23 février 2012
Entre la démocratie et la Troïka, il faudra trancher
par Le Yéti - Le monde et nous

Les choses tournent vraiment vinaigre. L’Europe, cette Union démocratique censée rassembler les peuples du vieux continent, est en train de tomber en déliquescence sous les coups de boutoir de la “Grande perdition” et de son oiseau de mauvais augure : la Troïka. Certains commencent à sérieusement se rebiffer.
« Un complot international est en cours, visant à mener à terme la destruction de mon pays. Aujourd’hui ils essaient de nous exterminer physiquement par le chômage, la famine et la misère. Si le peuple grec ne se soulève pas pour les arrêter, le risque de disparition de la Grèce est bien réel. » (Mikis Theodorakis, 12 février 2012).
Le pré carré d’un petit cercle rassis
D’autres vieilles nations vacillent ou tombent, les unes après les autres, le Portugal, l’Espagne, l’Italie… Aux mains de dirigeants fantoches, comparses ou même issus de ce milieu bancaire interlope.
Soutenu par un grand patronat aux pratiques obscènes, relayé par les élites confites de la cour médiatique, culturelle, intellectuelle, le petit cercle rassis s’accroche à son pré carré, défend mordicus ses privilèges sans souci de spolier les populations de ce qui était leur bien le plus cher, la démocratie et sa laïque trinité : liberté, égalité, fraternité.
Les élections ne sont plus que faux semblants mis en coupe réglée par les instituts de sondage et les milieux d’argent pour maintenir une illusion enfuie. Ne sont en réalité tolérés que les prétendants ayant prêté allégeance, les autres étant impitoyablement refoulés à la marge.
Faut-il rappeler le sort qui fut fait aux résultats des référendums français et irlandais sur le projet de constitution européenne ? Faut-il rappeler qui approuva ou s’abstint, avec des airs en biais, sur le traité de Lisbonne à Versailles en février 2008 ?
Ou encore, hier encore, sur ce Pacte de stabilité européen (MES), véritable acte de capitulation face aux diktats des financiers et de la Troïka (BCE, Commission européenne, FMI).
Le concept d’eurofascisme
Regardez encore comment “ils” exécutèrent la promesse de référendum d’un Papandréou à la dérive. Suivez, oui, suivez bien comment ils se comporteront face aux prochaines législatives d’avril 2012 en Grèce (si elles ont lieu).
Ce qui était hier menaces et déplorables coups fourrés est aujourd’hui une bien sombre réalité : la démocratie est moribonde en Europe. Et le fait que la situation soit pire de l’autre côté de l’Atlantique n’est ni rassurant, ni une circonstance atténuante.
Aujourd’hui, un projet politique de rupture avec le totalitarisme financier n’a aucune chance de s’imposer, encore moins de se réaliser, par la seule volonté des urnes. “Ils” ne le permettraient pas et ne laisseraient pas menacer leur château. L’exemple grec ne suffit-il pas à s’en persuader ?
L’Europe — mais pas qu’elle — se dirige désormais tout droit vers une situation historique explosive, dramatique, où rien ne se résoudra sans l’intermédiaire, à un moment ou à un autre, de la rue. Entre la Troïka et la démocratie, il faudra alors choisir. Et trancher à vif.
« Ce qui se passe actuellement en Grèce, c’est la destruction de la démocratie par l’Europe. Et comme le processus de destruction se fait par le haut, par un complot des élites, je pense qu’on peut commencer à spéculer sur le concept d’eurofascisme » (Emmanuel Todd, 14 février 2012).


Commentaires
Aujourd’hui, un projet politique de rupture avec le totalitarisme financier n’a aucune chance de s’imposer, encore moins de se réaliser, par la seule volonté des urnes. “Ils” ne le permettraient pas et ne laisseraient pas menacer leur château. L’exemple grec ne suffit-il pas à s’en persuader ?
Comme je l’ai écrit dans un billet précédent le capitalisme s’est très bien accommodé des élections, comme de toute expressions populaires encadrées, tels les grèves et les défilés planifiés. Par contre il a horreur de l’imprévisible, de l’anarchie dans son sens de “sans chef” puisqu’il se retrouve sans interlocuteur officiel donc sans possibilité de le “retourner” comme il sait si bien le faire avec les politiques et les leaders syndicaux. Ainsi voici ce qui s’est passé en 1995 lors des grèves contre le plan Juppé :
Le plus important est qu’il devint vite clair que ces manifestations ne seraient pas uniquement l’affaire d’une journée (comme la plupart des journées d’action ou “grèves générales” appelées par les syndicats durant le dernier quart de siècle, destinée à forcer les gouvernements et les employeurs à donner de l’importance aux bureaucrates syndicaux). Les assemblées générales de cheminots dans les dépôts estimaient que la paralysie des trains et transports publics de la région parisienne durant cette journée ne suffirait pas et décidèrent de poursuivre leur action, en se rencontrant chaque matin pour décider de la reconduction. A cela s’ajoutait le mouvement dans les universités, qui avait commencé à Rouen plus d’un mois avant, et qui commençait à s’amplifier depuis la journée de manifestation du mercredi 22 novembre, qui avait provoqué une vague montante de grèves étudiantes…Pourtant, à ce moment là, le gouvernement pouvait encore espérer que le mouvement de grève allait s’essouffler. Pour beaucoup de dirigeants syndicaux la perspective n’était pas d’élargir les actions de grève, mais de mettre l’accent sur une manifestation nationale pour le dimanche 17 Décembre
La totalité ici: http://revuesocialisme.pagesperso-o…
Conclusion ? Tant que nous déléguerons notre pouvoir inutile d’espérer changer quoi que ce soit.
