28 juin 2017

Les "sans-cravates" envahissent l'Assemblée nationale !

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Mea culpa : j’avais cru qu’ils se préparaient à sacrifier aux exigences vestimentaires du vieux monde poussiéreux. C’est le contraire qui advint et je viens de supprimer, piteux, mon billet déplacé : c’est finalement sans cravate (et sans respecter les longueurs de robes prescrites) que les 17 élus Insoumis ont pénétré dans l’Assemblée nationale.

Le geste est bien plus significatif qu’il n’y paraît.

Dire que le port obligatoire du costume-cravate de rigueur est un détail secondaire, c’est comme considérer que le bizutage est une aimable tradition d’accueil : les œufs pourris, les nouilles à la tomate et les excréments ingurgités dans un cas, la cravate étriquée, le costume de croque-mort  et la robe stricte au-dessous du genou dans l’autre.

Si ces détails étaient si secondaires, demandez-vous pourquoi le camp d’en face tente de vous les imposer aussi obstinément. La symbolique a toujours un rôle prépondérant, sinon déclencheur, dans les révolutions. Regardez l’importance qu’ils accordent à la présence de leur drapeau européen dans l’enceinte de l’Assemblée nationale, ou encore au port du voile par les femmes. Et qu’aurait été la révolution hippie des années 60-70 si les 500 000 festivaliers de Woodstock s’étaient présentés en “tenue correcte exigée” ?

Jean-Luc Mélenchon (qui n’a rien contre le port de la cravate en elle-même) :

« Nous ne supportons pas qu’on nous indique de quelle manière il serait bienséant de se vêtir. Il y a eu dans cette Assemblée des sans-culottes, il y a dorénavant des sans-cravates. »

Dont acte. L’insoumission se vérifie jusque dans les moindres détails. Ou alors, vous terminez comme un François de Rugy (à côté de Rufin sur la photo) passé en costume-cravate de rigueur par toutes les couleurs de la palette politique, juste pour satisfaire les ambitions personnelles de son plan de carrière.

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