichir des actionnaires qui se moquent éperdument des conséquences sociales ou écologiques d’une politique économique rétrograde fondée sur l’accumulation et le profit maximum. Pour autant les choses ne sont pas prêtes de changer. L’individualisme reste la règle et l’idéologie capitaliste prédomine. Elle contrôle toujours le monde malgré les multiples preuves de son échec et quelle qu’en soient les conséquences. Je n’ai pas encore entendu de la part de nos dirigeants politiques de propositions nouvelles visant au réel changement.
Aucun, même parmi les écologistes ne porte les idées de la décroissance qui constituera à l’avenir le réel progrès et qui devrait s’imposer comme l’une des réponses aux défis que nous devrons prochainement relever.
Malgré tout le seul modèle reste celui du capitalisme débridée et de la surconsommation encouragée par des gains de productivité qui augmentent toujours plus sur le modèle d’un cercle vicieux. Or la nouvelle crise à laquelle nous sommes confrontés devraient être l’occasion d’une prise de conscience mais il n’en est rien. Si les consommateurs français ne peuvent plus se procurer les marchandises que produit PSA, il suffira à cette société de délocaliser la production en Chine pour produire des automobiles moins couteuses.
“Place au retour du collectif, contraint et forcé. Et à l’entraide. “
Vous rêvez. Vous êtes même dans l’Utopie. La règle demeure l’individualisme. Chacun pour soi et débrouillez-vous si vous le pouvez.
Il faudra probablement plusieurs générations ou éventuellement un conflit armé pour changer les attitudes.
@Anna :
Les capitalistes bien entendu et les politiques qui ne sont que leurs suppôts.
Pas que ! Pas qu’eux ! Si beaucoup de nos concitoyens aveuglés et apeurés par des décennies de propagande n’adhéraient pas à leur doxa que pourraient quelques milliers d’illusionnistes ?
Les pratiques du capitalisme actuel :
1) Des transferts massifs d’allocations budgétaires vers les paiements aux banques et aux détenteurs d’obligations aux dépens des programmes sociaux.
2) Des changements de grande envergure dans les politiques de revenus, favorisant les bénéfices, les paiements d’intérêts et les rentes aux dépens des salaires.
3) Des politiques fiscales très régressives, qui augmentent les taxes (TVA) et impôts (revenu) sur les consommateurs et baissent les impôts touchant les détenteurs des obligations et les investisseurs.
4) La suppression de la sécurité d’emploi (« assouplissement du marché du travail »), l’augmentation de « l’armée de réserve » des chômeurs pour baisser les salaires, l’intensification de l’exploitation des non-chômeurs (« accroissement de la productivité).
5) La réécriture des codes du travail, sapant l’équilibre entre syndicats et capital. Les organisations syndicales sont dessaisies des questions de salaires, de conditions de travail et de santé au profit de « commissions d’entreprises » technocrates.
6) Le démantèlement d’un demi-siècle d’entreprises et d’institutions publiques et la privatisation des télécommunications, de l’énergie, de la santé, de l’éducation et des retraites. Les privatisations se chiffrent dans les trillions et constituent des pactoles inégalées dans l’histoire du monde. Les monopoles privés remplacent les monopoles publics et offrent moins d’emplois et de services sans augmenter la capacité productive.
7) L’axe économique se déplace des produits et services destinés à la consommation sur le marché domestique vers les exportations de biens et de services spécialisés vers les marchés étrangers. Cette nouvelle dynamique nécessite des baisses de salaires afin d’être « compétitif » à l’international mais rétrécit le marché domestique. Cette nouvelle stratégie se traduit par l’augmentation des revenus en devises dérivés de l’exportation destinés à rembourser la dette envers les détenteurs d’obligations, mais il en résulte une augmentation de la misère et du chômage pour les populations nationales. Sous le modèle technocrate, la prospérité se concentre vers les investisseurs « charognards » qui achètent à bas prix des productions et des biens immobiliers lucratifs mais en mal de finances.