Heureusement la tyrannie financière touche à sa fin.
http://www.scoop.it/t/end-financial…
Voir l’article du jour ou Bush senior, la loge P2 et la CIA sont exposés.
Et les paragraphes de David Wilcock! Encore plus étonnant!
@wuwei : Je partage totalement votre avis.
L’accord grec permettra de gagner du temps, mais pas de sauver la Grèce.
Hier (21 février), de nombreux experts et décideurs politiques se sont accordés sur le fait que le second renflouement de la Grèce ne permettrait que de faire gagner du temps à Athènes. Certains misent même déjà sur une sortie discrète de la zone euro pour ce pays surendetté et frappé par la récession.
Le plus grand mérite du plan de sauvetage approuvé mardi 21 février est de garantir que le reste de la zone euro sera protégé des retombées de la crise de la dette grecque, ont affirmé les experts et personnalités politiques. « C’est un résultat important qui permet d’éviter les risques immédiats de contagion », a déclaré le premier ministre italien, Mario Monti.
Cet accord complexe conclu lors de négociations ardues qui ont duré toute la nuit permet de gagner du temps pour stabiliser la zone euro et renforcer ses pare-feu financiers, mais personne ne sait si la Grèce sera capable de se remettre sur pied et d’éviter le défaut de paiement sur le long terme.
Le ministre suédois des finances, Anders Borg, s’est montré particulièrement direct dans ses déclarations. « Bien sûr que les Grecs demeurent coincés dans leur tragédie ; c’est un nouvel acte dans une pièce dramatique qui va encore durer longtemps. Je ne pense pas que nous devrions considérer qu’ils ont réglé certains de leurs problèmes, mais je pense par contre que nous sommes parvenus à faire du problème de la Grèce un problème uniquement grec. La Grèce n’est plus une menace à la relance de l’Europe, c’est un pas en avant. »
Vers une sortie discrète de la zone euro.
L’accord implique qu’Athènes s’engage à continuer à appliquer des mesures d’austérité. Les fonctionnaires européens affirment en effet qu’une nouvelle vague de réduction des salaires et de privatisations devrait permettre de remettre l’économie sur le chemin de la croissance dès 2014. Mais personne ne semble trouver cet objectif réaliste. Dans un rapport confidentiel, la troïka (le FMI, l’UE et la BCE) reconnaît que les perspectives budgétaires de la Grèce se sont détériorées à un tel point que son ratio dette/PIB pourrait toujours être de 160 % en 2020.
Jennifer McKeown, économiste senior spécialisée sur l’Europe chez Capital Economics, a déclaré : « Les mesures d’austérité que la Grèce devra mettre en oeuvre et le contrôle renforcé de la troïka sur fond de protestations de la population rendront les choses plus difficiles et entraîneront le pays vers une récession encore plus profonde. Il existe un risque que la Grèce sorte de la zone euro cette année. »
Eurointelligence, un site économique de commentaires et d’analyses géré par Wolfgang Münchau, un membre de l’équipe fondatrice du Financial Times, a expliqué que cet accord avait « ouvert la voie à une sortie discrète de la Grèce ».
http://www.euractiv.fr/accord-grec-…
“eurofascisme”
c’est pas faute d’avoir été prévenu: http://bit.ly/zCgsQC
Et bien sûr personne à Bruxelles n’a envisagé la solution “on s’est trompés, on efface tout, on recommence sans les banques, qui peuvent bien s’écrouler, rien à battre”.
… du moins croyait-on que c ’ était la démocratie - On voit bien qu ’ il n ’ en est rien - Un ” petit cercle rassis ” mais beaucoup moins petit que ça … cette chère midle-class , plus tous ceux qui bavent d ’ y entrer … s ’ accrocher à leurs ors - non , à leur or - à leur pouvoir - à leurs médias - à leur culture de mort-vivants - à leurs lois faites pour eux - On peut rêver de rue , même de place de grève - Il faudra beaucoup plus que ça ! Nous verrons bien …
@ wuwei
” Conclusion ? Tant que nous déléguerons notre pouvoir inutile d’espérer changer quoi que ce soit. “
Comme je te suis camarade.
Il n’est pas faute de le rappeler, tous les jours, de le marteler. Tu essaies, j’essaie de m’y employer.
Etre “ailleurs” pour ne pas avoir de prise, être l’imprévisible.
Penser ailleurs et autrement, hors des scémas rebattus…
Voilà.
La “Peur”, je le répète et elle est normale, elle fait partie de la panopie du dernier avatar du capitalisme qu’est le libératlisme et a fortiori le néo-libéralisme, cette peur donc nous entrave. Elle est finement entretenue.
Des cabinets de psychos dévoyés s’en occupent, la pensent, la suggèrent. Intelligence perverse sinon pervertie.
Sachons délier, d’abord ces liens.
Cessons d’être, d’abord, les esclaves de notre propre peur.
Soyons!
Et dernière nouvelle pour les grecs:les amputations de salaires sont rétroactifs depuis novembre 2011,ce qui veut dire que ce mois ci des millions de salariés vont se retrouver sans aucune paye!
Eurofascisme?je crois que c’est encore pire que ça!
@Jean Claude Goujat
Tu sais le truc avec un élastique, c’est qu’il semble ne jamais avoir de point de rupture, tu tires dessus, il s’étire et tu penses, comme un con que ca va durer indéfiniment.
Tu tires, tu tires, tu tires et il grandit toujours, et à un moment, il casse et te nique les doigts et plus il a attendu avant de casser et plus il te fait mal.
