25 septembre 2009
« JE VOUDRAIS ÊTRE VOTRE AMI(E) »
Ça y est, j’ai sauté le pas, je me suis ouvert une page Facebook. J’ai mis quelques photos, donné quelques indications bio, limité les accès à “mes ami(e)s”, et attendu que ceux-ci veuillent bien se présenter…
Ils ont fini par venir, tout doucement, presque timidement. Annoncés par un mail en forme de carton d’invitation. « X. vous a ajouté en tant qu’ami(e) sur Facebook. Confirmez que vous connaissez X. pour… » J’ai confirmé tout ce qu’on voulait.
« C’te honte d’avoir mon père sur Facebook … »
D’abord, ça été ma propre fille, la petite dernière, 15 ans, qui m’a douché d’entrée : « C’te honte d’avoir mon père sur Facebook … » Bon d’accord, c’était pour rire, mais tout de même !
Puis d’autres ont suivi. Des ami(e)s de ma petite dernière, ma fille aînée, une amie de ma fille aînée… Aujourd’hui, j’aligne fièrement mes 10 ami(e)s (ma petite mioche en a 236, et ses copines à l’avenant ! ) Tranche d’âge entre 15 et 27 ans.
J’ai essayé de me chercher des amis de mon âge. Mais là, dur de dur ! Je n’ai trouvé que ma belle-sœur qui voulait tester le zinzin pour garder un lambeau de contact avec son rejeton parti étudier au Québec.
Les autres, ceux de ma génération, euh ben… c’était surtout des leçons de morale et de déontologie assez élimées, sur l’amitié vraie, les relations profondes et patati et patata…
« Je préfère me faire examiner la prostate qu’avoir une page Facebook »
Certains témoignent d’une assez surprenante glaciation mentale, due possiblement à l’accumulation assez pesante des ans et de leurs tracas : « Je préfèrerais me faire examiner la prostate en direct à la télévision par un type aux mains bien froides qu’avoir une page Facebook » (Georges Clooney, 48 ans, acteur).
À les en croire, Facebook, c’est le diable des relations superficielles, la décadence par le virtuel, une énorme caméra à 360° qui vous traque l’humain jusqu’au fond des cabinets.
Pourtant, je me rappelle, les villages de mon enfance… Le mal que pouvait y faire la moindre rumeur, la moindre tache malveillante sur une réputation aussitôt pointée du doigt par la collectivité ! En fait, on apprenait vite à déjouer le piège des ragots et des médisances. On savait garder et faire respecter ses distances.
Est-ce pire, aujourd’hui, dans “le village” planétaire de Facebook ? Le nombre ne désamorce-t-il pas le nombre ?
Ce qui m’est apparu quand j’ai débarqué sur ce nouveau lieu de rendez-vous avec mes gros sabots de quinquagénaire, c’est que les jeunes maîtrisaient parfaitement l’outil. Ne livraient que ce qu’il est décent de livrer en public (comme dans les villages de jadis, en somme). Ils n’ont pas de ces paranoïas qui paralysent leurs aînés.
De jeunes chiots qui jouent et roulent…
Ils ne cherchent pas une profondeur, mais bien plutôt une légèreté ; s’expriment en phrases courtes et directes, à l’orthographe approximative ; souvent même par onomatopées ou symboles : « Goulougoulou ♥… loOL xD ». On y lâche des photos surjouées, mise en scène avec la méticulosité fiévreuse des danses de séduction.
Et puis, on s’aime beaucoup et à répétition sur Facebook : « Tu me mannnnnnnques trop ! Il faut qu’on se revoit. Je t’aime ma chérie. » « Toi aussi, ma chérie, je reve de te sauter dans les bras, tu me manque tant ♥ »
Mais peu de connotations sexuelles dans ces “je t’aime” transis. Plus des “je t’aime” d’amitié que des déclarations d’amour torrentielles. D’amitié furieuse. Ce qui frappe sur Facebook, c’est cette quête frénétique d’amitié. De jeunes chiots qui jouent, roulent les uns sur les autres, comme dans une meute.
Je me suis demandé pourquoi ils et elles m’avaient introduit dans leur cercle. Nous ne parlons pas souvent ensemble. Ils m’ont ajouté à leur liste d’amis et puis voilà. Ils continuent leurs échanges entre eux. J’ajoute sur mon espace quelques citations, quelques photos…
Peut-être voudraient-ils juste que je sois témoin de leur monde à eux. Ou être les témoins de mon monde à moi. Fragile passerelle qu’il m’intimide de franchir. Et eux ?