8) La dictature technocrate, dans sa conception même et dans ses politiques, vise à une « structure bipolaire des classes » au sein de laquelle la masse des travailleurs qualifiés et la classe moyenne s’appauvrissent et se trouvent piégés par une mobilité sociale descendante tout en enrichissant une strate d’investisseurs et d’entrepreneurs locaux qui profitent des paiements d’intérêts et de la diminution du coût de la main-d’œuvre.
9) La dérégulation du capital, la privatisation et la centralité du capital financier conduisent à un accroissement du propriétariat colonial (étranger) de la terre, des banques, des secteurs économiques stratégiques et des services « sociaux ». La souveraineté nationale est remplacée par une souveraineté impériale sur le plan économique aussi bien que politique.
10) Le pouvoir unifié des technocrates coloniaux et des détenteurs d’obligations impériaux qui imposent leur politique concentre le pouvoir vers une élite non élue. Celle-ci règne à partir d’une base sociale étroite et sans légitimité populaire. Elle est politiquement vulnérable et par conséquent doit avoir sans cesse recours aux menaces économiques ou à la force physique.
[http://globalpresse.wordpress.com/2012/07/17/le-nouvel-autoritarisme/]
Votre opposition à l’individualisme et votre préoccupation pour l’environnement sont honorables et je les partage. Néanmoins, il ne faudrait pas qu’ils nous aveuglent.
Comme le fait remarquer un contributeur plus haut, la production automobile mondiale ne baisse pas : elle est juste déportée vers des pays aux normes sociales et environnementales moins contraignantes.
En fait, l’axe de votre article vient au secours de l’argumentation de la direction de PSA : « si nous devons – les larmes aux yeux, bien sûr – licencier, c’est parce que les ventes chutent ». Ben voyons !
Les syndicats (pour lesquels vous nourrissez une légitime défiance) ont pourtant montré, en démasquant ce plan de licenciements il y a un an, ce plan dont l’élaboration remonte à l’avant-crise, que ces licenciements n’ont rien à voir avec les ventes de PSA : il s’agit juste de produire toujours autant avec moins d’ouvriers.
Alors, dans quel camp êtes-vous ?
@tif :
“la production automobile mondiale ne baisse pas”
La production, je ne sais pas. Mais les ventes, elles, oui (-6,8% dans l’UE depuis le début 2012).
Je ne suis d’aucun camp. En tout cas pas de ceux qui essaient de s’abuser — ou d’abuser les autres — sur une situation.
@Le Yéti : une petite baisse sur 6 mois ne veut rien dire, et de plus il s’agit là de ventes UE et justement on sait que l’UE est mal, voire même foutue (à suivre) et non pas au profit d’un autre système plus social et écolo (ne rêvez pas, doux naïfs!) mais au profit des émergents (les ventes de voitures explosent en Chine). De surcroît le nombre de voitures vendues en France reste plusieurs millions, et ça n’est pas près de changerBref rien de bon à tirer de ce qui se passe chez PSA, et rien de bien non plus pour le social au contraire : d’ailleurs les syndicats et les salariés devraient déjà être dans la rue, mais non ils vont “négocier” (leur défaite) et dormir derrière la TV (en rêvant au fil des pubs à leur prochaine bagnole, à crédit, bientôt sur 10 ans)
La “Grande perdition” est clairement pour les citoyens, et pas pour les multinationales, et n’est pas du tout “en train de remettre de l’ordre dans nos folies”, le covoiturage etc même s’il se développe (et tant mieux) ne connaîtra qu’une petite existence marginale, alors que le nombre de bagnoles au m2 continuera de grimper fortement (des millions vendues par an, contre quelques milliers à la casse, le calcul est vite fait)
A part ça tout va très bien pour EUX merci :
http://www.challenges.fr/classement…
« et ça n’est pas près de changer… La “Grande perdition” est clairement pour les citoyens, et pas pour les multinationales… le nombre de bagnoles au m2 continuera de grimper fortement… A part ça tout va très bien pour EUX merci. »
Si tu as raison, Roger — je pense, moi, au contraire que les riches ont beaucoup plus à perdre que les pauvres dans cette crise (mais ça n’engage que moi) — si tu as raison, je te conseille d’abandonner tout de suite toute lutte politique ou syndicale. C’est du temps et de l’énergie perdus (puisque, tu le dis toi-même, ILS vont gagner).
