27 décembre 2008
IL N'Y AVAIT PERSONNE
« Il n’y avait personne, je suis sorti dans le couloir et j’ai dit “aidez-moi”. Il y avait des témoins. Ils disaient “appelez les pompiers!”. J’ai fait le tour, il n’y avait pas un seul infirmier. Et, quand les infirmiers sont venus, ils m’ont dit “arrêtez de vous affoler Monsieur, votre fils n’a rien. Pourquoi vous nous criez dessus ?” Je leur ai dit “mon fils est en train de mourir”. »
Ce terrible témoignage du père de ce jeune enfant mort dans un hôpital après une erreur dans l’administration d’un médicament, suffit à illustrer le désastre que fut toute cette année 2008.
Déchéance d’une organisation financière et économique qui, pour reprendre les termes de Bernard Langlois dans Politis, aura enfin révélé au monde entier « son cul hideux de babouin ». Déroute des politiques et de tout ce gratin obséquieux qui prétend à l’élite et à la gouvernance morale.
Ainsi de la mésaventure survenue à la fondation Elie Wiesel “pour l’humanité” (sic). Celle-ci vient d’annoncer (24 décembre 2008) qu’elle avait perdu la totalité de ses avoirs dans l’affaire Madoff ! Voici donc une organisation “bienfaitrice” qui, abritée derrière la vitrine de la célébration mémorielle de l’Holocauste, et derrière le paravent vertueux d’un “prix Nobel de la Paix”, n’a eu pour principal souci que de jouer la totalité de ses fonds dans des plans boursiers foireux. Pauvres martyrs juifs, misérable petit “prix Nobel de la paix” ! Regardez les pathétiques tentatives des sinistres “cardinaux en costumes” pour tenter de maquiller l’affaire Madoff en simple fait divers crapuleux. Alors qu’il s’agit de l’expression fondamentale de tout leur sale système. Vous espériez une « morale » à l’histoire ? Vous voilà salement servis !
« Après, quand ils ont vu la gravité de l’affaire, ils sont partis dans tous les sens appeler les médecins ET C’ÉTAIT MOI QUI FAISAIS DES RÉANIMATIONS CARDIAQUES À MON FILS. »
Oui, il n’y avait personne dans cet hôpital 2008 en folie. Où étaient-ils passés, ces pantins sinistres à godasser d’importance ? Dans quelles réunions au sommet dansaient-ils ? Quels « plans de relance » vaseux nous mijotaient-ils ? Quel « paquet énergie-climat européen » étaient-ils en train de signer, pour donner le change, sur des papiers-chiffons vidés de toute signification ?
Ah non, ils n’oubliaient pas tout. Dans cet hôpital où couraient des infirmières débordées par l’insuffisance de personnel et de moyens, dans ce vaisseau déserté par des mandarins arrogants et indifférents aux sorts des pouilleux, que croyez-vous qu’ils firent ? Ils firent porter tout le bonnet à la seule infirmière fautive et la remirent à la justice avec la bénédiction fielleuse de leur ministre. Ils hurlèrent à la récupération politique, braillèrent comme des oies pour noyer leur impuissance et leur incurie. La peur, l’arbitraire, sont les dernières armes qu’il leur reste. Rappelez-vous, Tarnac…
Nul, sauf les ânes bâtés (mais on me dit qu’ils sont encore une majorité), ne peut plus ignorer « l’immoralité, la saloperie d’une organisation de la planète entièrement vouée à la spéculation et au profit d’une minorité au détriment du bien-être et souvent même de la survie de tous les autres » (Bernard Langlois, Politis). Combien de temps les populations sonnées continueront-elles encore à baisser les yeux, à regarder ailleurs, à fondre sur les boucs émissaires qu’on leur présente, à balbutier leurs pâlichonnes justifications ?
S’il y a une leçon à tirer de cette année 2008, c’est que la crise n’y fut pas que financière, économique ou politique. Elle consacra la faillite de la communauté humaine toute entière à conduire proprement sa destinée. Juste retour des choses, les petits êtres auto-proclamés supérieurs subissent dans leurs chairs, un peu plus fragiles qu’ils le pensaient, les ravages des tsunamis qu’ils ont stupidement créés.
