J’explique : J’IRAI PAS VOTER POUR VOTRE HOLLANDE AU SECOND TOUR ! J’IRAI PAS ! C’est comme ça ! Épidermique. Et je vous fiche mon billet que je ne serai pas le seul à gauche. Quel que soit le cas de figure : Hollande/Sarkozy, Hollande/Le Pen…

Votre Hollande, c’est du fromage mou à la Papandréou. Il ne sera pas depuis six mois au pouvoir qu’il se couchera devant la troïka et leur promettra tout ce qu’elle exigera. Tiens, une baisse du Smic, par exemple. On parie ?

Ma décision est prise. Rien n’y changera. Même pas une éventuelle consigne de vote dudit Mélenchon pour le second tour. Même pas les cris d’orfraies et les leçons de morale suffoquées dont certains d’entre vous ne vont pas manquer d’inonder les commentaires à suivre.

Hollande en comptable avoué

Avec la crise de la “Grande perdition”, le véritable enjeu politique n’est pas de se débarrasser de telle ou telle figure régressive, Sarkozy ou même Le Pen, mais la lutte contre la mafia financière qui ronge le monde. Votre candidat “socialiste”, à peine masqué derrière son programme feuilles d’artichaut, en est un comptable avoué :

« La gauche a été au pouvoir pendant 15 ans pendant lesquels elle a libéralisé l’économie et ouvert les marchés à la finance et aux privatisations. Il n’y a absolument rien à craindre » (Hollande aux banquiers britanniques, cité par le Guardian, février 2012).

L’élection d’un comptable soumis à cette force malsaine, c’est vous, oui vous qui en porterez l’entière responsabilité, tout autant que le triomphe d’un Sarkozy ou d’une Le Pen. Par cette pusillanimité trouillarde qui vous pétrifie. Par ce vote par défaut auquel vous vous raccrochez comme des naufragés à un misérable bout de bois flotté.

L’élection à la présidentielle, ce n’est pas le choix piteux d’une figure emblématique “moins pire que l’autre”, mais d’un programme. Il y en a deux, très proches, qui incarnent aujourd’hui une certaine idée de rupture avec le lobby financier : celui du Front de Gauche et celui d’Eva Joly.

Eva Joly s’est hélas égarée en flasques dufloteries. Reste Mélenchon. Parce que votre Hollande, non, faut pas charrier, y a des limites. C’est comme ça. Pas la peine de pleurnicher.