06 février 2010
MÉTASTASES SUR L'EUROPE
« Ça va plus vite que prévu. » Tels sont les mots lâchés par Paul Jorion dans son dernier Temps qu’il fait à propos des nouvelles métastases de crise apparues en Grèce, au Portugal, en Espagne. Le mal désormais ronge dangereusement l’Europe et la zone euro.
Nous avions ici même tenté d’analyser les successives phases de l’irréversible effondrement en cours. Et en particulier la phase III sur la défaillance des puissances publiques. Nous y voilà en plein !
Un scénario totalement prévisible… et imprévu
Les signaux d’alarmes (Islande, Dubaï..) étaient-ils si marginaux ou si lointains pour que les gens de pouvoir continuent comme si de rien n’était de plastronner sur des signes de fin de crise et de reprise totalement illusoires ?
Après avoir lâché des milliards de milliards pour sauver un système financier exsangue, s’être échinées à colmater les brèches d’une économie réelle à la dérive à grands coups de plans de relance stériles, faut-il s’étonner de voir les “puissances” publiques vaciller sous le poids de leurs dettes abyssales ?
Maintenant que ces idiots ont grillé sans compter leurs principales cartes, quelles sont celles qui leur restent à tirer de leurs manches pour sortir du bourbier où ils s’enfoncent ?
Vont-ils couper les branches pourries ? Mais alors ce serait précipiter l’éclatement de la zone euro et un séisme mondial aux conséquences incalculables.
Les branches les moins atteintes (“saines” seraient un bien grand mot ! ) comme l’Allemagne ou la France vont-elles finalement voler au secours des malades ? Mais avec quoi ? Quelles poudres de perlimpinpin miraculeuses ? Quelles dettes publiques supplémentaires ?
Coincés !
Des Diafoirus grotesques dépassés par les évènements
Face à ces enchaînements catastrophiques, quel remède de cheval ? Quelle potion magique ? Depuis maintenant plus de deux ans que cette crise a éclaté, RIEN ! Aucun diagnostic un tant soit peu lucide. Aucune décision d’envergure. Aucune correction de trajectoire d’avenir.
Justes des saignées financières et sociales à la pelle, des formules ampoulées et creuses pour masquer leur impuissance, des augures hilarantes (rappelez-vous, ces fameux et ténébreux fonds souverains qui devaient sauver notre pauvre monde).
Récemment réunis à Davos, nos grotesques Diafoirus ont continué à s’agiter en toute inutilité, clamant que le capitalisme n’avait pas d’alternative, que le malade était plus imaginaire qu’il n’y paraît, que le moribond était un tout petit peu moins moribond que prévu.
Une agonie désormais irréversible
Pas besoin d’être grand clerc ni de se perdre dans leurs logorrhées d’initiés déconfits pour comprendre et éclairer ce qui va désormais advenir. Les métastases vont inexorablement poursuivre leurs œuvres de destruction, faire imploser à terme la zone euro. Et progresser sans pitié vers d’autres corps souffrants : la Grande-Bretagne et jusqu’au cœur même de l’empire : les États-Unis d’Amérique et leur zone dollar, si mal en point eux aussi.
Le mal est désormais bien trop avancé pour pouvoir être enrayé. La tête (nos Diafoirus) trop déjantée pour réagir. Mais aussi trop solidement enracinée pour être amendée, corrigée, remplacée.
Nous sommes dans le cul-de-sac d’une agonie irréversible.Tout ce que nous pouvons espérer désormais, c’est que cette agonie ne se prolonge pas trop, que la bête meurt au plus vite. Les souffrances ? Nous n’y échapperons plus. Autant souhaiter les abréger dans la durée.
Quant à nous, quelle attitude ? Nous abandonner à l’angélisme d’un Yunus, prix Nobel de la paix, qui trouve quelques vertus à la crise qui nous ronge ? Céder au fatalisme finalement assez confortable d’un Žižek, “philosophe radical”, pour qui toute lutte est vaine face à l’idéologie dominante ?
Ou alors, essayer peut-être de continuer à préparer, avec modestie et sans nous préoccuper d’aléas météorologiques qui nous échappent totalement, les jardins hospitaliers de demain. Pour après la tourmente. Sur leurs ruines. (Oui, oui, je sais, il en faut, de la constance !)

Commentaires
Merci pour ce texte Yéti qui résume mon état d’esprit et celui de beaucoup de monde qui traine ici ou ailleurs sur les sites d’info alternatifs.