Communauté toute entière ? Non, heureusement, la nature, même humaine, finit toujours par revendiquer ses quelques droits. En cette morne fin d’année où plus personne n’a vraiment à cœur de festoyer, quelques fragiles lueurs de vie viennent éclairer en tremblant les parois de la crèche dévastée.
« On ne peut pas mettre tout sur le dos de cette pauvre dame (l’infirmière). Je ne veux pas de bouc-émissaire, je veux que tous les responsables soient punis et je ne pense pas que ce soit la seule responsable dans cette histoire et j’espère que la justice fera son travail. »
Ainsi parle, sans haine ni esprit de vengeance, Issam, oncle de l’enfant mort. Rappelons-nous aussi la déclaration des parents de ce nouveau-né en pleine maternité, et qui jugeaient malgré tout que les maternités ne devaient pas devenir des forteresses GPS.
Entendons enfin les clameurs de révolte venues de quelques contrées grecques.
Quelques îlots salvateurs dans un océan 2008 de désolations…

Commentaires
http://lesactualitesdudroit.20minut…
”(…)Combien de temps encore les populations sonnées continueront-elles à baisser les yeux, à regarder ailleurs, à fondre sur les boucs émissaires qu’on leur présente, à balbutier leurs pâlichonnes justifications ?”
Je crois que la question centrale est là.
La Grèce n’a-t-elle pas servi de modèles à nos systèmes naguère démocratiques?
Peut-être est-il temps de s’inspirer à nouveau de ce qui se passe “là-bas”?
Salut Yéti,
Tu parles de boucs-émissaires. Eh bien je suis tombé sur un arrêté anti-pauvres édicté par le maire d’Angoulême qui m’a donné encore un peu d’urticaire…
http://www.revoltes.net/spip.php?ar…
Bakounine
Salut à tous,
J’ai donné une adresse ” les actualités du droit” où cette affaire est évoquée : n’étant pas tout à fait d’accord avec l’analyse, j’y ai adjoint un commentaire.
Et puis, j’ai vu le commentaire de Yéti dans Rue 89….
Et puis, j’ai lu l’article dans le monde.fr : le flacon n’était pas à sa place !
Je n’ai pas regardé partout !
Les conditions de travail sont telles que ce genre d’accident est quasi inévitable…
Condoléances à la famille, mais soutien à l’infirmière : sacré responsabilité ! Chienne de vie .
Eh oui ! implacable loi de la statistique, quand on baisse les moyens, on augmente mathématiquement les risques, mais du moment que c’est rentable…
Hélas, ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres et ce n’est pas fini…
Très triste.
Le stress du personnel, la précipitation forcée fait que cela peu , dans certaines circonstance, faire courir un danger mortel au patient. Il n’y a pas que les erreurs de flaconnage, les inversions de médicaments sont aussi souvent légion. Cela est valable pour tous les services, même de réanimation.
La responsabilité et d’ordre organisationnelle, de procédures mal définie,
beaucoup de médicaments sont indiscernable de l’un à l’autre une fois dans le pilulier destiné au patient. Les flacons, il faut systématiquement relire l’étiquette, s’assurer que cela correspond à la pathologie du patient.
Ce qui a été administré à cet petit enfant est utilisé en cardiologie!!
Il y a faute grave et elle est collective. Les grosses têtes pensantes qui gère tout cela vont devoir revoir leurs copies, redéfinir toutes les procédures de sécurités dans l’administration des produits et ce avec les concernées: infirmières, aides soignantes et surtout les patients.
Cela demandera plus de temps, plus de concertation et bien entendu d’avantage de moyens financiers et humains.
Malheureusement, je doute que ce drame puisse fondamentalement changer les choses.
Il me semble qu’il n’y a pas forcément de lien avec la crise et ce drame hospitalier ! Oui, on va encore nous dire que les hôpitaux sont surchargés, manquent de moyens etc..ce qui est vrai en général mais ne l’est pas dans ce cas présent il me semble !
