01 novembre 2009
LES FRANÇAIS QU'ILS SONT
“Identité nationale” !
Donc, ils en sont arrivés là ! Un grand débat sur l‘“identité nationale”. Pour meubler quel vide ? quel tortueux stratagème ?
L’identité nationale ne se décrète pas. Elle se ressent. Ou non.
Je ne me sens d’aucune identité d’aucune sorte avec les prédateurs qui gouvernent aujourd’hui mon pays.
Je n’entonnerai certainement pas la Marseillaise avec eux.
Que ces détestables personnages aient l’assentiment du plus grand nombre m’est totalement indifférent.
Dans ma morale à moi, c’est la conscience individuelle qui prime sur les diktats du fait majoritaire. Qui n’est qu’un pis-aller.
Or, ma conscience individuelle à moi m’intime aujourd’hui de prendre mes distances vis-à-vis de ces malfaisants. Et même de leur résister.
Je ne garde des lois que celles qui sont en accord avec ma conscience individuelle. Les autres, les leurs, ils peuvent se les mettre où je pense !
Je trouve indécent et déplacé d’accepter de discuter d’identité nationale avec ces gens au service entier d’un petit clan social de rapaces. Leur manœuvre n’est qu’un grossier guet-apens.
D’eux ne peut venir que le pire et l’inacceptable. La gestion de la situation actuelle dans toutes ses facettes (économique, sociale, politique, financière, policière, judiciaire…) le démontre au quotidien.
Nul aujourd’hui ne peux l’ignorer, sauf ceux qui s’y résignent ou s’en accommodent. Par faiblesse ou par lâcheté.
J’exècre ces potentats gris et morbides. Nulles circonstances atténuantes pour eux. Aucun rapprochement envisageable. Pas d’identification décente possible.
J’aurais trop honte d’être les Français qu’ils sont.

Commentaires
“J’aurais trop honte d’être les Français qu’ils sont.”
Vu leur méconnaissance (?) et leur mépris pour l’Histoire de ce pays, sont-“ils” vraiment des français, dans le fond?
A moins que l’identité nationale qu‘“ils” revendiquent ne se bornent qu’aux plus sombres heures de notre pays?
Si c’est le cas, je suis comme toi, je préfère (et dois) leur résister.
L’identité nationale, c’est un peu comme le rire, en fait, on peut en parler, mais pas avec n’importe qui.
Parce qu’on n’est vraiment, VRAIMENT pas sûr de parler de la même chose.
Yeti, je pense que nous n’aurons pas d’autres choix que de nous impliquer dans ce débat parce que nous ne parlerons effectivement pas de la même chose et qu’il est important que ceux et celles qui ont étudié l’histoire de l’identité nationale (Historiens, sociologues, chercheurs….) et ils sont nombreux(e)s) puissent enfin avoir droit au chapitre. Pour l’instant leurs travaux de recherche et d’analyse restent dans les cercles universitaires.
Ils mènent un travail extrêmement important, il a donné lieu à de nombreuses publications, de plusieurs articles - et collectif – L’objectif est de rendre compte et d’analyser cette singulière conjoncture politique ici en France mais aussi en Europe c’est à dire l’avènement et l’installation durable d’une xénophobie d’Etat, d’un nationalisme définitivement institué.
L’alerte avait déjà été donnée en 2007 lors de la création du fameux ministère. Bon nombres d’historiens, socio…ont démissionné de la cité nationale de l’histoire de l’immigration et depuis n’ont eu de cesse de dénoncer cette manœuvrer politique et idéologique et n’ont eu de cesse de dire que cette logique identitaire n’a fiat qu’alimenter les discours nationalistes et xénophobes depuis le XIXe siècle.
JE vous invite à lire cet excellent ouvrage de Gérartd Noiriel “à quoi sert l’identité Nationale”
http://atheles.org/agone/passeprese…
et aussi le dernier en date Jérôme Valluy qui vient de publier “Douce France, rafle, rétention, expulsions….”
http://www.aloufok.net/spip.php?art…
Bref c’est effrayant, mais notre résistance se situe ici, faire vivre ces travaux, les sortir des cercles universitaires, publier largement, informer le plus grand nombre, contredire, argumenter, analyser, dénoncer, ….
Que faire d’autre ?
