23 décembre 2012
Cadeau de Noël : "Danzon n° 2", dirigé par Gustavo Dudamel
par Le Yéti - Les mots des autres

Regardez bien la vidéo qui va boucler ce court billet en guise de cadeau de Noël et d’étrennes réunis. C’est ma mioche de dix-huit berges qui vient de me faire découvrir ça. Regardez bien la jeunesse du chef d’orchestre, Gustavo Dudamel (né en 1981).
Regardez bien les musiciens de l’orchestre, l’âge des musiciens, la beauté du chef d’orchestre et des musiciens. Écoutez la fulgurante beauté de cette musique composée par un guère beaucoup plus vieux (enfin, de mon âge à moi), Arturo Marquez.
Le nom de l’orchestre ? Simon Bolivar des jeunes du Venezuela. Non, non, je ne vous parlerai pas de Chavez ici. Mais l’orchestre Simon Bolivar a, sinon une mission politique, du moins une mission sociale.
Troupes fringantes
Il s’inscrit dans le cadre de la « Fundación del Estado para el Sistema Nacional de las Orquestas Juveniles e Infantiles de Venezuela ». Le but d’el Sistema, insérer les mômes défavorisés dès l’âge de deux ans par la découverte et la pratique de la musique classique.
Son fondateur, José Antonio Abreu, chef d’orchestre… et économiste ! Vous avez bien lu : é-co-no-miste. Et pas seulement musicien et économiste, mais aussi homme politique puisqu’il fut ministre de la culture de son pays en 1988.
Oui, c’est ma gamine de dix-huit berges qui m’a fait découvrir ce joyau. Quel plaisir quand le cours des choses est inversé et que ce sont vos mômes qui vous font découvrir le monde. Quand je vous dis que c’est de ces troupes fringantes que viendra la lumière.
Allez, je vous laisse avec eux, avec leur musique. Chapeau bas, les mioches.


Commentaires
Eh bien, merci ! Quelle fougue ! L’âge moyen des musiciens n’est effectivement pas très élevé. Cela ne les empêche pas d’être de vrais pros.
Là-dessus je vais partir chez les enfants : les petites auront peut-être un petit frère quand j’arriverai. Chic !
Bonjour! Merci pour ce beau cadeau de Noel
Il y avait eu un reportage sur Arte je crois et cela fait chaud au coeur de voir la joie et la connivence de ces musiciens.C’est la je crois, la naissance de la société de demain Bien à vous Y
MERCI.
Dans un autre style au Paraguay.
Très sage cette version…
Allez donc voir celle-ci:
(Note du Yéti : sur la version de Clive, la Danzon n° 2 est à partir de la minute 6:45)
Merci Yéti, merci !
Merci Clive, aussi.
Grande belle joie. Jubilation.
Merci
Étienne.
PS : je note que je dirige de la même façon que ce jeune homme “Le sacre du printemps” à fond de ballon, tout seul dans mon auto, sur la route du boulot
Merci à toutes et tous pour cette amitié vers l ’ Amérique latine -
Nos sœurs et frères pour toujours !
Bonne année et bonne fête de l ’ hiver ( courage , l ’ été reviendra vite ! ) , alors cadeau aussi - Cuba :
http://www.deezer.com/fr/album/1382…
LovE
« je dirige de la même façon que ce jeune homme.. »
(@ Etienne - @ Yéti )
il peut être intéressant de se demander pourquoi ces gens choisissent d ‘ enseigner aux jeunes des favellas la musique classique – européenne ou sud-américaine ( Villa-Lobos , etc .. ) – plutôt que la Salsa , le Charango ou le Mambo …
Toutes des musiques populaires , mais qui ont des liens y-inhérents avec les problèmes graves du peuple : misère , drogue , sous-culture , sous-économie , etc …
Pourtant , toutes les musiques , cultures , populaires d ‘ Amérique du sud ne cèdent pas aux facilités d ‘ adhérer aux dérives « folles » des tentatives d ‘ identifications culturelles –
1000 et un(e)s artistes de Salsa , de Samba ( culture « minoritaire » , en Amérique du Sud , Brésil , de langue portugaise ) expriment leurs luttes dans leur art populaire –
Quant au travail du chef d ‘ orchestre :
mise à part la dimension bourgeoise de la musique classique ( qui était bel et bien la musique créée pour la bourgeoisie / euh , pour la « noblesse » ) –
mise à part , donc , cette dimension ,
je profite du commentaire de @Etienne pour expliquer le travail des chefs d ‘ orchestres :
le(la ?) chef d ‘ orchestre n ‘ est pas celui/celle qui agite une petite baguette de coudrier , de sourcier(ère) , devant des musiciens-exécutants ahuris – autant impuissants l ‘ un que les autres - - -
Le boulot de chef d ‘ orchestre est comme celui de metteur en scène , au cinéma - :
L ‘ essentiel de son boulot se situe en amont : au cours des répétitions il(elle) prend la responsabilité de l ‘ interprétation d ‘ une œuvre ( écrite) , de demander qu ‘ elle soit jouée de telle ou telle manière –
Après , suit sa présence sur scène , avec sa petite baguette misérable , juste pour rappeler ce qu ‘ il a mis sur pieds auparavant –
Bon –
( ceci ne diminuera mon amour pour l ‘ art populaire avant tout )
Que ceci ne t ‘ enlève pas Etienne , le plaisir de diriger l ‘ orchestre dans ta voiture : tu en as 100000000 fois le droit – et m^me + : c ‘ est là l ‘ essence m^me de notre culture : cet échange où chacun apporte de soi –
Merci aussi à Yéti pour ces belles vidéos-audios – et super bonne année à toutes et tous –
LovE -
Un grand merci Yeti à toi et à ta mioche !J’en ai pleuré de bonheur !
Monde Indien je suis allé sur Youtube et du coup j’ai trouvé cela qui prouve qu’ils sont tout aussi talentueux avec la musique populaire
@Boluti23 :
Carrément hallucinant ! Merci Boluti.
@Arsène :
Merci Arsène. Très touchant reportage.
@Clive :
Merci Clive. Sage, sage…
Ca fait un bien fou toute cette musique. Merci à ta “mioche” et merci à Boluti.
Quel énergie! Quel souffle! Quel éclat! Merci beaucoup Le Yéti et Clive pour ce moment époustouflant qui m’a emporté totalement. La musique sauvera peut-être le monde et l’humanité, car elle est le seul langage qui soit universel.
Le compositeur Arturo Marquez est mexicain. Le danzon n° 2 est considéré comme une sorte de second hymne national au Mexique…