Je comprends pas, les cons qui gouvernent ont été dans des écoles, même s’ils sont pas intelligent, ils ont entendu un minimum de cours, ils s’imaginent que ca va pas leur péter à la gueule ? Ils s’imaginent que les gens vont se laisser crever en s’excusant ? Non seulement ils sont cons mais cela relève plus de la psychiatrie dans leur cas.
Les gens vont modifier leurs comportements pour la plus part : marché noir, black, troc. Cela veut dire INEXORABLEMENT une baisse des rentrés d’argent et du train de vie de l’état, un truc sans retour : lorsque tu as goutté au troc entre amis, tu reviens pas acheter un écran plat à carrefour. Ca c’est pour la majorité.
Pour une portion, ca veut dire la lutte armée, avec des gens prêt à mourir pour butter du traitre vendue au “grand kapital”, de l’élu vendu au banques et à la finance.
Ils ont plus les moyens de payer des milices avec le budget de l’état, ils ont une population qui les soutient pas (je connais pas beaucoup de flic prêt à se faire buter pour défendre un nabot ou flamby), et plus ca va aller plus il y aura de “simple citoyen” désespéré qui ne voudra pas partir seul dans un suicide inutile.
Ce sont des grands malades de pousser à la désespérance autant de personnes.. On peut se défendre de ceux qui ne sont pas prêt à mourir pour leur mission, c’est déjà une autre chose de le faire contre des gens qui s’en moquent d’y laisser leur vie.
“Aujourd’hui, un projet politique de rupture avec le totalitarisme financier n’a aucune chance de s’imposer, encore moins de se réaliser, par la seule volonté des urnes.”
Quand tu regardes “de l’autre coté de l’Atlantique”, tu regardes au mauvais endroit. Descend un peu…Voilà: l’Amérique du Sud! Ils s’en sortent, du néo-libéralisme, et par les urnes!!!
Mais la pauvreté et l’inégalité sociale était bien plus forte là-bas qu’ici! Dans le sens: rien à perdre, c’est sûr qu’ils ont une grande longueur d’avance sur la vieille Europe!!! La population y est aussi beaucoup plus jeune….
Pour un Edgar Morin, combien de vieux cons confits dans leurs çam’suffit, leur haine de la jeunesse, leurs peurs dévotes de la Liberté et du changement ?
J’en ai plein autour de moi, je peux vous les présenter….
La crise ? “j’te les foutrais au boulot, moi, tous ces faignants!!!”
Si révolution il y a un jour en France (ce dont je doute), elle se fera CONTRE les vieux, les classes moyennes, les commerçants et autre “petite élite de bas étage” qui peuple si bien notre doux pays!!!
C’est bien de s’en prendre à la Troïka, ça défoule, mais trainez un peu au “café du commerce” et vous verrez que LE problème ne remonte pas si haut…
Les “racines fascistes de l’Europe” ? Oh oui, mais pas en tant qu’entité politique, mais simplement parce que c’est LE mode de pensée le mieux partagé du continent!!
« @Nadine Bompart :
« C’est bien de s’en prendre à la Troïka, ça défoule, mais trainez un peu au “café du commerce” et vous verrez que LE problème ne remonte pas si haut… »
Les Grecs vont être ravis d’apprendre qu’ils sont juste victimes des “cons du café du commerce” et que la Troïka n’est tout au plus qu’une équipée touristique défoulatoire
Tu devrais te relire un peu des fois, Nadine, avant de cliquer sur “envoyer” (le commentaire, ndlr)
En effet, Yéti.
Et nous en avons aussi la confirmation par un article :
http://www.latribune.fr/actualites/…
..du seul journal économique reste encore un peu honnête.
Mon souci est que j’exerce un métier dans lequel il est bien connu que la violence (dont j’ai horreur) est tout ce qui reste lorsqu’il n’y a plus de négociation possible. Et cela fait bien longtemps qu’il n’y a plus de négociation…
Le souci est que c’était eux … ou nous.
Hervé 02, je fais plus qu’adhérer, j’ai apprécié votre commentaire dans sa totalité et sa franchise. A l’occase, faudra qu’on se connaisse mieux.
Bonne réponse, Le Yéti, à Nadine Bompart…
J’ajouterai que, moi qui fréquente “le café du commerce”, j’y croise toujours la bande indécrottable de connards réacs sans le savoir (parfois encartés à gauche, au syndicat, etc.) ou le sachant et le revendiquant (dont des jeunes, le pire!)… mais que, de plus en plus il me semble, il y a aussi des gens (de tout âge et des 2 sexes) qui se mettent à réfléchir, à s’ouvrir, à dialoguer (“se fritter” parfois)… : signe des temps de crise !
J’ajoute que moi qui suis du 3°âge (et demi!) et bien fauché (minimum retraite), je suis bien plus respecté par des jeunes lycéens (par exemple) que par mes contemporains aisés et par pas mal de ces adultes de 30-60 ans, que l’on voit tels des fourmis s’agiter pour amasser pécule et se battre contre tous pour y arriver, parfois : ce sont ces agités du bocal qui sont le poison le pire dans la société… par leur égoïsme crasse!
Je connais de réputation le dynamisme de l’Amérique Latine et de visu-vécu le monde méditerranéen, balkanique, sicilien et maltais, et surtout arabe (moyen-oriental ou du Maghreb) : le “printemps arabe” , quelques soient ses aléas actuels (Syrie) et à venir (Algérie et Palestine)n’est pas près de s’arrêter… et le “printemps grec” se pointe, qui sera celui des peuples européens réveillés…
ou ce sera le fascisme !
Bonjour,
C’est à désespérer.