Dans un monde où l’injustice la plus crasse parade ou la Justice sert plus que jamais les seuls intérêts des nantis, désobéir à la loi, la braver relève de la légitime défense; davantage même, de la nécessité vitale! être un “hors la loi” vaut acte quotidien de résistance!!
@ Myriam
Ce court billet (dérivé d’un commentaire sur Rue89) est ma façon d’y participer
Toute la question est là ! Pourquoi un débat de ce type ? Pour en faire quoi ? Les Français seront t’ils plus avancés après ces polémiques ? Et puis , est ce qu’il n’y a pas contradiction entre le désir de construire l’Europe , la mondialisation , et ce symptôme de repli ? Y’en a qui marchent vraiment sur la tête ….
Bon sang mais c’est bien sur ! Les “autres” ne sont pas comme nous ! Il ne respêctent pas les mêmes valeurs (travail, famille, patrie ?) ! Identifions nous pour identifier ceux qui sont différents… et après, une bonne guerre ?
Quand à la loi… ou avez vous vu qu’elle était respectable, la loi ?
Débat qui ne me concerne pas. Voici déjà bien longtemps que je ne m’identifie plus à la société, qu’elle soit française, européenne ou plus généralement occidentale. Marginal, et fier de l’être. “L’enfer, c’est les autres” comme disait machin. Si elle n’était pas à ce point dévolue à l’idéologie néolibérale, je demanderais la nationalité suisse (le statut d’apatride est vraiment trop difficile à assumer, bien qu’il soit conceptuellement tentant à mes yeux).
Rien à faire du rayonnement de la France dans le monde, le néo-colonialisme sauce financière me révulse, pour vivre heureux vivons cachés. La vie est-elle plus agréable quand on a “de l’influence”? Rien n’est moins sur.
L’identité nationale, l’expression moderne, politiquement correcte, pour remettre sans complexe sur la table le nationalisme dans ce qu’il a de plus nauséabond? Je me fous de la Patrie, elle n’existe que parce que des gens y croient, et c’est en son nom, toutes nations confondues, que tous les plus grands massacres de l’Histoire ont été perpétrés (au nom de la Religion également, sur des motifs très similaires, toujours d’une futilité pitoyable).
Voltaire, Rousseau, Chateaubriand, Montaigne, Pascal, Descartes, Rimbaud, Verlaine, Monnet, Delacroix, Molière, Racine… - ajoutez-y les génies français que vous voulez - Étaient-ils brillants du fait de leur nationalité, ou du fait de leur esprit? L’auraient-ils été moins en naissant chinois, russes, ou amérindiens?
La seule communauté que je reconnaisse, en définitive, c’est la communauté humaine. Et, malheureusement, à bien des égards, elle me dégoute.
Pourtant il suffit de prendre une mappemonde….ben je trouve qu’on est qdm bien casse couilles pour un si petit pays…même le pays a des talonnettes du coup…et les pays hein…si c’est pas ringard comme concept.
{{Dans ma morale à moi, c’est la conscience individuelle qui prime sur les diktats du fait majoritaire. Qui n’est qu’un pis-aller.
Je ne garde des lois que celles qui sont en accord avec ma conscience individuelle. Les leurs, ils peuvent se les mettre où je pense !}}
Sur ce thème je me permettrai de conseiller la lecture de “La désobéissance civile” de l’excellent Henri David THOREAU (1817-1862)
Il ya effectivement urgence à résister.
Ils sont arrivés où ils voulaient arriver !
Sarkozy n’a été mis là que pour tout casser et ouvrir toute grande la porte à l’extrême droite !
Résultats trouvés sur internet sur évolution des intentions de votes aux élections régionales 2010. LFN largement en tête avec 2.339 ensuite LPS 871
LUMP 807 Par contre LXG 154!! Quand on sait qu’une bonne partie des amis de NS ont fait leurs premières armes dans des groupuscules d’extrême-droite. Surtout que cela est confirmé par une impression générale en discutant avec des gens!
cela fait froid dans le dos. Cela semble tellement un copier-coller des années 30! A ce sujet lire ou relire la trilogie de Jean pierre Chabrol les rebelles On est étonné de voir les similitudes entre les 2 époques
ET cela semble général; entendu sur la cinq :
1: nombreux décès en Ukraine soit disant à cause de la grippe!