D’ailleurs quand on regarde les médias classiques, on a l’impression que tout va bien, dans le meilleur des mondes; même si quelques indices laissent à penser que là aussi, les yeux s’ouvrent très lentement.
La crise est devant nous, terrible, effrayante à tel point que l’aveuglement de nos politiques à de quoi laisser pantois.
Les prochaines semaines seront sans doute lourd en information économiques; la voyoucratie financières ayant décidé de mettre à genoux les États qui pourtant les avaient secourues…quelle ingratitude d’ailleurs!…Mais qui peut sans étonner à part les ignares qui nous gouvernent.
Ainsi, la finance somme aux pays de réduire encore plus la voilure, ils vont nous faire payer leurs crises les bougres.
Au lieu de vouloir résoudre la crise, ils appliquent les mêmes recettes libérale foireuse, on assiste même à une accélération du processus de libéralisation (retraite, fonctionnaire). Oui comme tu le dis, ils sont perdus dans leur idéologie.
Que faire face à cela, personnellement, je ne pense pas qu’il faille regarder ailleurs pour voir se que font les autres pays (souvent la même chose); je pense plutôt qu’ils faillent regarder vers le passé, vers 1945 et le CNR. Je suis intimement convaincu que dans le programme signé le 15 Mars 1944, il y figure déjà une grande partie des réponses nécessaire à cette crise.
C’est le produit du capitalisme. Ce n’est pas un cancer contre lequel il faut se battre pour retourner à l’état d’avant. Ou au moins mal… Pour nous, il faut maintenant aller de l’avant, pas seulement résister mais mettre en avant un autre devenir, une autre société.
Dans cette situation on ne peut pas faire qu’attendre l’après pour… Faire quoi ? Et à partir de quoi ?
Non, je ne crois pas qu’attendre l’après est une solution. A travers cette “crise”, ils préparent leur futur/avenir/autre système. Une autre forme de dictature : l’empire ?
Et nous ? Nous ? Pour nous ?
Nous, comment, comment à travers ce présent, comment mettre en place un avenir à nous ? Comment en se battant, en créant des expériences contre ça et en mettant en place, ici et maintenant, d’autres rapports au monde, préparer un autre monde ?
Il me semble que c’est la tâche qui nous incombe. Et là, moi, seul dans mon coin, je n’ai pas de solution, ou des petits morceaux d’expériences. Peut-être qu’en cherchant tous ensemble ? En partageant nos monceaux de petites expériences ?
Le tous ensemble, aujourd’hui, alors que chacun se replie sur son égo/blog semble difficile à atteindre. Mais on va y arriver ? Le souffle du printemps ? J’y crois encore.
Bon, on va y arriver.
Aujourd’hui, jour de mon anniversaire, j’ai fêté mes 55 ans.
Je me dis que je n’ai plus trop de temps… Mais encore pas mal de temps.
Alors, je lève mon verre à ces jours à venir, verre que je choque amicalement contre le tien, Yéti : “à la tienne et à l’avenir”…
Vivement, que l’on arrive à aller de l’avant tous ensemble.
Amitiés,
Jluc
Déconne pas, JLG ! Moi, j’en ai 59 et demi !
Bon anniversaire à toi, gamin !
Ben les “Mecs”, je vous trouve un moral d’acier!
Pour ma part en dépit du ton posé et réfléchi de ton billet Yéti, je ne peut m’empêcher de gamberger au scénario, (très probable à mon avis) conséquence de la situation que tu décris.
Permettez que je trinque avec vous (60 en novembre dernier), j’ai grand besoin d’un truc puissant qui m’enlève cette contraction sourde que j’ai au plexus, et cette légère sudation spontanée qui précède l’action où il va falloir tout donner, ou du moins ce qu’il reste des vestiges de nos années “olympiques”…
Mais bon, face à un tsunami, ou pris dans un tremblement de terre, est il nécessaire de courir? Désolé, encore mon pessimisme naturel reprend le dessus! A la “vôtre” les anciens!…
MÉTASTASES SUR LES DÉPARTEMENTS ?
Département : le scénario « à la californienne » se confirme
Un quart du territoire en cessation de paiement, voilà déjà plusieurs mois que le président du Conseil général de Saône-et-Loire, Arnaud Montebourg, le prédit. Dans cette période de vote budgétaire, ce pronostic se confirme de jour en jour et de nombreux Départements risquent la faillite.