Alors le lien je l’ai trouvé ailleurs, désolé : L’INCOMPÉTENCE.
Car la crise personne de nos chers dirigeants ne l’avaient prévue, et encore moins dans son ampleur. Pourtant certaines personnes mettaient en garde dès septembre 2007 sur les suites en cascade entrainées par les affaires subprimes à venir…et d’autres personnes (qu’on connaitra peut être un jour) faisaient en sorte d’aggraver cette crise, afin de placer le pouvoir au bon endroit.
Chez nous, comme ailleurs, on a bien sûr rien prévu (parmi nos “experts”) et encore moins géré derrière. Et je ne parle même pas de Chrétine Lagourde, qui a enchainé les déclarations nullissimes, la dernière en date sur Madoff (pour nous annoncer le nombre de fonds français touchés, mais en se trompant d’un zéro!)
Ce Madoff en deviendrait presque un Robin des bois…et Elie Wiesel, prix Nobel de la Paix, qui cumule déclarations guerrières et placements douteux pour une fondation dont ça n’est par définition pas la vocation, ne vaut décidément même pas un crachat.
Mais l’incompétence est donc partout : chez les politiques, les économistes, les enseignants, et les médecins, les infirmières…Oh bien sûr loin de moi l’idée que toutes ces personnes sont des “feignants”…Mais quand même, qui peut affirmer ne jamais avoir croisé un médecin incompétent, plus attiré par une prescription rapide permettant une grande quantité de “clients” (le terme “patient” est désormais proscrit!) que de réelles qualités d’écoute, d’analyse permettant un diagnostic précis
Et si cette incompétence est présente à tous les niveaux et dans tous les métiers, jusqu’à nos élus (dignes représentants du peuple finalement), elle est encore moins admissible en ce qui concerne le secteur de la santé, et ce qu’a fait cette infirmière est donc INADMISSIBLE et j’espère pour ma part qu’on prendra les sanctions qui s’imposent au travers ce qui est clairement un homicide, et que cette sanction permettra (enfin) aux autres infirmières de devenir responsables à 100%, et pas seulement à 80 ou 90%, c’est effectivement assez insupportable d’avoir à subir ces laisser allez, ces incompétences, ces manques de volonté, si présents chez nos chers “citoyens”
Je ne dédouane pas le système et ses responsabilités, mais le système n’est que ce qu’on en fait….Et en fait je crois que (puisque vous avez parlé de l’an 01), le mouvement de libertés de 68 inachevé a tout de même permis au système de faire naître le libéralisme, et avec lui de déclarer la faillitede la citoyenneté. Et à l’heure du tout média aux mains du système, c’est à mon avis pas près de changer, quand la faillite du système n’est pas pour demain, arrêtez de rêver
“arrêtez de vous affoler Monsieur, votre fils n’a rien. Pourquoi vous nous criez dessus ?”
Ce genre de propos suffit à démontrer la grande incompétence de ces idiots d’infirmiers, qui on même ajouté “laissez nous faire notre boulot”
Heureusement que tous les salariés ne sont pas comme ceux-ci, font leur boulot en conscience, et réfléchissent (avant de parler aussi), car ça nous donnerait presque envie de laisser notre président tondre ces veaux là. Non, à la réflexion ils méritent vraiment d’être encore plus écrasés, ces veaux là.
La polémique pourrait venir d’ailleurs Le Yéti
Alors que l’opposition prétend qu’ils manquent de personnels et de moyens, comment explique-t-elle que les hôpitaux admettent des cas d’angine en urgence.Tous les cas d’angine de l’Ile-de-France sont-ils soignés dans les hôpitaux parisiens ?
Si l’angine n’était pas aussi bénigne que le dit la presse, pourquoi ne pas communiquer sur le risque réel qui nous serait dissimulé ? Sauf s’il existait un risque d’affolement des populations, que le bon Dr Pelloux nous précise de quel pathologie exacte il s’agissait.
Mais le papa d’Ilyès a fourni une information intéressante.