2:
d’où une intention d’interdiction des rassemblements
et hasard?
3: élections présidentielles en janvier 2010
où quand le hasard se met au service de la politique
“Identifions nous pour identifier ceux qui sont différents…” Oui, Le Joker…
“La seule communauté que je reconnaisse, en définitive, c’est la communauté humaine.” Oui, Dissonance…
Il ne manque plus qu’un petit lien vers une parmi d’autres actions concrètes, à faire ensemble, on se reconnaîtra mieux encore …
Suivez le lien, signez et faites passer, si comme moi vous vous sentez concernéspar le sort des virés de la “jungle”:
http://placeauxdroits.net/petition2…
Ce prétendu débat empoisonné de néopétainisme n’est toutefois, j’imagine qu’ un nouvel écran de fumée pour faire oublier la réalité: à savoir le pillage pierre après pierre du pays, la mise à mort organisée par ces gangsters, du service public et la revente du bien public à Rotschild et autres oligarques. (Il paraît même qu’ils suppriment la taxe professionnelle, envisagent d’imposer les indemnités d’accident de travail, et suggèrent de passer le délai de carence des arrêts maladies de 3 vers 4 jours!).
Ce pays est réellement aux mains de la maffia http://www.voltairenet.org/article1… on ne débat pas avec des maffiosi.
B’jour à tutti,
Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu’on enchaîne ?
Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c’est l’alarme.
Ce soir l’ennemi connaîtra le prix du sang et les larmes.
Montez de la mine, descendez des collines, camarades !
Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades.
Ohé, les tueurs à la balle et au couteau, tuez vite !
Ohé, saboteur, attention à ton fardeau : dynamite…
C’est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères.
La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère.
Il y a des pays où les gens au creux des lits font des rêves.
Ici, nous, vois-tu, nous on marche et nous on tue, nous on crève…
Ici chacun sait ce qu’il veut, ce qu’il fait quand il passe.
Ami, si tu tombes un ami sort de l’ombre à ta place.
Demain du sang noir sèchera au grand soleil sur les routes.
Chantez, compagnons, dans la nuit la Liberté nous écoute…
Ami, entends-tu ces cris sourds du pays qu’on enchaîne ?
Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
Oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh…
Bien à vous tutti
Luigi
” La nation est une âme, un principe spirituel. Deux choses qui, à vrai dire, n’en font qu’une constituent cette âme, ce principe spirituel. L’une est dans le passé, l’autre dans le présent. L’une est la possession en commun d’un riche legs de souvenirs; l’autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l’héritage qu’on a reçu indivis.”
Extrait de la conférence donnée à la Sorbonne le 11 mars 1882 par Ernest Renan sur le thème: Qu’est-ce qu’une nation ? .
Renan ajoute:
“L’homme n’est ni esclave de sa race, ni de sa langue, ni de sa religion, ni du cours des fleuves, ni des chaînes de montagnes. Une grande agrégation d’hommes saine d’esprit et chaude de coeur, crée une conscience morale qui s’appelle une nation.”
Il n’est pas nécessaire d’avoir 10/10 à chaque oeil pour voir qu’un Etat n’est pas une Nation.
Sarkozy et ses rampants incarnent un Etat.
Permettez de terminer par une dernière citation les concernant:
- ” …Tarlouz.. “.
Louis Nicollin. Néo-philosophe footbalistiquo-ordurier.
Bien d’accord avec vous pour stigmatiser un soi-disant débat lancé par une clique oligarchique dont l’idéologie pétainiste et le comportement grossier écrasent tout idéal de démocratie et de solidarité. Je note dans votre texte l’idée particulièrement importante de non respect des lois heurtant la conscience individuelle. C’est en effet capital : la loi est respectable et doit être respectée pour autant qu’elle demeure compatible avec une éthique et des valeurs humanistes. C’est un devoir moral que de tenir pour illégale une loi inique. L’obéissance à la loi ne doit jamais être un réflexe conditionné, mais passer au travers du filtre de la critique d’une pensée libre.
M. Yéti, je me permets de troller parce que ce que je viens de lire est grandiose!
@Polaire
.
Arriver à citer E. Renan et Nicollin dans le même commentaire, ça force le respect!
