Alerte météo : cyclone systémique sur l'Europe

Alerte rouge : l’Europe se trouve aujourd’hui dans l’œil du cyclone systémique. Pire, pas un cyclone qui ne fait que passer, mais un méchant tourbillon solidement installé bien peinard qui ravage tout ce qui l’entoure avec un air gourmand.

Celui-là, ce n’est pas les injonctions des officiers de quart hagards et quelques mesurettes prises dans l’urgence et la panique, fussent-elles des changements d’équipes de secours, qui vont tantôt le transformer en benoîte tempête tropicale.

Scènes de panique

Les dégâts s’avèrent déjà spectaculaires. Les premières victimes sont tirées des décombres.

  • Des gouvernements balayés par la tourmente : après ceux d’Irlande, et du Portugal, voici le tour de la Grèce et de l’Italie.

    À ceci près que dans ces deux derniers cas, les dernières vagues formes démocratiques sont allègrement piétinées, sinon ouvertement tenues à distance : plus de consultations par les urnes, mais des nominations technocratiques (dans la douleur) de gouvernements de “salut public” (pour quel “public” ?).

    Le choix des “sauveteurs” relève de la “Goldman Sachs connection” : un banquier (le Grec Papadémos, ex- vice président de la Banque centrale européenne et ex-conseiller de Goldman Sachs), un économiste (l’Italien Monti, ex-commissaire européen et ex-conseiller de Goldman Sachs, tout comme son compatriote Mario Draghi, actuel président de la BCE et ex-conseiller de…).

  • Des banques aux abois : malgré le curriculum vitae de leurs “sauveteurs”, celles-là ne se montrent guère rassurées. Crédit Agricole et BNP en tête bradent à la hâte leurs stocks de dettes souveraines pourries, grecques pour commencer, italiennes ensuite, et même sans doute d’autres dont elles ont le terrible secret. Moyennant quoi, bien loin d’éteindre l’incendie, elles le propagent.

« Nous sommes plutôt réalistes et nous nous préparons à des trimestres compliqués », confesse pudiquement Jean-Paul Chifflet, directeur général du Crédit Agricole.

Séquelles et autres foyers d’incendie

  • Des États étranglés :  ce sauve-qui-peut généralisé contribuent à déstabiliser les États, asphyxiés par la hausse vertigineuse des taux d’intérêts que leur consentent les marchés un brin “inquiets” eux aussi : plus de 7% en Italie, plus de 3% en France avec un différentiel grandissant par rapport à l’Allemagne.

    Fossés périlleux sachant que les taux de croissance permettant d’assurer le remboursement de toutes ces charges sont révisés en forte baisse, pour ne pas dire entrant en terrain négatif.

    Conséquences : États en mal de financement (car chez ces gens-là, monsieur, pour rembourser ses dettes, faut emprunter),  nouvelles amputations sociales à vif en vue, agences de notation en charognards aux aguets !

  • Le reste du monde balloté : ce cyclone systémique qui balaie la vieille Europe met déjà à nu de graves séquelles sur les autres continents, secoués eux aussi par quelques ouragans mauvais.

    Les banques américaines, en leur impérial territoire déjà ravagé par ses propres problèmes de sous, viennent de découvrir qu’elles étaient exposées “bien plus que prévu” à la dette européenne.

    Et la Chine, bien loin d’aider le moribond européen comme celui-ci l’implorait, est présentement malmenée par une crise immobilière sans précédent et une inflation galopante.

En résumé, tous aux abris, restez plutôt sous la couette à faire mumuse, ou chauds bouillants sur le parvis de la Défense, les jours qui viennent vont être sacrément décoiffants !