Il mentionne en effet les amygdales de son petit. Excluons une ablation à la veille de Noël ! Alors, a-t-il essayé de dramatiser une angine bénigne dans le but de faire admettre son enfant à l’hôpital pour le faire bénéficier de soins aux frais de la solidarité nationale ?
Si la famille de l’enfant a fait admettre l’enfant en urgence, avec la connaissance d’un risque vital pour le garçonnet, a-t-elle informé le personnel soignant ?
Si le personnel n’a pas été informé par la famille, en quoi est-il responsable ? Et, à plus forte raison, la ministre ?
Que les partis et syndicats d’opposition se livrent à une récupération paraît inconcevable, mais serait particulièrement malsain en milieu hospitalier
un enfant est mort : c’est l’horreur indicible ….
une infirmière “a tué” cet enfant : c’est l’horreur indicible ….
pauvre hôpital public , que ne va-t-on pas encore te mettre sur le dos , toi qui est sacrifié au nom du sacro saint libéralisme , dont les budgets sont amputés pour aller remplir les caisses des cliniques privées !!!!
qui accueillent tous les actes “rentables” et abandonnent au “public” les services déficitaires ….
pour les miens et moi même , je ne veux que l’hôpital public !
Avant de formuler une opinion très tranchée mieux vaut s’informer un peu pour ne pas écrire d’âneries. Cette dramatique affaire nous a déjà permis de lire bien des bêtises dans le registre : “On ne va pas à l’hôpital pour une angine.” Certes. Mais il semble que c’est un médecin qui l’ait demandé. Et une pharmacienne n’y voit pas de scandale :
“Le petit malade, de ce que j’ai compris, avait une forte angine depuis plus de trois jours, avait consulté déjà deux médecins de ville. Le deuxième médecin a conseillé l’hospitalisation pour qu’on réhydrate un peu ce petit bout qui ne s’alimentait plus convenablement, et qui faisait en plus une forte fièvre. Ce médecin a très bien fait. Angine, diarrhée et fièvre ensemble, c’est très mauvais pour nos p’tits gars.” On peut lire le texte complet ici : http://www.maitre-eolas.fr/2008/12/…
Indépendamment du commentaire plus ou moins éclairé des uns et des autres on peut aussi toujours garder à l’esprit qu’un petit bout est infiniment plus fragile qu’un adulte. Je ne puis oublier que mon petiot aurait pu mourir naguère d’une… simple bronchite si le médecin consulté ne l’avait envoyé à l’hôpital. Où il a passé cinq jours, non par ma volonté ou bien parce que ce serait gratuit, mais parce que les médecins ont jugé que son état le nécessitait.
Ce n’est tout de même pas par hasard que nous avons aujourd’hui un faible taux de mortalité infantile. Montaigne, lui, ne se souvenait même plus s’il avait perdu cinq ou six enfants en bas âge.
De toute façon il n’est pas utile de s’intéresser à la cause qui a amené cet enfant à l’hôpital mais de voir où se situent les responsabilités de la dramatique conséquence qui a suivi. Et, oui, il y a quand même quelques médecins responsables qui se rappellent de leur serment d’hypocrate et ne sont pas là pour nous écouter hypocritement en attendant leurs 23 €. Et effectivement on pourrait parler aussi de racisme, de jalousie, bref toutes ces qualités si présentes chez nos chers citoyens, de plus en plus dans la médiocrité, dans la soumission et dans la passivité intellectuelle. Car si la société n’est pas terrible, voire en décadence, et qu’elle est aussi responsable des drames qui arrivent chaque jour, nous restons en démocratie et chaque individu garde son libre arbitre et les facultés de s’instruire et d’agir en conscience…J’espère que cette infirmière prendre un maximum, ainsi que toutes les personnes liées de près ou de loin à cette affaire (ce qui nous permet bien sûr d’y mêler l’Etat, qui abandonne le financement de ses hôpitaux…au profit des banques soi disant “malades”?)