Nos néocons, nos évêques de Goldman Sachs, s’acharnent encore sur la SARL Grèce en taillant son peuple comme ils allègent la masse salariale de leur compte d’exploitation planétaire, par licenciements.
Faut-il qu’ils soient d’une inculture historique crasse au point de ne pas s’être d’abord débarassé des entreprises France et Italie où les collaborateurs … ont l’habitude de baisser la tête devant les turpitudes du petit chef pour, ensuite, se coucher les jambes en l’air sous les injonctions du PDG menaçant ?
Il serait temps que nos idoles et leurs adeptes Obameron, Merkozy et autres grenouilles-candidates dévouées à l’ ” églisindustrie ” financière … se re-saisissent car le Vieil Homme grec à la rue pourrait bien retarder l’avénement de leur produit du XXIème siècle. L’ ” homme nouveau ” aveuglément obéissant, parfaitement corvéable, façonné et maîtrisé à la dimension de l’inéxorable progrès de la rentabilité du clergé financiaro-politicien face aux chinoiseries du diable asiatique.
L’actuel chanoine du Latran élyséen a bien raison. L’instituteur ne remplacera jamais le curé … surtout lorsque lui sont offerts les moyens de faire la, sa loi.
Quand l’électeur aura voté pour améliorer son quotidien … si la faim le tenaille sans qu’il puisse se nourrir après avoir perdu son job, ou avant qu’il ne le perde … , il pourra toujours gober la parole spirituelle ( mais pas drôle …) servie par son curé.
C’est bon, très bon marché, permet de garder la ligne sans combattre à l’instar de cette infâme brute de grec fier et tout poilu … tondu.
Heureusement que l’élécteur français est, lui quoi qu’il arrive, bien élevé, respectueux et poli !
(arrangé de la déclaration du fétide moine Guéant sur LE français.)
Bonne soirée à tous.
@Le Yéti : “Tu devrais te relire un peu des fois, Nadine, avant de cliquer sur “envoyer””. Je me relis, t’inquiètes!!!!! En passant, si tu pouvais arrêter de me prendre pour une conne, ça serait bien!!! Marre de tes commentaires condescendants!!!!
Si le “café du commerce” n’était pas aussi plein ni aussi bien représenté dans la population, il n’y aurait pas de Troïka, pas de “néo-libéralisme”, pas de gouvernements fascisants dans aucun pays…
Facile de critiquer “les” gouvernements en oubliant ceux qui les ont élus!!!!
C’est bien de s’attaquer aux conséquences, c’est pas plus mal de regarder les causes…
“Les Grecs vont être ravis d’apprendre qu’ils sont juste victimes des “cons du café du commerce” et que la Troïka n’est tout au plus qu’une équipée touristique défoulatoire” Pfffff, démago, va!
Qu’est-ce qu’ils attendent pour se révolter, pour tout casser, pour dire “non, stop!” ? Ils sont peut-être pas assez nombreux pour enclencher une révolution, une vraie…
Comme dit Renaud à propos du “souvenir du mois de Mai”:
“J’me souviens surtout de ces moutons
effrayés par la liberté
s’en allant voter par millions
pour l’ordre et la sécurité”
Il est pas là, le problème ?
@Nadine
Qu’est-ce qu’une Révolution, une “vraie”? Il y en a de fausses?
Qu’est-ce que ces incantations qui invitent les “autres” à révolutionner alors que nous, bien sûr, nous allons voter(!!) ?
Peux-tu m’expliquer ta citation de Renaud, alors que tu me demandes d’arrêter mes rêveries de nuages en un monde différent et autre et qu’il faut aller voter pour perpétuer, comme la plupart, l’ordre et la sécurité par peur de la Liberté…
Contradictoire, non!
Je propose à ta réflexion cette phrase de Thierry Van Humbeeck
” Je préfère le bruit des bottes au silence des pantoufles.”
@GPMarcel
je crois que ta phrase et celle de Nadine, elles veulent dire la même chose.
@ herve_02
1- J’apprécie ce que tu dis dans tes commentaires.
2- Oui, d’accord avec toi. Les deux phrases sont du même tonneau. Seulement, dans mon cas, je refuse la mascarade proposée des votes successifs, tous démocratiques dans un souci de cohérence.
Je ne peux, comme Nadine, d’un côté, prôner une Révolution vraie (!!) et de l’autre passer par les urnes pour ne pas la faire…
Les chemins sont quelque peu “opposés” et au grand écart je ne peux me résoudre, mes os et muscles fatigués par les ans ne pourraient résister.
Tandis que ma tête: OUI.
Adichats
@GPMarcel :
Ta plume est encore verte compère ! Pour l’accompagner quelques mots biens sentis de Zo d’Axa :
D’autres invoquent la Révolution, et ceux-la se trompent en vous trompant. Ce ne seront jamais des électeurs qui feront la Révolution. Le suffrage universel est créé précisément pour empêcher l’action virile. Charlot s’amuse à voter…Allez ! allez, gens de la foule ! Allez, électeurs ! aux urnes… Et ne vous plaignez plus. C’est assez. N’essayez pas d’apitoyer sur le sort que vous vous êtes fait. N’insultez pas, après coup, les Maîtres que vous vous donnez. L’Electeur n’est qu’un Candidat raté.
@GPMarcel : Ben oui y’en a de “fausses”!!! Le mot est tellement galvaudé qu’il est même repris dans les pubs, la “révolution” de telle voiture ou de telle lessive!!! Y en a même plus que des fausses….