La compensation très insuffisante des dépenses sociales obligatoires plombe les budgets des Départements, surtout les plus ruraux. Ils sont en plus victimes de la conjoncture, suite à la chute des droits de mutation, une part importante de leurs recettes. En supprimant la taxe professionnelle et en engageant une vaste réforme des collectivités territoriales, le gouvernement prend le risque de fragiliser un peu plus les Départements. Vingt-cinq d’entre eux seront poussés à la faillite dès 2010.
Tour de France des difficultés
« Dans vingt-trois Départements, dont le mien, il y aura des budgets en déséquilibre », a constaté François Hollande (PS), président du Conseil général de Corrèze. Dans le Nord, le président du Conseil général a pris la même décision que celui de Saône-et-Loire et ne fera voter son budget qu’au mois de mars.
Les transferts de compétence ont coûté 55 millions d’euros au Conseil général de la Meuse. Son président, Christian Namy (UMP) qui prend des mesures d’économie et « parie sur la baisse des taux d’intérêt en 2010 » pour avoir une chance de boucler son budget en renégociant sa dette. Dans le Bas-Rhin, le collaborateur du président (UMP) assure : « On va baisser les investissements ».
Dans les Alpes-de-Haute-Provence, Jean-Louis Bianco (PS) arrivera à boucler son budget 2010, mais pour 2011, il ne voit pas du tout comment il va pouvoir faire. Quant aux Bouches-du-Rhône « avec une autonomie fiscale réduite à 10%, elles ont « le couteau sous la gorge ».
Le Département de Seine-Maritime, très industrialisé, sera sans doute l’un des plus touchés par la suppression de la taxe professionnelle. Et dans les Landes : « nous avions prévu de compenser la baisse des droits de mutation par une augmentation de la taxe professionnelle… ». Le Conseil général de Loire-Atlantique a d’ores et déjà annoncé des baisses de subventions, par exemple – 70% pour le FC Nantes. En Ille-et-Vilaine où les subventions de fonctionnement aux associations vont être réduites de 20 à 30 % et les nouveaux investissements gelés, le président du Conseil général accuse l’État de transférer « ce qui revient le plus cher : enfance, handicap, personnes âgées »………………………………………………………………..
Une solution ?
Voilà ce qui est sorti de ma boîte à outils : Un bel et excitant anagramme à six temps à afficher au mur du séjour, au dessus de la télé.
ECRAN
ANCRE
NECAR
CRÂNE
CANER
CARNE
RANCE
On y va ?
ECRAN
Un Écran, dans son sens premier, c’est un « panneau ou séparation servant à protéger de la chaleur, de la lumière, du son ». Bizarrement, un panneau, c’est une trappe, comme dans l’expression « tomber dans le panneau ». Et question de séparer, la télé est super. Il y a 50 ans, toutes les familles veillaient les unes chez les autres, un soir aprés l’autre. C’était le temps des chanteurs des rues. L’écran a tout tué. Il protège parfaitement de la chaleur humaine, de la lumière intérieure, et du son profond.
ANCRE
Pas besoin de dessin, l’ancre empêche le navire d’avancer, et maintient au sol ce qui pourrait s’envoler.
NECAR
Tuer, en latin, rappelle le grec nekros, le cadavre. Le second des quatre termes de la devise des Jésuites « Iustum Necar Reges Impios » (au sens littéral : il est juste de tuer les rois impies), basée sur l’acronyme INRI, censé avoir figuré en haut de la croix du Christ.
CRÂNE : que dire de plus ? Vous manque les os croisés pour mettre autour ?
CANER : reculer, flancher, mourir.
Juste pour faire joli, on peut encore y ajouter CARNE, la mauvaise viande RANCE, donc cadavre avancé.
Allez, je me lance dans la haute voltige :
« Ancrée devant l’écran nacré, la carne rance au crâne vide se prépare à caner car ne vit plus ».
Ai-je sollicité le sens, ou tombe-t-il du ciel ?
Détruisez vos télés avant qu’elles ne vous détruisent !
Vieux Jade
@ naradamuni
Très intéressant.
Ça me plairait pas mal que tu me le mettes aussi sur mon billet Rue89, ton commentaire. Au moins les deux premières parties : sur les départements et sur le tour des difficultés.Je me suis permis d’y corriger quelques scories de mise en page. Corrigé aussi ton premier lien qui ne fonctionnait pas.
Je mets le tout dans ma sélection Google Reader.
Bonjour Yéti, et merci pour ton blog dont je suis une fervente lectrice même si ma timidité m’empêche toujours d’intervenir .