Je me sens comme un vieil angelot suranné sur le papier peint d’une immense chambre en fusion.

Commentaires
Je dois faire partie des ancètres indécrottables, mouarf !
S’ils ne sont pas sages, ils appelent le Yéti ?
“Je me sens comme un vieil angelot suranné sur le papier peint d’une immense chambre en fusion”
J’aime bien .
Fessebouc : pas pour moi, je n’arrive déjà pas à trouver le temps de voir mes amis que j’ai.
Par contre, je finis régulièrement mes soirées sur youtube, en me faisant un peit concert de gens très oubliés ou plus diffusés en radio : Nicole Louvier, Eva, Jean-Marie Vivier, Les Quatre Barbus (le temps de l’anarchie) etc.
Ou de faire des sacrées découvertes :
http://www.youtube.com/watch?v=2KcS…
Tes frileux amis sont peut-être plus sensés que tu ne peux le croire, Yéti.
Effectivement, Facebook n’est pas le genre de site qui invite à la pudeur. Pour certains, la simple idée de faire voir ses photos de vacances à de parfaits inconnus peut paraître incongrue. Ceci dit, il s’agit toutefois là du cas où l’on n’a pas pris soin de configurer correctement sa page, mais d’un autre côté, tout le monde ne s’en sent pas forcément capable, et dans ces conditions, il est effectivement plus raisonnable de s’abstenir.
D’autres, un peu plus virulents, considèrent que, notamment dans une optique professionnelle, avoir sa page facebook à son nom civil ( le format de l’inscription invitant astucieusement l’utilisateur à ne pas utiliser de pseudo) peut être nuisible si l’on est pas très scrupuleux dans son utilisation. En effet, pour un service de ressources humaines, les informations contenues sur une page facebook peuvent s’avérer bien plus révélatrices que n’importe quel C.V. ou autre lettre de motivation.
De plus Facebook pourrait, selon d’autres encore, confiner à un outil de “social engineering”, dont voici la définition en français selon wikipédia:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ing%C3…
Sur ce thème d’ailleurs, on peut évoquer l’affaire de ce début d’année: Un changement des conditions d’utilisation, aurait permis légalement à Facebook d’utiliser toutes les données personnelles des utilisateurs, photos comprises, et ce même après suppression d’un compte, à des fins commerciales.
Imagine que les photos de ta petite dernière illustrent un panneau publicitaire quelconque sans que ton accord ou le sien ait été requis… Il semble néanmoins que la bronca suscitée par cette modification du contrat d’utilisation ait suffit à la faire avorter, mais pour combien de temps…
http://www.pcinpact.com/actu/news/4…
Bref, mon conseil, si je devais t’en donner un, serait de ne pas trop prendre ce site “à la légère”, justement, car ses implications sont bien moins anodines qu’on pourrait le penser de prime abord.
Mordel de berde…!
Un Yéti de votre acabit sur le Facebook satellité… ça m’en bouche un coin!
Confidence pour confidence, j’y suis aussi. Depuis 25 piges. Le mien de Facebook, c’est le comptoir. Ours d’intérieur, je ne supporte pas la terrasse.
25 piges de Facebook en zinc bichromaté à la connection directe agrémentée d’incroyables smiley’s tels que l’ouie, l’odorat, le touché, le goût, la vue.
Superficiels, légers, mes amis et moi ne rechignons jamais à échanger sur l’homme nouveau, sans passé, sans mémoire, interchangeable… par exemple, ou encore nous gondolons nous à la narration d’une blague machiste histoire de se rappeler nos origines…
Certes, quelques pirates tentèrent de supprimer notre profil par l’interdiction de fumer, en règlementant nos gammaGT… jaloux!
La solidité de nos foies, reins et poumons, surtout la résistance de notre serveur anar-auvergnat font que nous profitons invariablement de notre site autour de quelques flacons de Condrieu, de pétales de Pata-Negra dans des nuages-cuir de Havanes propices aux nouvelles rencontres. Ha mais!!!
Un Facebook de vieux cons, quoi… puisqu’il nous faut sortir de nos antres pour se retrouver, y agglomérer de nouveaux copains néanmoins rigoureusement choisis.
PS: grammaticalement, le masculin l’emportant toujours sur le féminin, je n’ai pas mis de “e” à mes amis ni jugé bon d’écrire copines. Sachez toutefois qu’un nombre raisonnable de femmes pris toute sa place dans le cercle, toujours ouvert…
Bien à vous.
Faut pas que tu oublies de m’ajouter… mais méfie-toi des imitations!