@Le Yéti : j’ai abandonné depuis 2009 quand les syndicats ont lâché après des manifs à répétition qui avaient rassemblé pas mal de nouveaux vite lassés ensuite par le manque de perspective. Mais les syndicats ne sont pas seuls responsables ils ne sont que les représentants c’est toute la société qui l’est responsable et force est de constater qu’en 2009 on pouvait encore bouger car on ne parlait pas des dettes d’Etat mais désormais c’est trop tard les citoyens déjà assez endormis ont également peur qu’on finisse comme la Grèce (ce qui est peu probable vu le taux d’épargne qu’on a)
Les riches ont peut être pour certains à perdre mais ça sera surtout au profit d’autres riches et pour certains perdre des millions ou des milliards ne les gêne pas beaucoup par contre quand les gros maigrissent les maigres meurent, et on le sait le danger pour les années à venir ce sont les classes moyennes…enfin il me semble ! Quand tu regardes en plus Bernard Arnault il perd 0.2 % de sa fortune en 1 an quand le CAC 40 a perdu 30 %…alors si le CAC 40 retourne vers son niveau de 2007 (certains spécialistes le prédisent, ceux là mêmes qui prédisaient la crise avant 2007) je ne te parle pas du niveau de sa fortune, il aura sans doute 50 ou 100 milliards. Par contre les citoyens ordinaires vont payer eux, puisqu’il n’est pas question que les riches payent pour la crise. L’augmentation de l’ISF pour 2011 est peanuts, et la taxe sur les transactions financières ne touchera pas la spéculation…
Alors effectivement c’est du temps perdu de se battre, il me semble, tant qu’on aura pas de médias forts avec nous, même si seuls les combats non menés sont perdus d’avance, depuis 30 ans (avec accélération avec la crise, un bel alibi) c’est bien la démocratie et les citoyens qui perdent. Mais on peut croire que ça va vite changer, et de toute façon il y aura toujours des petites choses à gagner, et des gens à aider autour de soi, ça c’est jouable, faut donc se concentrer sur ça car là c’est gagnable, bref le local ok, mais pour le global c’est cuit et même cramé
Un point de détail, certainement, mais :
vous le dites, la voiture n’est plus ce symbole largement partagé de la réussite sociale… la généralisation du covoiturage (qui n’est rien d’autre qu’une version régulée du «stop») ne semble pour autant pas être le signe de la «fin de l’individualisme» dont vous nous entretenez. J’attire vos attentions, justement, sur le site cité dans l’article : son fonctionnement a été récemment bouleversé. Non pas dans le sens d’une entraide «solidaire», mais plutôt vers une l’accentuation d’une conception du covoiturage comme prestation de service (je vous laisse consulter le site pour le détail).
Certes, l’individu et sa voiture ne sont plus deux entités mises en équivalence («ma voiture c’est moi») ; pour autant, désormais, le chauffeur-covoitureur est un petit entrepreneur au noir, dont une partie du salaire (versé par les passagers) est ponctionné par covoiturage.fr. Cynisme d’un «moi et ma caisse», où la dite caisse participe à m’auto-objectiver comme sujet économique…
@Thomas :
Le fait qu’un site (covoiturage.fr) se fasse rémunérer (10%, je crois) pour le service qu’il rend ne me paraît pas scandaleux.
Qualifier ceux qui proposent leur véhicule en covoiturage de “petits entrepreneurs au noir” me semble bien excessif. Je ne pense pas que tu aies beaucoup recours à ce moyen de transport, Thomas, pour proférer un tel jugement.
Ma fille pratique assez fréquemment le covoiturage. Elle paie à peu près 20% ce que ça lui aurait coûté en véhicule personnel ou en transport ferroviaire (quand d’aventure il existe une ligne SNCF sur les trajets qu’elle emprunte).