Voila l’objet de mon incursion aujourd’hui que tu vas considérer comme hors sujet, mais j’ai une question qui me titille:
concernant Rue89, qui fait partie des sites que je visite assidument, et sur lequel tu interviens: quelles sont les moyens financiers qui font vivre ce site ? Une théorie m’a été avancée hier soir suite à une conversation politique avec des amis , comme quoi Rue89 est le site d’info qui reçoit la plus grosses subvention de l’Etat et qu’ainsi son indépendance ne serait qu’un leurre…. Rue89 servirait de cette manière de “bouffon utile ” au gouvernement ! Est ce une “théorie du complot ” supplémentaire, de celles qui rendent parano et méfiant de tout ?
Merci de m’éclairer Yéti, car je suis déjà assez déçue par beaucoup de faux cul ….
@ Flo
Bienvenue au club de ceux qui osent ENFIN parler
À propos de Rue89.
1/ D’abord, le fait de recevoir des subventions de l’État (je ne sais pas si c’est le cas pour Rue89) ne rend pas forcément dépendant. En tout cas certainement moins que d’être sponsorisé par le privé. Ou pire, d’appartenir au privé. (Question perso : pour qui travailles-tu ? Qui te paies ? Te sens-tu moins “indépendante” ?)
2/ Ce n’est pas moi qui “interviens”, qui publie sur Rue89. C’est Rue89 qui décide ou non de publier les textes que je leur propose, nuance. Ce sont eux qui m’ont proposé de le faire en ouvrant un blog à mon nom (enfin, pseudo) sur leur site.
3/ Je n’ai jamais écrit un seul billet en le “calibrant” pour que Rue89 le publie. Le deal tacite entre eux et moi, c’est qu’ils décident en derniers recours des titres et des inter-titres (finaud, je leur soumets tout de même les miens, que bien souvent ils retiennent). Mais les textes, c’est moi et seulement moi.
4/ Je connais maintenant assez bien le fonctionnement des gens de Rue89. Leurs idées. Le problème pour moi n’est pas de savoir si je partage ou non exactement les mêmes idées, la même vision des choses qu’eux (c’est loin d’être toujours le cas). Mais de savoir si je suis prêt à faire un bout de chemin avec eux, quelles que soient nos différences. Pour l’instant, la réponse est oui.
(PS : je transmets ton commentaire aux gens de Rue89. Peut-être auront-ils quelque chose à rajouter.)
Ca part vite les théories du complot! Rue89 a reçu une subvention pour une nouvelle plateforme technique. Nous l’avons annoncé sur le site et en avons longuement débattu avec les “Riverains” de Rue89 :
http://www.rue89.com/making-of/2009…
C’est une aide à projet, c’est-à-dire qu’elle sert à payer des factures chez un prestataire qui réalisera cette plateforme, il ne s’agit donc pas d’une aide en trésorerie qui servirait à payer nos salaires.
Pour cela nous avons deux sources de revenus :
- la pub qui représente un peu plus de la moitié de nos recettes
- des activités de service (développement de sites pour d’autres clients, et formation) qui représentent le reste.
Rue89 perd encore de l’argent, même si nous espérons que l’équilibre n’est pas trop loin. La subvention que nous avons reçue, ainsi que de nombreux autres sites dont Mediapart et Slate.fr parmi les “pure players”, mais aussi les sites des médias traditionnels qui se sont refusés jusqu’ici à toute transparence sur le sujet contrairement à nous, constitue un coup de pouce de l’Etat. Cette aide est apportée à un secteur nouveau qui a du mal à trouver un modèle économique. C’est une excellente nouvelle pour le pluralisme de l’information.
Enfin, dernier point, l’indépendance ne se décrète pas, ni par nous, ni par l’Etat, mais ce sont les lecteurs qui en sont juges. Si nos lecteurs pensaient qu’on avait vendu notre indépendance pour une subvention, ils nous le feraient savoir en “votant avec leurs pieds”, c’est-à-dire en allant lire ailleurs. Il ne me semble pas que le contenu de Rue89 ait sensiblement évolué depuis que ces subventions ont été annoncées, et les Riverains sont toujours là!