Je resterai à jamais admiratif d’un tel panache
Après réflexion, je vais me dédire (c’est coutumier chez moi) et prendre le contre-pied de mon “coup de sang” de l’autre jour.
Je vais donc prendre pleine part à ce débat sur l’identité nationale, ici même, si le tenancier me le permet
. Néanmoins, je vais le faire selon les termes qui me paraissent opportuns, non pas par le petit bout de la lorgnette sécuritaire et nationaliste que semble vouloir imposer le petit monsieur de l’Élysée, car la question mérite de réfléchir bien au delà de telles considérations.
Le débat sur cette question n’est pas nauséabond par essence, il ne l’est que dans les termes étriqués dans lesquels on peut vouloir le poser. En clair, je prends Mr. le président au mot; tant pis pour lui et ses acolytes.
L’identité nationale française prend essentiellement racine dans les déclarations des droits de l’homme. Celle, fondatrice du principe républicain dès 1789, puis celle, au sortir de la guerre, de 1948. A cela, la devise au fronton des mairies fait un écho que devrait entendre, à minima, tout citoyen français.
Ceci impose de questionner directement à la suite le fonctionnement de l’école, qui semble avoir échoué au moins pour partie à inculquer durablement ces principes premiers à bon nombre de citoyens et ce, bien loin de toute considération sur les origines des individus.
Ainsi, une frange non-négligeable de “gaulois pure souche” ne se reconnait manifestement pas dans la déclaration des droits de l’homme, et donc ne s’identifie pas à l’essence de la France. Paradoxalement, ce sont ceux-là même qui se présentent le plus souvent comme les plus ardents défenseurs de la Nation.
Chacun est bien sur dans son droit le plus légitime de remettre en question le bien-fondé de la déclaration des droits de l’homme (c’en est à la fois sa plus grande faiblesse, mais aussi son plus grand mérite que d’accepter la contradiction), mais on doit alors avoir conscience que l’on remet de ce fait en question l’un des piliers fondateurs du modèle républicain français. Dès lors, on se place dans un autre débat qu’est celui de la validité du modèle, que je ne développerai pas ici.
Par extension, il semble nécessaire de questionner pareillement le fonctionnement de chacune des institutions publiques. De manière très résumée, l’État pris dans son ensemble, ainsi que ses agents, qu’ils soient politiques ou fonctionnaires, tout cela fonctionne-t-il conformément à ces principes fondateurs de la république? Si non, que faut-il en déduire?
Un exemple et un seul suffit à prendre en défaut, et ce de manière profonde, celui-là même qui a lancé ce débat, débat qu’il semble n’avoir pas évalué à sa juste mesure (comme à son habitude, oserais-je dire si j’étais méchant):
Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, article 11.1:
Mr. Sarkosy s’est prononcé publiquement et à plusieurs reprises dans l’affaire qui l’oppose à Mr. de Villepin dans des termes parfaitement contraires à l’article pré-cité. De ce simple fait, il s’est ainsi lui-même placé en dehors du champs de l’identité nationale qu’il prétend par ailleurs vouloir réhabiliter.
Même si elle ne valait pas à elle seule une disqualification totale du président actuel (à discuter), cette petite illustration resterait pour autant symptomatique du déficit de sens qu’induit la dérive du discours politique (au sens noble) vers une communication de type marketing (au sens le plus péjoratif) qu’on inflige aux citoyens de manière chronique et croissante ces dernières décennies.
La philosophie morale et politique ne se fait pas entre deux sms sur un coin de bureau, Mr. le Président, c’est un travail de fond qui nécessite un tant soit peu de rigueur, en tout état de cause un peu plus que ce que vous semblez admettre d’y consacrer.
De même, pour chaque article du texte de 1948, il est possible, pour ne pas dire aisé, de trouver de pareils exemples que l’État lui-même manque de considérations pour les principes qui lui ont pourtant donnés corps. Florilège:
L’article 23, portant sur le droit au travail, précise notamment le “droit à choisir librement son travail”. Un agent zélé du pôle emploi vous expliquera pour sa part que si votre “libre choix” entre en contradiction avec ses propres préconisations, cela vous conduira à une radiation pure et simple de la liste des demandeurs d’emploi, fermant ainsi vos droits à toute protection sociale, tandis que l’article 25 prône la sécurité en cas de chômage…
Article 25 qui commence ainsi:
Chacun, notamment parmi les moins aisés, pourra apprécier l’écart considérable entre le contenu de cet énoncé et sa propre situation personnelle et familiale. Que Mr. Hirsch explique aux bénéficiaires du RSA, entre autres, comment atteindre un “niveau de vie décent” à raison de 400 euros mensuels par personne.
