07 mars 2010
LA GRANDE CRISE : NOUS SOMMES TOUS DES GRECS ISLANDAIS !
Quelques 93 % d’Islandais viennent de moucher d’un coup de référendum tous les importants qui prétendaient les faire rentrer dans le rang d’un système moribond. La claque faite au FMI et consorts ! Manque nos amis grecs pour compléter le tableau. Et bientôt nous !
Essayons de faire un nouveau point sur la situation internationale à la lumière de ces derniers évènements capitaux.
Une situation internationale pire qu’au début 2009
La Grande Crise — appelons-la désormais ainsi à l’instar de l’analyste financier François Leclerc, tant ses répercussions vont être tragiques et bien au-delà de ce que l’humanité a connu depuis le début de l’ère moderne — la Grande Crise, donc, continue imperturbablement à développer ses métastases meurtrières.
Désormais totalement déconnecté des réalités économiques, le monde financier brasse à plus soif des milliards qui n’ont plus aucun sens. Avant de n’avoir bientôt même plus de valeur, un peu comme le deutschmark dans l’entre-deux guerres mondiales, ou comme la “fortune” des Islandais après leur banqueroute.
Le monde économique, après avoir été maintenu sous perfusion par des plans de relance stérile, recommence à s’effriter inexorablement. À l’image de la rechute de cette pauvre consommation des ménages, après extinction de l’effet prime à la casse.
Ne nous attardons même pas sur la désastreuse situation sociale (les chiffres du chômage parlent d’eux seuls) et constatons que le dernier rempart à la chute finale est en train de s’effondrer. Le plus important car c’est lui qui détient les clefs des protections sociales élémentaires : celui des puissances publiques, qu’elles soient étatiques ou locales.
Une conjonction de plusieurs crises qui s’alimentent les unes les autres
Ce qui arrive aujourd’hui à la Grèce et aux Islandais, ne sera évidemment pas contenu à ces seuls pays.
Nul n’ignore plus la situation catastrophique de l’Espagne, du Portugal, de l’Irlande, de l’Italie. Mais aussi celle de la Grande-Bretagne, du Japon, des anciens pays de l’Europe de l’Est. Des États-Unis même, cœur de l’Empire qui n’en finit pas de se pourrir de l’intérieur.
Et au milieu de tout ça, il faut la bêtise aveugle d’une ministre Lagarde pour croire encore que notre Hexagone va s’en sortir “moins mal” que ses voisins.
Regardez donc autour de vous, l’état de notre éducation nationale, de notre santé publique, de nos infrastructures sociales. Allez donc faire un tout du côté de nos Chambres de commerce locales pour voir le bilan de santé de nos petites entreprises, de nos agriculteurs, de nos petits commerçants et artisans… Allez donc visiter les queues des Restau du cœur, les entrepôts des associations de secours sociales.
Le pire, c’est qu’à ses crises d’essence purement humaine, systémique, se greffent d’autres crises comme celle des dérèglements climatiques (qu’ils soient ou non d’origine humaine ne change rien au constat). Ou encore celle de l’appauvrissement des ressources énergétiques qui sont à la base même de notre organisation, et à laquelle nous sommes incapables de pallier.
L’impuissance des sociétés humaines à réagir
Ce qui frappe le plus devant ce déferlement des crises, c’est l’impuissance des sociétés humaines à prendre les bonnes décisions pour y faire face et les enrayer. À l’action succède l’hébétude, la crispation autour de valeurs rancies, le rejet de la faute sur quelques boucs émissaires, la négation pure et simple de la réalité.
AUCUNE décision d’envergure majeure n’a été prise par nos autorités pour enrayer la crise économico-financière depuis son éclatement. Sinon celle d’injecter de la monnaie de singe dans des rouages pourris. Ou de masquer le délabrement général par des incantations pathétiques (« la reprise est là, je la sens », « nous allons reculer l’âge de la retraite et tout sera résolu »).
En guise de lutte contre les crises naturelles, on s’est inventé des réserves mirifiques en pétrole à tous les coins de planète. Et il nous faut nous coltiner les délires des climato-sceptiques.
Plus près de nous, on se pince de voir nos révolutionnaires patentés se chipoter pour savoir s’il faut faire radeau commun avec le Modem ou le PS aux régionales, alors que tout coule autour d’eux. Comme si, au sein du Conseil National de la Résistance de 45, il n’y avait pas des gaullistes et des communistes, des chrétiens et des athées.
Comme lors d’un vulgaire séisme haïtien ou chilien, notre champ dévasté est livré aux pillards à costume qui le saignent à blanc par leurs spéculations.