En attendant, merci au Yeti pour ses contributions à la liberté de ton et de parole totale - avec ou sans subventions…
@ Yéti
C’est le capital privé qui me paye puisque je travaille dans une grosse compagnie d’assurances …. mais effectivement, je ne me sens pas pour autant son obligée , et avec les moyens du bord (syndicaliste obligée de militer sous une casquette syndicale qui n’est pas de ma sensibilité politique, faute de représentativité au sein de mon entreprise, bonjour la schysofrénie ! ) je fais mon possible pour ralentir le broyeur . Même si j’ai souvent un sentiment de désespérance devant l’immobilisme des salariés et l’arrogance de la direction, j’ai aussi des moments d’exaltation grâce à des petites victoires, modestes, mais qui me confortent (et me réconfortent !) dans ma conviction qu’il ne faut jamais lâcher l’affaire face à ces cannibales d’un côté et ces fatalistes de l’autre !
C’est pourquoi je viens me ressourcer sur ton blog, et sur d’autres, où je me sens politiquement moins seule , où je ne me sens pas une ” pauvre idéaliste naïve manipulée ” etc …..
Paradoxe : la digne lutte n’empêche pas ma conviction de ne pas vivre dans une démocratie au sens propre du terme .ça se saurait si le peuple avait le pouvoir (comme je déteste ce mot ! ) et en aucun cas je ne me sens représentée par cette démocratie , et ce depuis toujours .
J’ai voté Bové en 2007, et je regrette qu’il n’ait pas rallié Mélenchon ….
Je crois quand même à la pureté et l’honnêteté de quelques uns , je déteste le “tous pourris ” , et malgré tout je continuerai de voter pour ceux qui méritent ma voix ( ouais, elle se mérite ma petite voix ! ) et je me réserve le droit de m’abstenir sans scrupules le cas échéant, comme je l’ai déjà fait un fameux jour de mai 2002 !
Et merci pour ta réponse concernant Rue89 , je transmets …..
@ Pierre
merci pour tes précisions
Pour info, Pierre Haski est co-fondateur de Rue89.
Merci, Flo, pour tes interventions. Comme tu peux le constater, c’est en osant poser les questions qu’on a plus de chances d’avoir les réponses
@Le Yéti
http://www.selinfo.fr/fr-actualites…
Également, mis en commentaire sur Rue89 les deux premières parties à la suite de celui ci précédemment déposé :
” Si vous ajoutez à cela la demande de la BCE faite à Francfort-sur-le-Main, le 11 janvier 2010 par son président Jean-Claude TRICHET !
– La permission de tricher, c’est très exactement ce que vient de demander le très bien nommé Jean-Claude Trichet à la Commission européenne : la permission de tricher avec l’argent public européen dont les réserves ne sont constituées que par dotations et souscriptions des banques nationales*. Cette demande est révélatrice d’une perte de sens commun des plus hautes instances européennes, qui réclament ni plus ni moins que de disposer des fonds confiés par les états-membres sans la transparence indispensable à la légalité de ces opérations.
Tous complices !
Ni les représentants des banques centrales nationales, ni les membres du Conseil des gouverneurs de la BCE ne peuvent couvrir cette folle dérive sans risquer, eux aussi, des poursuites pénales - chacun selon son droit national - si le système venait prochainement à exploser, comme le prédisent maintenant la majorité des économistes et qu’on découvrait après coup des pertes générées dans l’opacité réclamée. Que la Commission accepte ou non cette “permission de tricher” n’y changera rien.
Dormez, contribuables !
L’idée de Jean-Claude Trichet est simple : profiter de l’angoisse actuelle causée par la perspective de l’effondrement généralisé du système financier pour donner ou prêter à qui bon lui semble, sans avoir de compte à rendre à personne, sans même que ça ne se sache. Le problème, c’est que Jean-Claude Trichet ne dispose que d’argent qui ne lui appartient pas, qui n’appartient même pas à la BCE, mais aux seuls les états-membres, et in fine, à nous, contribuables.
Prendre aux pauvres pour donner aux riches
La permission qu’ose réclamer Jean-Claude Trichet, c’est simplement de faire les poches des contribuables de la zone euro, pour le seul bénéfice de ses copains banquiers et coquins traders, tous responsables de la crise. En d’autres temps, cette simple demande aurait motivée le renvoi sans frais ni indemnité de l’intéressé. “
Voici le texte de la PERMISSION DE TRICHET
Dans les situations difficiles , geindre et se lamenter et surtout
a t t e n d r e
est vain.
S’informer, se rassembler et A G I R , ca c’est utile.
Tous dehors le 27 mars prochain pour le ‘no-sarkozy-day’ ! Informez-vous !!
“préparer…les jardins hospitaliers de demain. Pour après la tourmente.” Pas mieux
Bon !