C’est marrant, je me suis inscrite il y a 2 jours aussi. Reconnaissable au fait que je n’ai pas d’internet :o)
“Je me sens comme un vieil angelot suranné sur le papier peint d’une immense chambre en fusion.”
Ouaip, ça je comprends …
(soupir)
J’ai ouvert une page…avec un faux nom…je laisse courir pour l’éternité des ressources nucléaires alimentant le bastring….
Impossible de supprimer un compte.
Allons ! Allons ! Yéti ! Un peu de sang froid, tout de même ! Ecrire: , c’est se laisser envahir et s’auto-accuser. C’est eux qui ne maîtrisent pas l’outil ! C’est eux qui ne savent plus ce qui est décent et ce qui ne l’est pas !
Mais si Crapaud rouge, ils savent. Peut-être pas mieux que nous (c’est à voir) mais ils savent maîtriser l’outil.
Et puis il y a autre chose qu’ils savent. Et que là, nous ne savons pas. Je pense qu’ils savent, qu’ils pressentent qui nous sommes. Et nous, nous ignorons totalement qui ils sont.
PARCE QUE NOUS NE NOUS INTÉRESSONS QU’A NOUS !
NOUS NE PARLONS QUE DE NOUS !
NOUS PASSONS NOTRE VIE A RESSASSER NOS COMBATS VICTORIEUX,
ET NOUS REJETONS SUR LES AUTRES NOS DÉFAITES, SI NOMBREUSES.
NOUS NE LEUR POSONS PAS DE QUESTIONS,
NOUS LEUR DONNONS DES LEÇONS !
Tu ne le crois pas ? Eh bien, relis le fils des commentaires qui précèdent. Relis la plupart des commentaires qui suivent le même billet sur Rue89 (la paranoïa y éclate là en plein). Tout ça me paraît un peu navrant de suffisance et d’auto-complaisance.
S’auto-accuser ? Sans aller jusque là, nous gagnerions parfois à nous auto-interroger sur nous-mêmes, en arrêtant un peu de distribuer nos bons points et nos bonnets d’äne sur les autres.
” Qu’importe ce que vous faites d’internet comme de votre tv. Nous vous demandons juste de rester devant votre écran…
La rue c’est caca
Dehors c’est mal “
Un ami
( les jeunes chez moi disent que le net c’est pour le ieuves…c’est ben vrai)
Désolé mon cher Yeti, mais ce n’est pas sur fessebouc que tu vas les trouver…
Eux, “ils” savent bien que la finalité de ce genre de réseau social virtuel n’a pour but que de remplacer l’établissement de véritables réseaux (ou les gens se rencontrent et prennent le temps de discuter) …et accesssoirement aussi, de récolter un maximum d’informations (y comprit mercantiles évidemment) sur ceux qui se laissent aller à s’y répendre.
La meilleure chose que l’on peut y faire c’est encore d’y créer de fausses identités et un maximum de fausses informations afin de brouiller (un peu) “leurs” carte(s).
Oui, même le petit que vous savez a sa page sur Fessebouc , c’est dire en quelle si bonne compagnie on se retrouve, “Mordel de berde…!”,
” Qu’importe ce que vous faites d’internet comme de votre tv. Nous vous demandons juste de rester devant votre écran…
La rue c’est caca. Dehors c’est mal “, ici, on participe au fichage général de la population, ça, oui, il l’a bien compris
Note du Y : je t’ai dit que tu n’avais plus ta place là, Christophe84, qui donne des leçons de conduite et n’est toujours pas foutu de donner un autre e-mail que tato@tata.org pour s’identifier sur les commentaires. De plus, les trois derniers posts que tu as laissés étaient particulièrement aigris, déplacés et surtout malveillants pour ces jeunes qui m’ont convier comme ami, et à qui ce billet est dédié.
@ Joker et Neige
La rue noble et les amitiés contre les dénaturés Facebook, msn ou autre Myspace ! Quelle farce ! Opposer l’un a l’autre me paraît assez étroit d’esprit. C’est un peu comme jadis la lutte du stylo plume contre le stylo bille ou le feutre. Des combats has-been d’arrière-garde.
Ben si, cher Joker, je les ai DÉJÀ trouvés !. Et ils me sont particulièrement agréables. Des très jeunes, mais aussi, depuis cet article, des Monolecte, des Olivier Bonnet… Il excusez du peu !
PS : quand au jeu de mot sur “fessebouc”, désolé à mon tour, mais là on n’est pas loin des joyeuses saillies d’un Le Pen. Non, sur ce coup, je ne vous trouve vraiment pas à la hauteur, les copains.