Oui, nous sommes tous des Grecs islandais. Nous allons lentement mais sûrement vers le grand gadin. Et il est dit qu’il faudra que nous touchions le fond pour enfin réagir, peut-être. Dans quel état ?

Commentaires
Pas d’accord avec le titre. Nous sommes tous des Islandais grecs !
Mais chez nous pas de référendum pour savoir si on doit rembourser les dettes des banques privées!
Dommage cela aurait éclaircit les positions des uns et des autres sur cette “crise”.
Mais ils ont bien l’intention de nous faire payer les dettes privées sans nous demander notre avis,parès tout dans la gêne il n’y a pas de plaisir.
Retraites,salaires,services publics,santé,sécurité sociale tout va y passer!
Au fait que disent nos compagnons d’EE à ce sujet :-)?
On se fout de ce que dit EE à ce sujet comme aux autres !
EE parle avec sajesse mais laisse les choses sérieuses aux vrais “élites”. La finance n’étant point un hochet environnementaliste mais pas une chose “sérieuse” peu importe leur discourt puisqu’ils s’aligneront derrière leurs maîtres.
C’est comme pour la LGV en Aquitaine : Ils sont «contre» mais voteront pour (ou s’abstiendront.)
Ce qui est dommage c’est qu’ils avaient la possibilité de s’allier aux indépendants cette fois, alliance où ils auraient été maîtres !
Ils ont préférés resté assujetis au PS, les cons !!!
L’avis de l’Alliance indépendante, plus fiable donc, est alignée sur l’avis d’auteurs recommandés par la FEA : Derudder, Kempf, Holbecq…
Sur le sujet j’ai écrit quelque chose sur le site Aquitaine.
@ JCG et Croa
EE, c’est le sujet du billet précédent. Pas de celui-ci. soyez sympa de respecter le sujet dans le fil des commentaires, SVP
Si on commençait à préparer un référendum européen?
Genre “faut il faire payer les peuples ou les décideurs?”
- L’Islande est un territoire insulaire d’origine volcanique situé à la limite sud du cercle polaire. Sa densité de population est d’environ 3 habitants au km² et son économie était pour ainsi dire pré-industrielle jusqu’à l’orée des années 90. Ce n’est qu’à cette période, un peu à la manière de l’Irlande, par son implication croissante dans la financiarisation jusqu’auboutiste que son PIB s’est vu propulsé au premier rang mondial en 2007, avant de se vautrer magistralement à la faveur de la crise.
Pour toutes ces raisons, je ne suis pas islandais, même si je salue l’initiative on-ne-peu-plus démocratique de Mr. Grimmson, qui contraste violemment avec le traitement affligeant que réserve la France à la souveraineté de son peuple - cf référendum sur la constitution européenne, bien sur.
Également, pour des raisons d’ordre purement géographiques, et d’autres plus politiques - la non-séparation de l’Église et de l’État, entre autres - je ne suis pas d’avantage grec, bien que je compatisse avec son peuple quant aux manipulations financières consternantes dont ils sont l’objet actuellement.
P.S. Je ne suis pas certain que le ton vindicatif de ce billet à l’encontre des “climato-sceptiques” et autres “révolutionnaires patentés” soit étranger aux dérives des commentateurs précédents. C’est d’ailleurs là un bien étrange procédé pour qui déplore le manque “d’union sacrée” à grand renfort de références au CNR… (c’était la leçon du jour par le professeur Dissonance
)
Ce billet m’amène 3 remarques:
Mais pour écouter la leçon du crapaud rouge, faudra vous rendre sur place, à Madagascar. Y’a pas encore internet dans la jungle…
Il est plus que temps de remettre la finance au pas . La première chose à faire est de revenir à la séparation banque de dépôts et banque d’investissement ou d’affaire… Afin que ces organismes ne prennent pas en otage la population . Si une banque d’investissement se permet des actions hasardeuses ou illicites , pour ses fonds propres ou pour des clients qui visent de hauts revenus , qu’au moins celle-ci en subisse les conséquences , dont la faillite et la perte sèche des investisseurs . Quand on joue au casino , si on gagne très bien , si on laisse sa chemise ce n’est pas à la collectivité de remonter le vestiaire.
Interdire les CDS .et tous les systèmes à levier ou à découvert.
On ne peut plus laisser les milliards de milliards de $ ou autres ,et leurs détenteurs , spéculer sur les conditions d’existence des gens .
Il faut liquider l’économie virtuelle et revenir à l’économie réelle .