Ca bouge …. c’est déjà ça !
Marrant ce fil ….
On y discute beaucoup, mais on n’y apprend rien !
Quels sont les mécanismes financiers qui déterminent que l’économie mondiale va se casser la gueule ?
Que se passera-t-il le jour où l’Espagnen, le Portugal et la Grèce se déclareront insolvables ?
Un Etat peut-il mettre la clef sous la porte ?
Quel rôle joue la bourse dans ce bordel ?
C’est quoi l’économie réelle ?
Virtuelle ?
Et les grands indicateurs (NASDAQ, CAC40, NYSE, DOW JONES …. etc ….) ?
Pourquoi la crise a-t-elle été révélatrice ?
A quoi sert le FMI (avec le paon à sa tête
et la queue aussi !) ?La Banque de France ?
La banque Mondiale ?
Les banques Centrales ……. et tutti quanti …… ???
Comment et entre qui circulent les flux financiers ?
Qu’est-ce que la dérégulation, la protection douanière, les quotas, les clauses d’investissements étrangers …. etc …
Moi, je ne suis pas journaliste, je suis un petit con d’internaute qui cherche à comprendre….. las !
Je ne vois que des questions, ou des affirmations gratuites …… jamais de réponses !
« Face à ces enchaînements catastrophiques, quel remède de cheval ? Quelle potion magique ? Depuis maintenant plus de deux ans que cette crise a éclaté, RIEN ! Aucun diagnostic un tant soit peu lucide. Aucune décision d’envergure. Aucune correction de trajectoire d’avenir. »
Est-ce normal ?
Nom de dieu, doit bien y avoir un gugus qui sait comment ça marche ! non ?
Pourquoi ne pas lui demander ?
Un journaliste n’a pas la science infuse, ça n’a rien de choquant, mais quand il prétend se passer de travail de recherches …. là, ça devient pathétique !
Moi, quand j’étais petit, je lisais « Tintin reporter » et je le suivais dans ses investigations, cherchant la vérité au delà des images d’épinal et des lieux communs :
« Maintenant que ces idiots ont grillé sans compter leurs principales cartes, quelles sont celles qui leur restent à tirer de leurs manches pour sortir du bourbier où ils s’enfoncent ? »
« Récemment réunis à Davos, nos grotesques Diafoirus ont continué à s’agiter en toute inutilité, clamant que le capitalisme n’avait pas d’alternative, que le malade était plus imaginaire qu’il n’y paraît, que le moribond était un tout petit peu moins moribond que prévu. »
Etc ….
Bien, aussi le duo du berger bergère sur Rue89 !
J’t’aime mieux qu’mes moutons on on on on
J’t’aime mieux qu’mes dindons on on on on ….
Y’a pas, on peut dire qu’on est informés …. Comme on mérite !
Et si vous faisiez un petit effort ….
Euh, là, il me faudrait écrire un bouquin pour répondre en détail à tes questions, Yfig, reprendre mes vieux cours de sciences éco.
Une bonne partie des réponses se trouvent d’ailleurs dans mes billets précédents. J’peux pas tout recommencer
Il va falloir que tu cherches un peu tout seul, Yfig. Va voir les définitions sur Wikipédia. Par exemple, celle sur “l’économie réelle” est très bien expliquée.
Pour le reste, essaie de faire fonctionner ta jugeotte et ne te laisse pas égarer par le laïus abscons des pseudo-spécialistes qui ne cherchent qu’à perdre le vulgaire.
Un État, ça fonctionne un peu comme une entreprise ou un pékin comme toi. (Il y a bien quelques différences, mais trop longues et inutiles à recenser ici).
Toi pour acheter quelque chose, soit tu te sers des sous que tu gagnes, soit tu empruntes. Seulement dans ce dernier cas, faut que tu rembourses. Et quand tu as trop emprunté, que tu es surendetté et que tu ne peux plus rembourser tes créanciers, ceux-là t’envoient les huissiers, saisissent tes meubles, te fichent dehors.
Eh bien, pareil pour les États en difficultés (Grèce, Portugal, Espagne…). Leurs dépenses ont été bien supérieures à leurs recettes (les impôts, taxes…), ils ont accumulé les dettes. La crise est venue encore” plus aggraver leur cas. Et les voilà maintenant le bec dans l’eau.