Apparemment, il semblerait que même étant salarié au SMIC, cette question ne trouve pas facilement de réponse, alors que ces derniers bénéficient d’une rémunération presque trois fois supérieure aux minima sociaux…
Article 9:
A rappeler aux bons souvenirs de Mrs Besson, Horteufeux et consorts, sans aucun doute. Il semble inutile de commenter d’avantage…
Il serait néanmoins malhonnête de se contenter de fustiger l’État et ses représentants, sans avoir par ailleurs aucune considération pour les comportements de certaines personnes physiques ou morales de droit privé, qui ne sont pas en reste, loin s’en faut, en la matière.
La marchandisation au dernier degré des arts s’est ainsi récemment heurté de plein fouet, dans l’affaire HADOPI, à l’article 27 de la déclaration, qui s’il reconnait effectivement le droit à l’auteur d’une œuvre d’en pouvoir tirer rémunération, admet également la libre jouissance de ces productions pour tout individu.
Or à ce jour, il n’est pas démontré que Mr. P. Nègre (ou tout autre intermédiaire rapace de même type) soit l’auteur d’une quelconque œuvre dont il entend pourtant refuser, avec le concours encore une fois complice de l’État, le droit d’en jouir à toute personne ne lui versant pas préalablement l’obole.
L’article 30, finalement, qui tend à protéger la déclaration elle-même contre tout dévoiement:
Ainsi aucun droit de la déclaration ne peut faire concurrence à un aucun autre, ils sont à prendre tous au même niveau, aussi complexe cette tâche soit-elle. Ce n’est qu’ainsi qu’une société peut prétendre au titre exigeant de “civilisée”.
Fin de l’énumération, pourtant bien loin d’être exhaustive. L’histoire de la république française est née de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen en 1789. A la suite de la seconde guerre mondiale, elle a été réaffirmée avec vigueur par la déclaration universelle, à laquelle ont par ailleurs adhéré à l’époque 58 autres nations. Voilà où se trouve le fondement de l’identité nationale de la France et de ses citoyens.
La question en elle-même, dans le contexte et dans les termes dans lesquels elle est posée, témoigne de l’ignorance, de l’incompétence, et/ou du cynisme de son auteur. Elle est celle d’un exécutant assigné aux basses-œuvres, certainement pas celle d’un homme d’État.
En guise de conclusion, ce paragraphe du préambule qui raisonne particulièrement au regard de ce qui vient d’être dit:
Bonjour, les amis.
Pour ma part, j’avais envoyé un texte sur le site incriminé, texte qui bien entendu n’a pas été publié.
Alors, je l’ai soumis à mes amis de Ruminances.
La bassesse de leurs intentions ne mérite même pas que l’on débatte avec eux,” il faut les foutre dehors et encore à coups de pied au cul” comme disait mon grand-père quand il parlait des fascistes.
Pauvre France !
B’jour à tutti,
Hier sur France 3, émission “Ce soir ou jamais” de Franck Taddéï, le ministre de l’immigration, de l’identité nationale et du développement de la solidarité était invité à débattre du…. débat qu’il vient de lancer sur le sujet. Loin d’être pathétique, Mr Besson qui, faut-il le rappeler occupait un haut strapontin au Parti Socialiste dans la case “économie”, se sent dorénavant investi de LA MISSION : redéfinir le comment nous serions français aujourd’hui en 2009 ? Utilisant en bon soldat (arriviste diront certaines mauvaises langues) l’affectueuse réthorique de son désormais mentor (Nicolas S), l’homme s’est tenu à une règle de grande esbrouffe, à savoir que son débat qui est bien entendu celui de son président, dépasse et ça tous les français le savent, les chapelles et les confessions. Dans le déroulement oratoire et opiniatre qu’en bon apôtre de la politique que mène son gouvernement il sait si bien s’acquitter, il a rappelé combien notre pays pouvait être fier de son histoire. Ainsi, tout comme le grand conducator le fit durant la campagne présidentielle, il nous rappela que la France de la laïcité, des services publics, des frontons issus de la révolution française “Liberté, égalité, fraternité”, constituaient le socle implicite d’un débat qu’on aurait tort de refuser, d’édulcorer, de contester, sous peine que chacun d’entre nous ne révèle la haine qui l’habite ? Entre compassion, fausse modestie, posture de la victime déjà traînée dans la boue de l’amalgame (Michel Onfray le philosophe invité également à l’émission, souligna au ministre qu’entre son intention à débattre et sa pratique -les centres de rétention, les charters, la fracture était patente), Besson trouva pourtant la ressource nécessaire pour asséner à nos chastes tympans l’un de ces merveilleux tour de passe-passe dont son mentor est coutumier. Ce serait, selon lui, le rempart aux méfaits de la mondialisation ?