Je sais , toute une fraction de la population vit sur la rente et la spéculation , mais ce sont des parasites terriblement dangereux.
J’ai lu quelque part dans la presse, ou blog, que “l’insurrection qui vient” fait un tabac aux Etats Unis
Est-ce un signe des tremps ?
Deux dettes énormes vont désormais pourrir notre vie et celle de nos descendants:
1) dette financière très bien décrite par le Yeti et une partie importante des économistes héterodoxes ou non officiels (Jorion, Lordon, Leclerc, Généreux, etc…)
2) dette écologique, peut être moins visible aujourd’hui mais certainement plus dangereuse car celle ci ne pourra pas se résoudre par perte et profit dans les bilans de chacun mais tout simplement par perte pour tous.
A trop vouloir tirer sur la corde, celle ci se rompt.
Tiens, je vous conseille cet excellent livre de Pierre Thuillier si vous ne le connaissez pas:
http://www.psychotherapie-integrati…
Quant à moi, je suis islandais de coeur de langue et partiellement grec d’origine.
Blessöð
Toute société décadente s’oriente vers le chaos, comme attirée par un aimant alors qu’il ne s’agit que d’immobilisme lié à l’inertie des possédants à laisser leurs privilèges remis en cause.
Tout cela finira, comme d’habitude, par une bonne guerre qui fera du vide laissera quelques survivants qui repartiront comme en 14 vers une lointaine déchéance.
La vie est un éternel recommencement.
Nous ne sommes, nous les humains, à l’échelle du temps cosmique, que depuis quelques minutes sur cette terre et nous allons disparaître dans les minutes qui suivent …..
A notre échelle, cela représente des siècles, certes, mais que sont ces siècles comparés à l’éternité ?
Quand je vois Sarkozy, Aubry, Royale, Carla, Fillon, Fabius, Allègre, Bové, Duflot, Johnny, Biolet, Zizou, Truc, Machin ….. quand je les vois si fiers et imbus d’eux-mêmes, proférant des certitudes comme je pète, je me regarde dans une glace et je me dis que j’ai bien de la chance de ne pas leur ressembler et que mon éternité réside dans cette différence !
Alors …….. votez pour moi en 2012 je réaliserai toutes vos ambitions et je vous raserai gratis.
Dans quel Etat ? Tout ce que nous pouvons espérer c’est que ceux-ci disparaissent avec les banques auquelles ils se sont si solidement attachés. Après une inévitable période d’anarchie (cool) et de violences (moins cool), un nouvel ordre se mettra tout naturellement en place. Et c’est là qu’il va falloir être vigilants…
L’être humain aime-t-il les ruines et le chaos (inutile de le contester, les faits le témoignent) parce qu’il a une peur instinctive d’atteindre au but qu’il se fixe, et d’achever l’édifice qu’il bâtit ? Le savez-vous ? Peut-être cet édifice ne lui plaît-il que de loin, non de près ? Il n’éprouve du plaisir qu’en le construisant, et n’aurait aucune joie à l’habiter: aussi le laisse-t-il aux “animaux domestiques”. (Fédor Dostoïevski)
Ce n’est pas le génie qui m’étonne chez ce descendant de la brute, mais son aptitude à la souffrance. (Jean Rostand)
L’homme est cet être infiniment piteux qui jete un bâton dans le cerisier et qui reçoit quelques cerises sur la tête. Avec le bâton. (Louis Scutenaire)
Bonne soirée à tous !