Bien sûr qu’un État peut faire faillite. Cf. l’Argentine en 2001. Et même la Californie aujourd’hui (c’est pas moi qui le dit, c’est Le Figaro)
Bonsoir,
Disait, de mémoire, le gouverneur de la banque centrale d’Angleterre en 1920.
La monnaie “outil” d’intérêt général lorsque les élus du peuple en ont le contrôle est devenu un “outil” d’intérêts privés.
L’aricle 104 du traité de Maastricht, devenu 123 dans celui de Lisbonne signe le détournement de la richesse publique à la fraternité des banquiers du monde entier.
De ce fait, les Etats, les Nations (nous) ne peuvent plus financer les investissements publics qu’en empruntant à des acteurs privés et donc… en leur payant des intérêts.
Les banquiers (pas nos directeurs d’agences -chair à canons-) désormais maitres de la Politique, règlent, gouvernent aujourd’hui tous les mécanismes financiers et échanges économiques humains.
Les SA muent en SS.
Les élus européens de gauche comme de droite couchés sous la menace font que nous allons, résignés, continuer à cautionner le casse du XXIème siècle jusqu’à se qu’ils soient un jour directement nommés à la tête des pays asphyxiés par ces nouveaux nazis en cols blancs.
Peut-être, exagère-je un peu…
ah ah, rue89 qui n’a que 2 sources de revenus, la bonne blague !
__
Rue89, Mediapart et Slate auraient ainsi empoché en toute légalité et en toute opacité, pour faire leur trou sur la toile, la somme faramineuse de 20 millions d’Euros par an ponctionnée sur les impôts des contribuables français !!__
combien pour rue 89 ?
Pour revenir à l’article, il n’y aura rien à attendre d’un mouvement collectif qui ne viendra pas… Faites un pas de côté, et ÉMANCIPEZ-VOUS !
Pour celles et ceux qui veulent savoir comment marche la finance et la création de la monnaie il y a cet excellent site, on l’on peut télécharger à loisir les excellents documentaires : l’argent dette notamment etc etc, bon visionnement
http://www.subsociety.org/multimedi…
Bien évidemment, il fallait lire comment “marchent”, et non “marche”. Voilà ce que cela donne quand on écrit plus vite que l’on réfléchit
Bien !
Je ferai donc le travail de journaliste à la place du journaliste.
Espérons que j’y mettrai un peu plus de coeur à l’ouvrage que les journalistes qui vous renvoient à gougueule …. !
“Toi pour acheter quelque chose, soit tu te sers des sous que tu gagnes, soit tu empruntes. Seulement dans ce dernier cas, faut que tu rembourses. Et quand tu as trop emprunté, que tu es surendetté et que tu ne peux plus rembourser tes créanciers, ceux-là t’envoient les huissiers, saisissent tes meubles, te fichent dehors.”
Moi, j’apprécie beaucoup quand on me parle petit nègre …. ça me rapelle l’Afrique !
“Toi y’en a pas bien malin, toi y’en a espérer que journaliste donner toi informations … toi y’en a couillon Bwana … journaliste y’en a donner bruits qui courent … toi vérifier information par toi-même !”
Merci Yéti, tu es frais comme un courant d’air ….. et précis comme un pet de gazelle ! ou le versa !
Argentine y’en a faillite, y’en a figaro le dire !
Remarque, on ne peut pas vraiment t’en vouloir puisqu’au JT de Antenne2, ce soir, y’en a dire :
‘Un Etat peut-il faire faillite ?”
et puis donner réponse :
“Antenne2 pas donner réponse …. antenne2 journalistes pas compétents”
Antenne2 journaliste dire : Argentine trouver solution faillite état en dévaluant monnaie ….. journaliste très informé !!!!!!!!!!!
Alors si antenne2 journalistes pas savoir, Yéti pas tenu de répondre, Yéti pas supérieur journalistes antenne2 …. sinon, ça se saurait !!!!!
Moi y’en a aller me coucher … moi connais réponses …. mais réponses pas intéresser journalistes, journalistes comprendre questions, mais pas réponses !!!!
noz vad
@ Yfig
Faut pas le prendre mal.
C’est juste qu’il ne peut pas répondre à toutes tes questions aussi rapidement que tu le demande, que ce travail tu peu le faire par toi même (il n’est pas journaliste) et qu’il a mis un lien dans son article vers le blog de paul jorion qui ne traite pratiquement que des questions que tu a posé.
Alors fait au moins l’effort de suivre les liens qui sont proposé dans l’article si tu veux en savoir un peu plus et n’attend pas que tout te tombe tout cuit dans le bec.