Acchhhhh ! Mais c’est bien sûr. Sommes-nous sots au point de ne pas comprendre l’intention du ministre. Il est ouvert à tous les points de vue (son site officiel ne fait-il déjà pas office de censures, qu’importe), se place au dessus des partis, des religions, des couleurs, des chansons, des poèmes, des … et des….. C’est un saint (à ce sujet la canonisation avant la synthèse de son débat serait de nature à renforcer le sentiment d’appartenance n’est-il pas). Hors donc contre la méchante mondialisation, le ministre de l’immigration, de l’identité nationale et du développement de la solidarité propose l’identité nationale. Seule à même de renforcer nos potentiels individuels et collectifs, de résoudre la dette publique, la crise financière internationale, le pillage de l’écosystème, le chômage, la chute des cheveux et que sais-je encore pourvu que le caddie soit bien rempli. On peut noter à l’encens de cette appétit démesuré à en découdre avec l’ogre de la mondialisation, que ce ministre de plein droit dans ses bottes de commandant en chef du retour forcé par charter, de l’enfermement d’hommes, de femmes, d’enfants et de vieillards dans les gentils centres de rétention, oublie quelque peu (mais c’est humain non, responsable mais pas coupable) qu’il fait partie de ceux qui ont construit, entretenu, vénéré l’hydre de la mondialisation économique, cédant sans doute là à une pulsion identitaire qui, lorsqu’il était économiste en chef au parti socialiste, n’était pas pour lui déplaire.
Bon diou, mais c’est bien sûr. Hier c’était la mondialisation. Sans elle point de salut. Aujourd’hui, et avec raison gardée hein (ne pas confondre avec la raison et l’éthique de Paul Jorion - voir autre rubrique du Yéti sur ce site), il nous faut expréssement garder la mondialisation mais lui ajouter l’identité nationale. Bon, euh, comment peut-on faire l’analyse d’un tel charrabia ? Difficile. Je n’ai pas le niveau du ministre. Toutefois pourrrais-je lui faire remarquer qu’en privilégiant aujourd’hui l’identité nationale au détriment de la mondialisation (humaine), il risque de faire ressurgir des démons qu’en son for intérieur, j’en suis persuadé, il ne veut pas réveiller. Ou bien peut être, non je n’ose le croire, peut être que la solution trouvée par son gouvernement consisterait à réssuciter les années 40, préparant ainsi le terrain à ce que le monde marchand connaît de mieux lorsque les gueux de plus en plus nombreux commencent à taper à leurs portes blindées (comprendre qu’il est tellement bouffi gavé de pouvoirs et d’argent, en cercle restreint cela va de soi), qu’une bonne guerre sous drapeaux nationaux donnerait de nouveau du pep’s à …. l’économie ? Qu’en pense l’ex expert du PS en la matière ?
Pour ma part, et pour conlcure ce long billet d’un salmigondis nauséabond par le ministre asséné, je suis de ceux qui pensent que l’identité nationale dans la mondialisation (celle des êtres humains, pas celle de la finance et de l’économie), est la somme des identités culturelles. C’est de là et seulement sur ce postulat qu’il convient d’envisager nos avenirs communs. A preuve du contraire, monsieur le ministre de l’immigration, de l’identité nationale et du développement de la solidarité (entre parenthèse les conseils en communication du Roi, du Vice-Roi et de sa cours auraient du ajouter “de la solidarité durable”, ça aurait eu de la gueule surtout pour les exclus et expulsés) porte en lui et avec lui toutes la panoplie du parfait hypocrite.