Quant à “l’entrepreneur au noir”, au vu des tarifs pratiqués, il se rembourse certes l’essence et les péages, mais certainement pas ses heures de conduite, ni l’usure de son véhicule, ni son assurance auto.
@le yeti en 34
Oui certes il ne paie pas sa voiture ni sa conduite, mais il doit de toute façon s’y rendre.
Putain on est dans un monde qui s’écroule avec des gens qui crèvent la dalle et y en a encore qui arrivent à prendre du fric à leurs coreligionnaires. 20% de ce qui ce lui aurait coûté ca veut dire 8 cts du Km. Le train c’est en gros 12cts et les lignes de cars bien moins cher.
Je comprends pas que tu cautionnes ce genre de comportement. Le prolétaire qui bouffe la laine sur le dos d’autres prolétaires. C’est comme les Kapos.
@herve_02 :
« Putain on est dans un monde qui s’écroule avec des gens qui crèvent la dalle… Je comprends pas que tu cautionnes ce genre de comportement. »
Personne ne “crève la dalle” dans ce pays, Hervé. Ni en Grèce, ni en Espagne, ni dans aucun de nos pays riches. Ce n’est pas vrai !
Qu’il y ait des souffrances infligées aux plus précaires, qu’il soit porté atteinte à leur dignité et à leurs droits, nul ne songe à le nier. Mais je voudrais bien que tu me dises où j’ai pu “cautionner” de telles pratiques.
Si tu veux parler du “comportement” du brave type qui propose sa voiture en covoiturage, là, permets-moi de te dire qu’en guise de « prolétaire qui bouffe la laine sur le dos d’autres prolétaires », tu sombres un brin dans la caricature.
Se rappeler qu’il y a quand même 1 mort par jour dans la rue (espérance de vie des SDF = 48 ans), c’est peut être pas beaucoup mais c’est trop, surtout quand on sait que les SDF sont des milliers et qu’ils n’ont pas une existence normale, et non voulue souvent. Hollande n’a pas dit dans ses “moi président” qu’il ferait “0 SDF dans 2 ans” donc là au moins c’est clair il faudra encore compter avec les associations, Coluche si tu nous entends toi qui avais prédit la victoire de la gauche en 2012 tu n’avais sans doute pas prévu que tes restaus remplaceraient hélas toujours le défaussement de l’Etat !
@yeti
Tu sais, on peut regarder la vie de 2 manières : en se comparant au toujours plus pauvre. La grèce c’est le paradis pour les somaliens et la somalie probablement un paradis pour ceux qui se font trucider chez eux.
et en restant plus pragmatique.
Les gens qui, en france, vivent avec 400 euros, ils crèvent la dalle, pas dans le sens mourir de faim, mais en ayant une vie pourrie de chez pourrie.
Alors effectivement pour certains retraités sans loyer c’est plus simple si on ajoute je suis à la campagne et je fais mon jardin, mes poules mes lapins, avec 400 euros par mois pour payer son électricité, son assurance habitation et son internet à 30 euros c’est large.
Mais certains sont en ville, doivent travailler, se déplacer (et parfois voiture), payer un loyer et là c’est pas du tout la même chose.
Ajoute un gamin et tu crèves la dalle. La dernière fois que je suis allé à Paris, j’ai VU des femmes avec des enfants installer un matelas de fortune dans une cabine téléphonique pour passer la nuit, ou un matelas sur une bouche de métro (pour la chaleur).
Alors non on ne meure pas de faim comme au soudan, mais cela n’arrivera jamais car à 50 mètres de la meuf et sa gamine qui squattent la cabine, il y a un commerçant qui vie bien grassement (je ne lui en veut pas) et à 500 mètres un cadre sup (pour lui ca va) et à moins de 5 km un politique PS qui vit sur le dos de cette pauvre nana. Et si ca commençait a mourir de faim, littéralement, dans ce monde d’opulence : le sang coulerait à flot dans les rigoles.
