29 mai 2017

Du rififi dans l'empire

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On se doutait bien que les inconduites du Trump lors des deux derniers sommets de l’Otan et du G7 n’allaient pas rester sans conséquences. Eh bien, de vilaines lézardes au sein de l’empire n’ont pas tardé à apparaître. Et c’est Angela Merkel, en bonne cheftaine de l’UE, qui en a pris acte la première.

«  Ces temps où l’on pouvait compter sur les autres sont révolus. C’est ce dont j’ai pris conscience au cours des derniers jours… Nous, Européens, devons vraiment prendre notre destin en main ! », a-t-elle déploré en évoquant un « moment critique » à propos des relations entre l’UE et la nouvelle administration américaine.

Il faut dire que comme ses collègues européens, elle avait été vertement invitée par le président US à cracher plus généreusement au bassinet de l’Otan et à aller se faire foutre avec ses salamalecs climatiques, mais qu’en plus elle avait dû essuyer une rebuffade perso sur l’excès d’exportation de voitures teutonnes aux États-Unis.

S’il y en a un que les états d’âme contrariés de Merkel ont bien amusé, c’est le dissident occidental réfugié à Moscou, Edward Snowden. «  Pensez-vous qu’elle utilise toujours le même Blackberry ? » s’est-il marré en faisant référence à la vieille affaire de mise sur écoute du portable privé d’Angela Merkel par la NSA américaine.

La délégation allemande était beaucoup moins encline à la grosse rigolade. « Une catastrophe », a-t-elle conclu à l’issue du G7 de Taormina en Sicile. On ne saurait mieux médire !

Le « moment de vérité » d’Emmanuel Macron

Au final, il n’y en avait que deux à se réjouir de leur week-end :

  • le président Trump : « Je viens de rentrer d’Europe. Ce voyage a été un grand succès pour les États-Unis. Travail dur, mais “big” résultats ! »
     
  • … et notre Macron national glosant à n’en plus finir dans le JDD sur la partie de handshake viril qui l’avait opposé au président américain :

« Ma poignée de main avec lui était tout sauf innocente, ce n’est pas l’alpha et l’oméga d’une politique mais un moment de vérité.  Il faut montrer qu’on ne fera pas de petites concessions, même symboliques. Dans mes dialogues bilatéraux, je ne laisse rien passer, c’est comme cela qu’on se fait respecter ! »

Ah ça mais !

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