Indépendamment de cette triste et moche affaire en elle-même,
juste dire au Yéti : coup de chapeau pour la façon sensible et intelligente
dont tu l’as traitée …
Mais enfin, ÇA, Bernard, c’est la marque de fabrique de la maison ! Tu es assez vieux pour l’avoir remarqué depuis longtemps. Mais peut-être que cela va mieux en le disant de temps à autre.
La première fois que j’ai causé au téléphone avec le bipède qui signe le Yéti, et cela ne date pas de ces derniers mois, je me souviens lui avoir dit que c’était ÇA qui m’impressionnait chez lui. Cette capacité permanente à marier le meilleur de la sensibilité et de l’intelligence. Notre homme, qui est modeste, trouvait que j’en faisais déjà trop. Alors que personne ne nous écoutait…
Y’a des gens comme cela qui nous réconcilient avec le genre humain. Comme cette dame de Calais qui héberge chez elle des pauvres diables en partance pour l’Angleterre. Pour qu’ils ne dorment pas dehors sur l’herbe gelée. Trois mots d’anglais avec un verrry strrrong accent et c’est good !
On joue la flagornerie Bakounine ?
Plus sérieusement, l’hôpital, ou plutôt les hôpitaux, j’y ai passé 9ans. Je continue d’ailleurs, je cumule. Pédiatrie à Paris (nul besoin de préciser où), Lyon, Strasbourg, chirurgie, médecine interne, immuno-hématologie, cardio, neuro… Ma maladie m’a donné à voir le meilleur et le pire, une vue d’ensemble de quelques hôpitaux, de leur fonctionnement, leurs personnels qualifiés, ou moins, dévoués, ou moins, stressés, ou hyperstressés… Oui, un médecin ou une infirmière détendu(e)s, pas trouvé.
Y’en a qui le cachent sous des sourires las, ou des attentions un peu plus marquées, mais la peur est bien présente.
Peur pour le patient d’abord. La plupart agissent ni plus ni moins comme des êtres humains, face à la maladie ou le risque de mort imminente, en ayant peur, tout simplement.
Peur pour soi ensuite, chaque geste, chaque acte, chaque décision ou initiative doit être pesé, mesuré, analysé, car potentiellement mortel.
Même de simples examens peuvent donner lieu à des drâmes.
Il n’est pas rare de voir des médecins enchaîner journée de pratique, astreinte, cours en amphithéâtre, colloques, réunions de staff, consultations… Et pour connaître quelques uns des médecins qui m’ont suivi personnellement (au fil des ans), leur situation est loin d’être enviable. Et plus on se spécialise (ou surspécialise, oui ça existe…), plus la vie est un enfer.
Quant aux infirmiers, il n’est pas rare que chacun d’eux doive s’occuper de douze à quinze patients dans un poste, qu’il soit de matin ou d’après-midi (la nuit, c’est pire, mais “les cadres et médecins ne sont pas sur leur dos”), et chacun de ces patients a une vie propre, une souffrance propre, une maladie qui n’appartient qu’à lui. Et il faut composer avec, être présent sans être proche, éviter de tomber dans la pitié dangereuse…
Vous vous imaginez, vous, avec une quinzaine de vies sur la balance chaque jour au minimum ?
Justement, imaginez…
On aura beau dire “qu’ils ont choisi leur métier”, “qu’un chauffeur de bus risque tout autant la vie de ses passagers”, ça n’a rien à voir.
Là, c’est le système en place qui déraille. Et Yéti le dit très bien, le système ne déraille pas tout seul, les saboteurs ne sont pas loin, et toujours prêts à sortir de leur cachette comme des gamins pris en faute, à coups de communiqués, en disant que, bien sûr, c’est l’autre, le responsable, le plus p’tit, le plus près. Mais les réductions d’effectifs, de moyens, de formation…
Non, c’est pas ça, qu’on vous dit, pis c’est nécessaire, de toute manière, vous voyez bien, faites nous confiance, on sait pas où on va, mais on sait ce qu’on fait…
On ne peut pas toujours taper sur ceux qui s’échinent à vous sauver à longueur de temps. Mais ceux qui nous enfoncent, il serait temps de les regarder bien en face, et de leur mettre le nez dans le bouzin.
Une bonne fois pour toutes…