Mon père dit :”trop pour mourir et pas assez pour vivre”.
Alors le bobo-isant qui se fait du co-voiturage parce que c’est in, walou, inch alla qu’il paie sa part.
Mais laisse moi te dire que si le “nouveau monde” que tu envisages après la “grande perdition”, c’est un monde ou tu fais payer le mec que tu prends dans ta voiture parce qu’il va au même endroit que toi, je n’en veux pas de ce monde et je te le laisse avec grand plaisir.
@herve_02 : faut arrêter avec la stigmatisation des retraités qui seraient privilégiés parce qu’ils sont propriétaires ! S’ils ont acheté c’est souvent parce qu’ils ont bossé dur et se sont battus, y compris dans la rue, quand la majorité des salariés “jeunes” gémissent mais n’agissent pas, alors ils ont un peu ce qu’ils méritent désolé !!
@roger
Ai-je stigmatiser qui que ce soit ?
J’explique au yéti qu’il est plus facile de vivre avec 400 euros, lorsqu’on n’a pas d’obligation professionnelle, pas de loyer et pas besoin de voiture. Si vous le prenez mal, ben faut juste apprendre à lire.
Ce qui m’interroge dans votre réponse c’est que ce qui vous fait bondir c’est lorsque je dis qu’il est plus facile pour un retraité de vivre avec 400 euros mais pas que des femmes avec enfants dorment dans la rue à Paris. Chacun ses centres d’intérêts.
Sinon j’adore le “alors ils ont un peu ce qu’ils méritent désolé !!”, parce que sans vouloir stigmatiser personne, les jeunes se retrouvent dans un monde qu’ils n’ont pas construit : ils arrivent dedans as-is comme on dit, tandis que la génération de leur parents et grands parents ont façonné le monde que ces jeunes subissent. Ok, ils ne sont pas forcément “responsable” car il y a d’autres forces mais s’il y a quelqu’un qui ne mérite vraiment pas ce qu’il subit c’est le jeune qui arrive dans le monde pourri mis en place par les retraités qui les traitent de fainéant.
@herve_02 : désolé mais le monde actuel n’a pas été mis en place par les retraités dont certains ont connu la guerre, période qui ne peut pas être pire (même pas pour ces pauvres jeunes que tu défends); l’époque actuelle a été mise en place essentiellement par des personnes qui ne sont pas encore à la retraite, c’est à dire les enfants nés au début des 30 glorieuses. Dans ces générations effectivement il y a eu plus de volonté de s’enrichir (le capitalisme triomphant) qu’autre chose, mais il y a quand même eu des luttes. Force est de constater que la lutte de la majorité des jeunes actuellement se situe plus dans la volonté d’avoir le dernier IPhone ou le super écran plat (et tout ça à crédit). Et ils arrivent dans un Monde où il y a confort et santé, ce qui n’était pas le cas pour les anciens! Alors pour ceux là oui je dis ils n’ont que la crise qu’ils méritent, car ils peuvent se bouger, s’indigner ou autre, et je te rappelle que pendant la 2ème guerre beaucoup de jeunes se sont trouvés eux aussi dans une situation compliquée et sont allés résister plutôt que se lamenter ou gémir. Mais heureusement il restera toujours une minorité de personnes qui se bougent, et parfois elle devient majorité, les moutons finissent par suivre : c’est ce qui s’est passé dans les années 40, alors laisse les retraités qui ont lutté tranquilles, et attaque toi si tu veux aux super riches, et à la mollesse des jeunes qui suivent comme des moutons et consomment auprès du système qui est leur bourreau - bien sûr je parle là de la majorité, car oui la majorité des jeunes n’est pas à plaindre et loin de là, même si le Monde n’est pas parfait, et on compte sur eux pour l’améliorer car il est vrai que depuis quelques années ça se détériore (mais encore une fois avec le concours de leur passivité)
Sur ce fin de la discussion pour moi, on ne pas polémiquer, et en plus le sujet à la base c’était la bagnole (celle que les jeunes ont de plus en plus tôt!)