@herve_02 : quelle phrase ? Celle des “bruits de bottes” ? Non, je ne préfère pas, et ne préfèrerais jamais le bruit des bottes à celle des pantoufles, même si je déteste celui-ci!!! Vous me traitez de facho, là, ou je rêve
Une “vraie” révolution, c’est celle ou TOUT le monde descend dans la rue, pas seulement les jeunes casseurs qui affrontent les bien-nommées “forces de l’ordre”! Et ça, je suis désolée, je ne le vois pas encore en Grèce!
Et je parle pas de la France, n’est-ce pas….
C’est vrai que la parole s’y libère, mais pas toujours dans le bon sens…
Je me rappelle d’une époque pas si lointaine ou l’on ne pouvait exprimer son racisme ordinaire comme ça, au vu et au su de tous, en public. Maintenant, plus de barrières, tout le monde y va franco, et fièrement en plus!!!
Contre les “étrangers”, mais aussi contre les pauvres, les assistés, les chômeurs, toute cette misère qui fait peur et révulse… Alors on s’accroche à ce qu’on a, pour ne pas y tomber, et c’est du “chacun pour soi” qui arrange tout le monde, en particulier ceux qui nous gouvernent…
Tu sais GP Marcel, pour tes vieux os, pour nos vieux os, il vaudrait mieux aller voter pour la “vraie” Gauche que de se battre contre les matraques et les canons à eaux!!! lol
Pour le plaisir. En Occitanie, le soleil brille, les grues depuis une semaine remontent vers le nord.
Nadine, si tu regardes bien, tu t’aperçois que la tête du triangle bouge. En effet, les grues se relaient.
Exemple de “la tâche accomplie”, elle rentre dans le rang. Pas de chef permanent.
C’est ce qu’on pourrait appeller, en terme d’organisation de la société, le mandat impératif.
Allez, pour la route : “C’est déjà dur d’avoir un chef, c’est encore plus débile de le choisir…par le vote”
Bonne journée.
“Elections : pièges à cons !”
Non, rien.
Faites pas attention, ça doit être l’ambiance locale qui électrise mes vieux os. Un genre de réflexe, un peu comme la grenouille de labo, voyez.
@Patrick :
Je ne suis pas persuadé que la démocratie (le pouvoir du peuple) soit obligatoirement synonyme d’élections (organisées par qui ?)
@Le Yéti : C’est pourquoi, en réponse à ce billet, j’ai répondu ce matin en proposant une piste différente.
@Le Yéti :
Ah ? les non-votants ne font plus “obligatoirement” le jeu du FN ?
@Patrick :
Pourquoi « ne font plus » ? N’as-tu pas lu mon billet sur “l’inutilité nocive du vote utile” ?
Les “anciennes utopies” ont l’avenir devant elles.
Nombre de démarches, de réflexions, de concepts, d’idées, d’idéaux… réutilisent les chemins escarpés et difficiles car libres.
Ils s’extraient des concensus “démocratiques” actuels (tel que la délégation) et empruntent l’ailleurs et l’autrement.
Je viens de lire ce que @babelouest a écrit.
Ce sont des pistes comme celles-ci qu’il nous faut explorer, débattre, expérimenter…le nez dans les nuages, dans un horizon humain, avec les “ruraux” du coin, et pas seulement.
C’est en ce sens que l’on dépasse sa peur et que l’on décide d’aller jouer ailleurs avec un autre ballon, sur un autre terrain, avec d’autres règles.
Notre société expire et on veut la replâtrer avec de l’oxigène frelatée…
A nous de prendre la parole.
Un lien ci-dessous relatif à Emile Pouget. Les idées fourmillaient.
http://rebellyon.info/Il-parait-que…
@GPMarcel :
“C’est en ce sens que l’on dépasse sa peur et que l’on décide d’aller jouer ailleurs avec un autre ballon, sur un autre terrain, avec d’autres règles.”
Sans la peur il y a fort longtemps que nous aurions repris en main notre destinée en nous affranchissant de règles aussi illégitimes que ceux qui les utilisent à leur seul profit. Pourtant sommeille en chacun de nous un peu de William Web Ellis cet iconoclaste qui préféra au rebond sans surprise d’une sphère qui se prend toute seule au filet, celui incertain de la bechigue qui traverse les barres pour prendre son envol.
@ wuwei
Quant à la bechigue hésitante, vessie porcine s’il en est, gardons-nous d’en dévoiler le sens.
Ce sont par ces enracinements “têtus” (Simone Weil, la vraie) que l’on peut s’ouvrir à l’autre.
Sans savoir d’où l’on vient on ne peut savoir où l’on va.
La mobilité est un leurre de plus. Encore un attrape-nigauds libéral qui fait de ce concept de mobilité le gage du modernisme et du “hyper-in”.
Je préfère les Chroniques d’un voyageur à domicile.
« Les “anciennes utopies” ont l’avenir devant elles. »
Utilité de l’utopie, nécessité de ne pas la « perdre de vue » … j’adhère !
MAIS … se contenter de ces évidences et refuser en leur nom d’associer la moindre utilisation du bulletin de vote à la vigilance citoyenne permanente et aux actions qui en résultent … c’est remettre toute possibilité de progrès de nos sociétés ( et même tout recul de leur régression !) à combien de décennies, à combien de siècles ? …
Mardi 28 février 2012 :
Chronique d’un crash annoncé : l’ouverture des vannes à liquidité de la BCE est-elle une fuite en avant ?
Le Père Noël repasse en février. Pour les banques uniquement, ne rêvez pas…
Mercredi, la Banque Centrale Européenne (BCE) va en effet ouvrir ses guichets “sans limite” pour proposer des prêts à 3 ans à 1 % l’an. Toutes les demandes des banques seront satisfaites. Lors de la précédente opération, et première du type, le 22 décembre dernier, 523 banques avaient ainsi emprunté 489 milliards d’euros !