Bien à vous tutti
Luigi
“Toute exacerbation idéologique de l’identité nationale dans une société dite civilisée est un glissement vers la barbarie, un terreau fertile au fascisme et au racisme. L’identité nationale exaltée contre autrui, est un accroc au principe d’ouverture à l’autre qui constitue l’un des caractères dominants de l’humanité, cette seule identité supérieure et universelle qui devrait s’imposer.”
c’est là
La discussion sur le thème de l’identité nationale est un recyclage schmittien.
Le but est de désigner un bouc émissaire.
Donc rentrons dans le jeu ; la France de ces vingt dernières années se caractérisent par une cassure de plus en plus profonde entre une majorité (90% et +) de la population qui souffre du dogme du libre échange mondialisé et une minorité chaque année plus infime qui en profite. Et la classe moyenne comprend de plus en plus qu’elle appartient au nouveau prolétariat. (voir les résultats du dernier référendum)
Nous savons donc maintenant qui nous sommes et qui ils sont.
Nous revenons ainsi dans les faits comme dans les idées à la situation précédant la révolution de 1789 : une infime minorité ayant tous les privilège et pour qui tourne le système et la quasi totalité de la population qui supporte ces chancres (la noblesse représentait moins de 1% de la population de l’époque).
Aujourd’hui, moins de 5% de la population voit sa situation bénéficier du système économique.
Cette division de la population est aujourd’hui nettement plus pertinente que celle qu’ils désirent fondé sur l’origine ethnique.
Cette définition de l’identité nationale a le mérite de tomber pile sur le fondement de la nation française, l’idéal d’égalité.
@bertrand
recyclage schmittien, tout à fait!
ça fait déjà un moment que je vois ses théories se répandre, s’étaler, s’infiltrer, comme une pieuvre qui déploie ses tentacules.
bien pratique Schmitt pour les fachos de tous poils, les racistes, les xénophobes qui se piquent d’intellectualisme…suffit de remplacer juif par musulman, gay, femme…
L’identité nationale!!
C’est par hasard que l’on naît quelque part ou ailleurs. La planète est le bien commun de toute l’humanité.
au siècle de la mobilité des populations, choisie ou imposée, mettre l’identité nationale comme critère de sélection est aberrant!
une anecdote en passant: mon amie M. a la nationalité norvégienne mais elle a grandi au Pakistan où vivait ses parents, puis elle s’est mariée avec un Italien dont elle a eu une fille. Elle vit toujours en Italie mais son nouveau compagnon est islandais et elle envisage d’aller vivre avec lui, en Islande.
Le pays dont elle se sent la plus proche, où elle a ses souvenirs, ses amis, est le Pakistan, pas par religion, elle est athée, par amour du pays et de ses habitants.
Mais par nationalité elle est norvégienne, pays où elle n’a jamais vécu!
autre exemple: ma fille, qui a vécu jusqu’à dix ans en France, puis de 10 ans à 20 ans en Italie et qui maintenant étudie en Belgique; française de nationalité, Italienne de culture…etc… citoyenne du monde!
Baci Le Yéti et bonne journée à toustes
Bonsoir,
Un petit dessin en passant… Sur un site qui en compte de très savoureux!
http://hippoetje.canalblog.com/arch…
Qu’est ce qu’être Français? nous demandent Sarko et Besson
Pour moi, être français aujourd’hui c’est d’abord et surtout:
Accepter des inégalités révoltantes et s’y résigner
Accepter que des milliers de nos compatriotes vivent et dorment dans la rue.
Accepter comme fatal le carcan néolibéral et ses effets dévastateurs.
Abdiquer toute fierté en restant sans réaction devant des conditions de travail poussant les salariés au suicide.
Tolérer cette ignominie impardonable qu’est la chasse aux enfant nés dans de “mauvaises ethnies”, comme cet enlèvement d’un enfant de sept ans par des flics armés arrêté dans sa classe et conduit en rétention!Abominable.
Accepter la xénophobie sournoise de ce Monsieur Besson et l’apartheid qui n’ose pas dire son nom dont sont victimes les “banlieues”
Tableau assez sinistre bien que tout à fait incomplet.
Voilà ce qu’est être Français sous Sarko!
Impossible d’en être fier