Oui, les ragots (et tous autres “on dit”) font parti de notre échange oral, sans “surveillance”. Là, tu oublies le côté technique et la traque possible.
De plus j’aimerai bien savoir qu’est-ce qu’ils ont de “sociaux” ces groupes ?
Ils ne servent qu’à uniformiser nos rapports, à virtualiser nos relations, au détriment du réel, du palpable. Ils atomisent le vivant.
Je cite J.Ellul pour conclure :
On est vraiment mal barré
Retour au meilleur des mondes. Huxley
Nous ne sommes pas seulement des consommateurs mais en plus nous nous complaisons à être des spectateurs, divertis par les possibilités que nous offrent le système et sa technique, qui nous maintient dans l’abrutissement.
@ damien
“Nous ne sommes pas seulement des consommateurs mais en plus nous nous complaisons à être des spectateurs, divertis par les possibilités que nous offrent le système et sa technique, qui nous maintient dans l’abrutissement.”
Bonjour les lieux communs !
et ?
mais vu que tu ne sembles pas développé plus que ça et que tu ressasses sans cesse toi aussi des lieux communs dans tes sujets, je ne vois pas où est le problème.
Mais bon…
“et que tu ressasses sans cesse toi aussi des lieux communs”
Quels lieux communs, Damien ?
Il faudrait que je reprenne chaque article, tu comprends bien que je ne veux pas faire de recherche, et à un moment ou un autre, toi aussi tu enfonces des portes ouvertes, et des lieux communs on en dit tous, des banalités pour le dire autrement.
Mais que faut-il ? des grandes phrases et de grands théories alambiquées ?
Je ne vois là qu’un procès d’intention. rien d’intéressant. Je préfère parler du fond même si la forme est banale et l’idée aussi, et les “lieux communs” finalement sont de bons endroits pour se rencontrer
“et les “lieux communs” finalement sont de bons endroits pour se rencontrer”
Sans doute la raison pour laquelle, damien, tu as laissé à ce jour 221 commentaires sur ce blog
Allez, arrêtons là cette querelle stérile ! Toi et moi valons mieux que ces chamailleries.
Dans FACEBOOK, vous avez des amis. Profitez-en pour joindre l’utile à l’agréable. Diffusez le mail que j’ai reçu de nos amis Irlandais hier, si vous êtes sensibles à la cause qu’ils défendent… Ils comptent sur nous!
Voici le mail reçu
Chers amis et supporters,
Nous nous mettons en contact avec vous de nouveau parce que vous avez signé la pétition “des amis Irlandais votent NON pour moi” l’année dernière.
Malheureusement, le gouvernement irlandais et l’UE n’ont pas respecté le vote irlandais contre le traité de Lisbonne. Au lieu de cela, les Irlandais devraient voter de nouveau “de la façon juste” maintenant le 2 octobre 2009.
Pour convaincre l’électorat irlandais de voter oui, leur gouvernement et le Conseil de l’Union européenne ont fait - légalement non obligatoire - les promesses quant à la neutralité, leur commissaire de l’Union européenne, imposent la loi.
Cependant, ils voteront une deuxième fois sur exactement le même traité qu’auparavant. De notre point de vue, il est non démocratique de faire voter un électorat sur la même question (publication) deux fois. Il doit simplement ignorer les trois plébiscites précédents.
C’est pourquoi nous avons lancé un nouveau site Web de campagne pour une Europe paisible, sociale, écologique et démocratique : Http: // www.no-means-no.eu
S’il vous plaît, regardez notre site Web, signez la nouvelle pétition et diffusez les renseignements! Aidez-nous !
Moi je prafère, et de loin Ipernity.http://www.ipernity.com/
C’est créé par une petit entreprise française et pas par la CIA.