B’jour à tutti,
L’impuissance des sociétés humaines à réagir, dis-tu Yéti. La formule est heureuse. Faut comprendre, qu’est-ce qu’on peut… comprendre à des pays comme la Grèce et l’Islande ? En Grèce il fait trop chaud et en Islande il fait trop froid. Les premiers suent tout le temps et les seconds passent leur… temps à greloter. Non il faut appeler les choses par leur nom, les conditions tempérées ne sont pas requises pour que l’on puisse, dans l’esprit qu’anime le Vieux Continent depuis 1957, créer l’évolution pour que nous vivions tutti dans de meilleures… conditions. Que dis-je, ce Vieux Incontinent n’est même pas capable de se frayer un passage dans la tempête libérale (elle dure tout de même depuis plus de 30 ans), laissant l’un des leurs se consumer sur le bûcher des nouveaux inquisiteurs. Non seulement la crise devient de plus en plus aiguë, mais en plus elle met genou à terre l’idée que l’Europe pourrait la jouer solidaire. Ah ! La solidarité, c’est tout le contraire de la rolex à Segela, et si tu veux rester tendance, t’en sortir dans la vie mon p’tit gars, ne pas l’avoir découverte et pratiquée à 50 balais te fait gagner des points dans le who’s Who des possédants. Bon, sont très nettement moins nombreux que les dépossédés, mais faut avouer qu’ils savent retourner le propos, construire l’objectif sur du vide, assurer que le virtuel est plus salutaire que le réel (l’économie en premier lieu), parler jusqu’à plus soif de la démocratie (respectons les règles, appliquons les consignes, soyons tous de bons collaborateurs -ça c’est pour les entreprises qui sont devenus des groupes) tout en s’asseyant goulûment dessus. Ce petit scénario se joue tous les jours que l’autre ignorant de Dieu (des Dieux) fait (font), relayé par une kyrielle de bons et loyaux serviteurs tous plus ou moins assermentés mais surtout reconnus par leurs pairs qui n’ont aucun intérêt à ce qu’ils diffèrent de langages et d’attitudes. Les autres c’est à dire la majorité s’extasient devant leur miroir en gueulant comme les nouveaux troubadours des têtes de gondole “miroir sommes-nous toujours les plus beaux ?”. Et le miroir de leur répondre “mais oui mes p’tits chéris, vous êtes toujours les plus beaux. A ce sujet aujourd’hui nous vous proposons une big promotion sur nos miroirs dans toutes les célèbres enseignes qui se respectent et dont vous connaissez bien entendu le nom, l’adresse et le code postal”.
Parce que si le Vieux Continent était solidaire, tu imagines la levée de boucliers qu’aurait provoqué la liposuccion de la Grèce. Non décidément ce raisonnement ne fait pas le poids. Seuls les cercles des fous et des poètes savent combien les cures d’amaigrissement forcées sont le fruit des charlatans et des chasseurs de primes. Aussi en suis-je à me dire que je, que nous ne sommes pas assez fous, pas assez poètes pour nous autoriser ce brin de solidarité qui permettrait à nos vieilles civilisations d’entrevoir l’univers autrement que par l’oeilleton du profit et de l’individualisme. Et pour ce faire, bien nous ferait d’abonner nos défroques de certitudes, nos prétentions en bondieuserie, nos conforts surannés en pratiquant le seul art commun à toute l’humanité : le rire. Que soudainement et en même temps 40 millions de français, autant d’espagnols, de portugais, de grecs, d’italiens, de belges, de hollandais, de grolandais, d’allemands, de lettoniens, de bulgares, de russes, d’américains, de canadiens, de mexicains (je salue au passage le sous commandant Marcos et tous les sous commandants planétaires), de honduriens, de malgaches, d’africains, d’indonésiens, et tutti quanti exhortent à gorges déployées leur ras-le-bol de ce massacre à la tronçonneuse ; et il va sans dire que la face du monde en serait changée. Tiens je vais m’inscrire pour une courte durée sur le nouveau salon ou l’on cause, ou on expose sa binette, Face Book et leur proposer le deal. Parallèlement, hein faut pas non plus prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages, je dépose le brevet en catimini (on ne sait jamais les possédants seraient capables de me piquer l’idée, ça vaut chère les idées)…
Non allez je rigole, tout ça c’est de la plaisanterie. Faut dire qu’il fait tellement froid en ce moment en France (toute similitude avec des événements existants n’est pas fortuite. La direction).
Je vous embrasse tutti
Luigi
“Il est plus que temps de remettre la finance au pas . La première chose à faire est de revenir à la séparation banque de dépôts et banque d’investissement ou d’affaire”
Le plus urgent est de nationaliser les deux sans indemnités,on a déjà payé!Et de démocratiser la gestion réellement.Un grand pôle public bancaires orientés vers l’investissement,le mieux disant social!
C’est le mot”nationalisation” qui choque?Pourtant ces banques les états les ont payées,repayées et encore payées il serait temps qu’elles appartiennent aux nations!
@ Jean-Claude G.
Je suis contre toute étatisation du système bancaire. De même qu’à l’instar de Daniel Cohn-Bendit
ce matin sur France Inter, je suis contre toute étatisation totale de l’économie du pays.
Motif : concentrer tous les pouvoirs entre les mains d’un seul “patron”, serait-il l’État, c’est être assuré que la clique des mafieux s’emparerait en deux/trois ans des rênes du pouvoir à leur seul profit, et sans plus aucune instance possible de régulation extérieure.