Face à un risque de faillites bancaires et de violente contraction du crédit, la BCE a décidé de faire une croix sur le contrôle de la masse monétaire.
Depuis les choses vont un peu mieux, l’Italie et l’Espagne empruntent moins cher sur les marchés, la France n’a pas vu ses taux monter après la perte de son triple A le 13 janvier. Mais tout ceci est artificiel, et provoqué par le déluge de liquidités opéré par Mario Draghi (président de la BCE). Le bilan des banques européennes reste problématique, les créances pourries sont nombreuses, la solvabilité de nombre d’entre elles reste posée. Mais en empruntant à 1 % pour acquérir ensuite des emprunts italiens rapportant 3 à 4 %, la banque peut refaire un peu ses marges. C’est facile, beaucoup le font, d’où la baisse des taux sur les emprunts d’État en zone euro.
Mais les banques ont encore et toujours besoin de liquidités. La BCE va donc renouveler son opération le 29 février (on parle de “LTRO”, Long Term Refinancing Operation). Le montant demandé devrait être du même ordre de grandeur (500 milliards d’euros).
Certains ont même flairé la bonne affaire : en Espagne, l’État et les collectivités publiques ont une ardoise de 40 milliards d’euros envers leurs fournisseurs, des entreprises privées, dont beaucoup sont en difficulté à cause de ces retards. Comment payer tout le monde sans augmenter les impôts ni la dette ? Avec l’argent de la BCE pardi ! Madrid va ainsi créer un consortium bancaire qui va emprunter ces 40 milliards à la BCE pour régler d’un coup les factures en souffrance. La BCE va payer les factures d’entreprises espagnoles, c’est du grand n’importe quoi.
Dans trois ans, il faudra rembourser… Sur les 523 banques qui se sont présentées au guichet en décembre, combien seront capable de le faire, ou simplement encore en vie ? L’Espagne et son consortium pourront-ils trouver 40 milliards d’euros ? On verra, sinon la BCE reportera les échéances…
Nous sommes dans une fuite en avant, mais au ralenti, on ne s’en rend pas bien compte. Ces prêts géants se rajoutent à d’autres opérations que mène la BCE (rachat de dette souveraine sur le marché secondaire, prêts en dollars aux banques en difficulté que la BCE emprunte elle-même à la réserve fédérale américaine). La montagne de dette continue de grandir, les risques d’augmenter, la période actuelle n’est qu’une rémission.
http://www.atlantico.fr/decryptage/…
“Aujourd’hui, un projet politique de rupture avec le totalitarisme financier n’a aucune chance de s’imposer, encore moins de se réaliser, par la seule volonté des urnes. “Ils” ne le permettraient pas et ne laisseraient pas menacer leur château. L’exemple grec ne suffit-il pas à s’en persuader ?”
Non, l’exemple grec a trop de faiblesses.
Le ‘Nous on peut’ de Jacques Généreux explorent des pistes de résistances, que la Grèce, par ses représentants a ignorées
“L’Europe, cette Union démocratique censée rassembler les peuples du vieux continent”
Je lirais plus aisément ‘L’Europe cette Union “technocratique” à faux semblant démocratique.
Faut il en conclure que la Révolution par les urnes est une vespasienne mal fréquentée ?
Que les peuples du vieux continent (pas plus vieux que les autres continents) devenant incontinent, devront se soulager dans la rue ?
Jeudi 1er mars 2012 :
Les créanciers privés ont prêté 200 milliards d’euros à l’Etat grec. Sur ces 200 milliards, les créanciers privés vont perdre 107 milliards, qui ne leur seront jamais remboursés.
Que croyez-vous qu’il arriva ?
L’ISDA, association de référence sur les CDS a annoncé jeudi que l’opération de restructuration de la dette grecque ne constituait pas selon elle un événement de crédit ! ! !
Mort de rire !
C’est du pipeau, ces CDS !
L’ISDA, association de référence sur les CDS a annoncé jeudi que l’opération de restructuration de la dette grecque ne constituait pas selon elle un événement de crédit et que ces contrats d’assurance ne seront pas pour l’heure déclenchés sur la Grèce.
Cette décision a été prise à l’issue d’une réunion d’un comité spécifique, l’EMEA Determinations Committee, qui devait se prononcer après avoir été saisi par des créanciers sur deux questions distinctes, a précisé un communiqué de cette association.
La première question avait trait au fait que les créanciers privés impliqués dans le sauvetage grec subissaient un sort différent de la Banque centrale européenne (BCE), qui elle a pu échanger ses titres grecs sans pertes.
La seconde portait sur l’effacement d’une partie de la dette grecque par les créanciers privés, qui vont passer des pertes sur leur portefeuille d’obligations du pays.
Sur ces deux points, l’ISDA a jugé qu’il n’y avait pas d’événement de crédit, sans expliquer dans le détail ses décisions.
Dans le cas des Etats, les trois cas qui constituent généralement un événement de crédit sont l’incapacité de payer lors d’une échéance de dette, la contestation par le débiteur de la validité de ses engagements ou la restructuration, c’est-à-dire la modification unilatérale par le débiteur des conditions de l’emprunt.
L’ISDA (International Swaps and Derivatives Association) a toutefois averti qu’elle pourra à nouveau se prononcer sur la Grèce si elle est saisie par d’autres créanciers sur de nouvelles questions, ce qui laisse encore la possibilité de déclencher les CDS à l’avenir.