Kenavo ar wech all!
@ Yfig
je te rejoins.
On nous explique pourquoi cette saleté de système est vilain et destructeur…. Mais d’ébauche de solutions, ca
? Nada. Pourquoi ne pas abroger ce foutu traîté de Lisbonne par exemple Ou autre chose d’ u t i l e et e f f i c a c e . Marre de la complaisance à décortiquer ce qu’il faut balayer une fois pour toute.
@ lau
“Mais d’ébauche de solutions, ca, nada.”
Si, ça se trouve là.
(NB : il y a 7 volets en tout ; il suffit de suivre les liens en bas de chaque billet ; le volet sur les relations internationales est le sixième .
Ce petit programme a aussi été intégralement publié sur Rue89).
Suffit de chercher un peu
Ok, je vous laisse le dernier mot …..
non sans remarquer que :
l’article du figaro sur la Californie n’explique rien, il constate un fait et annonce ce que Schwartzy compte faire (il est rusé comme un indien ce type !)
L’article wikipédia (déjà, faut oser …. mais passons ….) je ne trouve pas d’explication financière à proprement parler, juste des bribes historiques sur des projets, des décisions politiques ….. des évènements …. la pommade habituelle !
Enfin, le programme du Yéti est monumental.
Mais ….
Ne repose sur aucune analyse technique économique ou / et financière.
“Y’a qu’à faut qu’on” est de retour.
Un chauffard qui voudrait changer son moteur sans avoir le début d’une idée du comment ça marche et avec quoi c’est relié ….. s’expose à rester sur le bord de la route le pouce levé !
Tout individu ou personne morale ou entité politique digne de ce nom se doit de comprendre comment marche son économie pour en tirer les conclusions.
Mes entrées : basées sur quels produits, quelles compétences … en quoi puis-je les améliorer ou au contraire les rendre obsolètes par rapport à la concurrence et avec quels supports financiers ou coûts ?
Mes sorties …. dépenses incompressibles et dépenses supprimables ?
Le tout dans un contexte international sur lequel je n’ai que peu de pouvoirs (la Chine, les US, l’Inde …)
On pourrait reprendre tous les points du discours des 7 boules de cristal du Yéti et démontrer que tout existe déjà mais n’est pas mis en pratique ou bien a existé à un moment et puis a été abandonné …. pourquoi ?
Ecrire un bouquin ?
Pourquoi pas …. si ça aide !
Je ne dis rien d’autre depuis le début et on me répond toujours pas des constats, jamais par des analyses critiques et détaillées ! (sauf la démonstration du pékin qui a des oursins dans son portemonnaie et ne comprend pas pourquoi ses doigts le piquent !)
Quand je parle bourse, on me rétorque lanternes !
Quand je dis marché, on me répond pan pan pan poireaux pommes de terre ….. !
Je sais bien que je ne dois m’attendre à rien d’autre …. c’est pouquoi je renonce.
Il y a donc un problème caché …. comme dans le jeux des 7 erreurs, il faut trouver pourquoi ça ne peut pas marcher, qu’est-ce qui empêche le fonctionnement du programme 7eme ciel et le dérive vers un autre système profitable à autre chose à d’autres objectifs, à d’autres individus … ?
Las !
Quand on commence à mettre les mains dans la merde, faut s’attendre à quelques miasmes ….
Gardons nos mains propres et continuons de rêver qu’on peut réinventer ce qui existe déjà ……
Kenavo ar a benn awalc’h
Merci de m’avoir “laissé le dernier mot”
Jusqu’à la prochaine fois ……………..
@ Yfig,
pour des analyses pointues, détaillées des mécanismes économiques ‘vicieux’ de notre belle époque, il faut aller sur le blog de Paul Jorion (blog de paul jorion).
Pourquoi personne ne fait toujours r i e n , ca je ne sais pas et ca me rend malade.
Merci Lau.
Ok pour l’idée de préparer la suite sans s’inquiéter des aléas météorologiques. Ok pour préparer modesterment les jardins hospitaliers.
Critiquer le système actuel m’apparaît comme secondaire par rapport à celui des jardins. Ce système est effondré. En plus, nous ne pouvons que compter les points, observer les péritpéties et les agitations. Eructer mar colère, ma fureur et ma haine n’ajoutera au désastre qu’un postillon. Eructer m’empêchera de chercher et de travailler à répondre à la question. “Que faire ?”
Je suis d’accord. Il en faut de la constance. La mienne est bien vacillante.