On peut y mettre très facilement des photos des vidéos de la musique des fichiers pdf (meme y constituer un e bibliothèque entière de livres téléchargeables http://www.ipernity.com/doc/deodaro/album/81041
on peut y definir des liens des communautés, des forums, y envoyer des commentaires, ou des messages privés, et à travers ces images qu’est-ce qu’on déconvre comme lieux gens évènements, c’est un voyage enchanté sans fin. Certains sont orientés sur de merveilleuse photos de nature, ou de pays mloinstains ou nous montrent leur maison leur ville au bout du monde, leurs rencontres associatives, leurs essais artistiques ou leurs compositions à l’orgue en Roumanie ! certains s’y épanchent ou se souviennent du passé (par exemple un pied-noird d’Oran)
(Et grâce à l’Esperanto on peut discuter des évènements du Tibet avec un chinois, ou lire la traduction de la coonstitution iranienne, etc, etc)
Rt parmi les communautés il y y en a des politiques aussi http://www.ipernity.com/group/31455
ah si vous vous interessez au thème “No to Lisbon !” (moi aussi il y a aussi :http://www.ipernity.com/search/doc?…
ipernity: Serĉado de dokumentoj: no to lisbon
Salut
Je passe très régulierement sur ton blog sans laisser de message. Mais là pour cette fois j’ai voulu réagir. La peur d’Internet et des divers “réseaux sociaux” me semble cocasse venant de gens qui soit ont des blogs, soit qui laissent des commentaires sur ces blogs. Tout sur internet est traqué c’est vrai, mais pas que Facebook ou autre, vos blogs et commentaires sont décortiqués. Vos E-mail sont lus, vos conversations téléphoniques sont écoutées, et pourtant vous exprimez vos opinions, vos désirs au travers de ces autres moyens de communications. Si vous commencez à avoir peur de ce que vous dîtes, ecoutez, lisez, vous finirez par avoir peur de ce que vous êtes et ils auront gagnés….
A part ça Yéti continu à enchanter mes soirées avec tes articles !!!!
Sortez couvert ! déjà que je n’aurai pas de blog s’il n’était pas hébergé sur des serveurs dont les administrateurs sont des amis… Quand on a bricolé un peu le bidule de l’intérieur du dedans de la chose, ça donne pas envie d’aller batifoler dans ces coins-là, je t’assure.
Mais bon. c’est ton trip fun du moment. Rien à dire.
Bonjour,
Je te lis (le tutoiement semble de rigueur sinon excuses..) depuis pas mal de temps via un lien de chez monolecte.
A propos de fessebouc (j’ai bon ?) j’ai une idée un peu différente de la tienne. Certes, c’est un nouveau mode d’appréhension de son univers numérique - et il n’est que voir les ‘enfants’ (10-25) se filmant, s’enregistrant, se photographiant, se mms-ant avec leurs téléphones portables pour comprendre qu’ils pensent un autre univers que celui que nous avons connu et qu’il ne faut pas se ‘crisper’ sur les ‘on a toujours fait comme ça’ et rejetter en bloc la chose.
Le concept même de faith-book est une ‘hyper-communicativité’ multi-media simultanée. Cela ne me dérange pas en tant que tel, mais cela banalise une société de surveillance en habituant les gens à ouvrir leur vie privée aux autres.
Lorsque tu as mis toutes tes photos de vacances sur le net, accessible plus ou moins facilement, tu ne te poses pas de problème lorsque les poulagas prennent des photos de toi à la plage ou dans une manif. Lorsque tu jongles facilement avec toutes ses nouvelles tecnhologie, cela ne te pose pas de soucis que ton dossier scolaire soit informatique, que les sorties soient loguées par empreinte digitale, idem l’heure de cantine ou tu passes, idem les sorties scolaires que tu fais ou pas etc…
Si tu n’a rien à te reprocher qu’elle est le soucis ?
Pourtant en banalisant une société de surveillance, tu permets la mise en place facilement d’une sociéte de controle ou tu es capable de surveiller chaque personne individuellement. Tu peux ‘profiler’ les gens pour determiner les ‘déviants’, ceux qui se terrent dans une petite épicerie à Tarnac, ceux qui lisent des auteurs surveillés, ceux qui conchient la télé, ceux qui ne votent pas, ceux …..
Alors on peut bien sur balayer tout ceci en disant : ‘pfff c’est des lieux communs….’ peut être…. ou pas. Comme on peut rire de tout mais pas avec n’importe qui, on peut tout partager aussi, mais pas avec n’importe qui non plus. Et moi fessebouc, je le connais pas. Peut être que des gens qui ne me veulent pas que du bien ont un accès privilégié qui leur permettent de faire des tries pointus pour cibler certaines personnes. Qui controle ceux qui controlent ?
Parano ? qui sait. Comme il disait : ” c’est pas parce que je suis parano que je n’ai pas raison de n’avoir confiance en personne”
Sans compter que les mecs de chez “fessebouc”, ce sont pile-poil des prêtres de la religion de la-terre-plate-et-infinie, d’obédience réseaux numériques, que tu éreintes à longueur de tes autres billets.
Fait pas attention, je suis juste un vieux fossile du web qui a ses aigreurs.