La situation de la Grèce évolue encore, a expliqué l’ISDA dans son communiqué.
Un événement de crédit reconnu par l’ISDA, entraînerait alors le paiement de ces CDS (Credit Default Swaps, contrats d’assurance contre le défaut de remboursement) et permettrait aux détenteurs de ce produit d’être indemnisés sur la base du montant de l’assurance souscrite.
Au 24 février, 3,25 milliards de dollars de CDS étaient en cours sur la Grèce, en net, pour 4.292 contrats.
L’accord en Grèce prévoit notamment l’effacement d’environ 107 des 200 milliards d’euros de dette souveraine grecque détenus par les créanciers privés, un montant inédit en matière de restructuration de dette d’Etat ou de défaut.
http://www.romandie.com/news/n/_Gre…
Vendredi 2 mars 2012 :
L’IIF chiffre une faillite de la Grèce à plus de 1.000 milliards d’euros.
L’organisation bancaire internationale IIF a chiffré à plus de 1.000 milliards d’euros le coût pour l’économie internationale d’un défaut incontrôlé de la Grèce, dans un rapport remis en février aux dirigeants européens, indique vendredi l’hebdomadaire grec Athens News.
Selon Athens News, l’Institut de la Finance Internationale - qui a négocié avec le gouvernement grec au nom des créanciers privés un accord de restructuration et de réduction de la dette grecque - juge que la Banque centrale européenne sera particulièrement touchée, de par son exposition à la dette grecque et les actions qu’elle devrait prendre pour éviter une contagion de la crise aux autres maillons faibles européens.
Selon l’IFF, un défaut de paiement de la Grèce menacerait directement de déstabiliser le Portugal, l’Irlande, l’Italie et l’Espagne, victimes suivantes les plus probables.
L’organisation bancaire internationale évalue les recapitalisations bancaires nécessaires à environ 160 milliards d’euros. Elle estime aussi, selon Athens News, que l’économie européenne paierait une faillite grecque par un ralentissement, réduisant les revenus fiscaux.
Ce rapport a été remis, d’après l’hebdomadaire, le 18 février aux dirigeants européens, avant qu’ils ne décident, jeudi soir, de finalement lancer le 9 mars un plan de renflouement et de désendettement du pays élaboré en octobre, si entre-temps les créanciers privés d’Athènes acceptent d’effacer un peu plus de 100 milliards de créances.
Au vu de ces traumas financiers, il est difficile de concevoir que la Grèce pourrait rester un membre fonctionnel de la zone euro en cas de défaut désordonné, note le rapport cité par le journal.
L’IFF juge également que les retombées sociales et politiques d’un défaut compromettraient l’effort de réforme mené par la Grèce à la demande de ses créanciers.
http://www.romandie.com/news/n/_L_I…__RP_020320121046-27.asp
Le Titanic « ZONE EURO » est en train de couler !
Sauve-qui-peut !
C’est chacun pour soi !
Chacun cherche à sauver sa peau, maintenant !
C’est chacun pour sa peau !
Vendredi 2 mars 2012 :
L’Espagne revoit son déficit à la hausse, crise en vue avec l’Union Européenne.
Le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a averti vendredi que l’Espagne ne pourrait pas respecter ses engagements de réduction du déficit public, au risque de provoquer une crise avec ses partenaires européens à l’issue d’un sommet européen marqué par la signature d’un Pacte de discipline budgétaire.
“L’objectif de déficit public sera pour cette année de 5,8 % du Produit intérieur brut”, a-t-il annoncé au cours de sa conférence de presse, prenant tout le monde de cours. Or l’objectif imposé était de 4,4 % pour 2012.
“C’est un très mauvais signal au moment où l’Europe s’engage à plus de discipline budgétaire”, a confié à l’AFP le représentant d’un des 27 Etats de l’UE. “Il revient à la Commission européenne de réagir”, a-t-il ajouté.
Mariano Rajoy n’a informé personne de son intention de briser le Pacte de discipline budgétaire quelques heures seulement après l’avoir signé avec 24 de ses homologues.
“Je n’ai pas informé les présidents et les chefs de gouvernement parce que je n’ai pas à le faire. Il s’agit d’une décision souveraine que nous Espagnols, nous prenons”, a-t-il soutenu au cours de sa conférence de presse.
http://www.boursorama.com/actualite…
Dimanche 4 mars 2012 :
Un troisième plan d’aide à la Grèce peut-être nécessaire en 2015 : il serait de 50 milliards d’euros.
La Grèce pourrait avoir besoin d’un troisième plan d’aide international de 50 milliards d’euros en 2015, affirme l’hebdomadaire allemand Der Spiegel paru dimanche.
La Troïka, représentant les créanciers de la Grèce (UE, BCE et FMI), aurait écrit dans une version préliminaire de son dernier rapport qu’il n’est pas du tout certain que la Grèce puisse revenir sur les marchés de crédits en 2015.
Ses besoins en financements externes sur la période 2015-2020 pourraient alors atteindre jusqu’à 50 milliards d’euros.
Mais Der Spiegel précise également que ce passage a été retiré à la demande du gouvernement allemand.
L’hebdomadaire affirme par ailleurs que la BCE s’attend au déclenchement de la clause d’action collective (CAC) qui permettra à Athènes de forcer ses créanciers privés récalcitrants à prendre part à l’allègement de la dette grecque.
Cette clause, contenue dans la loi sur l’opération d’échange d’obligations entre l’Etat grec et ses établissements créanciers, pourra être déclenchée si 66 % au moins des banques participent à l’opération et obligera les créanciers récalcitrants à se joindre au programme d’échange de dette, faisant ainsi passer automatiquement le taux d’adhésion à 100 %.