Un peu à l’image des apparatchiks soviétiques qui confisquèrent tous les pouvoirs du pauvre “peuple”… avant de retourner leur veste passée la chute du mur de Berlin en se faisant les hérauts de l’économie
néolibéralemafieuse.Je préconise pour ma part une économie mixte avec :
Pour ceux que ça intéresse, toutes ces mesures sont amplement détaillées dans mon programme en 7 volets.
Pour ton point 2 le Yeti, moi je verrais plus la chose à la manière de l’après-guerre ou seules les plus grandes banques ont été nationalisées (représentants 55% des dépôts). Ceci afin d’avoir un réseau publique fort mais sans pour autant effacer le secteur bancaire privée.
Bien évidemment, stricte séparation entre banque de dépôt et banque d’investissement.
“stricte séparation entre banque de dépôt et banque d’investissement”. Absolument ! (hips !) il est urgent de séparer le robinet du tonneau qui l’alimente. Où le cul de la chemise, si on préfère.
Ben laisser les banquiers faire ce qu’ils veulent,continuer allégrement leurs spéculations sur les marchés boursiers et alimentaire je ne sais pas si c’est bon pour la planète!Et il me semble que cela handicap toute politique ultérieure!
Et pourquoi vouloir obliger la séparation banque de dépôt-banque financière si on a pas les moyens de leur imposer.
Et ça devient pénible cette référence permanente à l’URSS à la “confiscation par des dirigeants”,mais on dirait que seuls les communistes au pouvoir ont été malhonnêtes!.Surtout quand je prend la précaution de parler de “gestion démocratisée”ou doivent intervenir élus,citoyens,salariés,usagers dans la gestion!
Une nationalisation sans la possibilité pour le peuple et ses représentants d’intervenir dans la gestion n’est pas une nationalisation c’est une étatisation!Comme celles de 1981.
Vous aurez beau faire des lois pour les obliger à séparer leur activités elles feront ce qu’elles voudront!
Et c’est bien avec un pôle public bancaire capable de peser sur leur décisions,et aussi en augmentant le droit de regard sur la gestion des salariés des entreprises privées.
Le pôle public peut être constitué de banques nationalisées,coopératives,et de la Caisse des dépôts et consignation revenue dans le giron public!
Comme banque d’état il y a la Banque de France revenue à ce qu’elle n’aurait jamais cesser d’être:une banque d’investissement publique.
Interdiction des investissements purement spéculatifs?comme le reste celles qui ont des filiales étrangères elles en auront rien à cirer!Et les groupes publics continueront à emprunter à des taux usuraires!
Vu ce que l’état,et donc les citoyens,ont mis dans la SG,le crédit agricole,la BNP cette dernière année je trouve logique que les citoyens récupèrent leur billes en les nationalisant parce qu’il y en a un peu marre des la socialisation des pertes et de la privatisation des bénéfices.
Mais dans toute nationalisation c’est pas le titre qui compte,c’est le contenu:intervention des salariés,des usages,des citoyens,de leurs élus à tous les niveaux.
Et même chose dans le privé!
Il ne peut pas y avoir de demi mesure et les banques privées doivent savoir qu’en cas de spéculations et de pertes du à celle ci il n’y aura aucun argent public de versé:nos ne sommes pas la pour jouer au casino!
Pour “Une économie privée strictement régulée par l’Etat” c’est la et c’est pas la joie!
http://www.humanite.fr/2010-03-01_P…
Permets moi une légère digression Yéti : nous sommes à 5 jours du premier tour et je n’ai pas vu l’ombre d’un débat sur les chaînes de TV , publiques ou privées , aux heures habituelles en pareil cas …Pour un déni de démocratie celui-ci est fabuleux….Hier midi , sur Fr2 , nous avons eu du Sarkozy et du Fillon pendant 20 minutes….DE quoi méditer …
Un article qui prouve bien que europe ecolo participe au système à fond la caisse :
http://www.voltairenet.org/article1…
Quand aux citoyens, ils sont pas près d’aider les Grecs faut être un doux naïf pour croire l’inverse. Comme dit l’article ci-dessus, le système mutera (aidé par ceux qui seront allés dans des machines libérales comme europe écolo) et se durcira : des riches toujours plus riches et moins nombreux !
Voilà : je suis emmerdé : je vais aller voter : j’ai le choix entre un petit mouvement qui va faire un maigre score et un parti qui a plein de défauts mais qui peut participer à mettre une bonne claque à la clique odieuse au pouvoir actuellement.
@ BLAISE
Ouais, on peut toujours continuer de faire semblant de croire que ce système démocratique/canada-dry est la panacée…
Quand à la bonne claque ? Mon oeil !!