L’opération d’échange de dette à proprement parler aura lieu le 12 mars. Elle permettra à la Grèce d’effacer 107 des 200 milliards d’euros de sa dette publique détenus par des créanciers privés.
Cet effacement est une condition sine qua non pour le versement des 130 milliards d’aides publiques du deuxième plan de sauvetage entériné jeudi à Bruxelles.
Dans la mythologie grecque, les Danaïdes (en grec ancien Δαναΐδες / Danaídes) sont les cinquante filles du roi Danaos.
Elles accompagnent leur père à Argos quand il fuit ses neveux, les cinquante fils de son frère Égyptos. Après qu’ils ont proposé une réconciliation, elles épousent leurs cousins et les mettent à mort le soir même des noces sous l’ordre de leur père. Les Danaïdes sont condamnées, aux Enfers, à remplir sans fin un tonneau sans fond.
Dans la tradition tardive, arrivées aux Enfers, les Danaïdes sont jugées et précipitées dans le Tartare, condamnées à remplir éternellement des jarres percées. Ce châtiment est resté célèbre par l’expression du « tonneau des Danaïdes », qui désigne une tâche absurde, sans fin ou impossible.
http://upload.wikimedia.org/wikiped…
A propos de l’Irlande :
L’Irlande pourrait avoir besoin d’un second plan de sauvetage.
Ireland is likely to need a second bailout when its current aid program ends, rating agency Moody’s warned today.
In its weekly credit outlook report, Moody’s also warned a No vote in the upcoming fiscal treaty referendum would bar Ireland from receiving further funds under the European Stability Mechanism (ESM).
The agency predicted the Government would have to rely on the ESM for additional funding after the existing bailout program expires in 2014.
http://www.irishtimes.com/newspaper…
A propos du Portugal :
Le Portugal pourrait être contraint à demander une aide supplémentaire à ses créanciers.
« Il y a un risque que l’ajustement budgétaire conduise à une contraction plus grande » que prévu a indiqué au quotidien Jornal de Negocios, l’Ethiopien Abebe Selassié, représentant le FMI au sein de la « Troïka » (UE-FMI-BCE) des créanciers du Portugal.
En raison des mesures de rigueur – réduction des salaires des fonctionnaires, des retraites et des prestations sociales, hausse généralisée des impôts – l’économie portugaise devrait reculer cette année de – 3,3 % et le chômage atteindre 14,5 % fin 2012.
Ces mauvaises prévisions ont suscité des craintes selon lesquelles le Portugal pourrait être contraint à demander une aide supplémentaire à ses créanciers voire même une restructuration de sa dette.
A propos de la Grèce :
Un troisième plan d’aide à la Grèce peut-être nécessaire en 2015 : il serait de 50 milliards d’euros.
La Grèce pourrait avoir besoin d’un troisième plan d’aide international de 50 milliards d’euros en 2015, affirme l’hebdomadaire allemand Der Spiegel paru dimanche.
La Troïka, représentant les créanciers de la Grèce (UE, BCE et FMI), aurait écrit dans une version préliminaire de son dernier rapport qu’il n’est pas du tout certain que la Grèce puisse revenir sur les marchés de crédits en 2015.
Ses besoins en financements externes sur la période 2015-2020 pourraient alors atteindre jusqu’à 50 milliards d’euros.
Mais Der Spiegel précise également que ce passage a été retiré à la demande du gouvernement allemand.
Jeudi 15 avril 2010 :
Herman Van Rompuy présente son recueil de haïkus. Les haïkus sont de brefs poèmes japonais. L’article et la photo sont ici :
http://www.lesoir.be/actualite/belg…
Deux ans plus tard, Herman Van Rompuy nous présente son nouveau recueil de haïkus intitulé : “Je m’enfonce dans l’océan humide de ma Destinée.”
Le bateau euro
Est en train de prendre l’eau
A cause de l’iceberg
En morceaux tombé
Le bateau s’est disloqué
C’est l’affolement
« Courez ! » crient les sages
« Les canots de sauvetage
Femmes et enfants d’abord ! »
Dans ce Titanic
Certains prient, d’autres paniquent
D’autres rient, ou pleurent
Jose Barroso
Boit des bouteilles de Porto
Noyant son chagrin
Mario Draghi
Crie : « Fini ! Tout est fini
Comme Gianfranco ! »
Catherine Ashton
Est tombée dans les pommes
Couchée, la baronne
Christine Lagarde
Rigole quand elle me regarde
On dirait une folle
Elle dit : « Faut pas s’en faire !
Les clignotants sont au vert ! »
Elle ne comprend rien
Jean-Claude Trichet
A la retraite s’en est allé
Seul sur son radeau
Le navire coule
Les rats quittent le navire
Ils ont bien raison
Moi, je ne bouge pas
Je récite à haute voix
Tous mes haïkus
Moi, je reste à bord
Je n’ai pas peur de la Mort
Je vais me noyer
J’ai de l’eau jusqu’au
Menton. Mais peu me chaut
Mon œuvre restera
J’imagine déjà
L’épave du Titanic sera
Un restaurant
Les requins viendront
En morceaux ils tailleront
Mon cadavre bleu
Les petits poissons
Mon cadavre finiront
Mais pas mes lunettes
Les derniers lambeaux
Du Titanic « ZONE EURO »
Seront mes lunettes
Mes lunettes seront
Seules, reposant tout au fond
De la mer mouillée
(Herman Van Rompuy, “Je m’enfonce dans l’océan humide de ma Destinée”, Poésie Gallimard, décembre 2012, dix-neuf francs cinquante)