27 mai 2017

Sommets occidentaux : Trump fout sa merde

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Deux sommets mondiaux ont eu lieu pendant ce long week-end de l’Ascension : celui des chefs de l’Otan le 25 mai à Bruxelles, puis le G7 dès le lendemain en Sicile. L’occasion pour le président américain Trump de semer la consternation parmi ses partenaires occidentaux.

On s’attendait à Bruxelles à une réunion des chefs de l’Otan assez bonasse, conclue comme d’habitude par une “déclaration commune” lénifiante louant la cohésion du groupe, le principe inébranlable de défense mutuelle (article 5) et l’inflexible volonté de terrasser le terrorisme. Mais patatras, le Donald en décida tout autrement !

Dans son impayable discours de clôture, il engueula vertement les pays européens pour le non-respect de leurs obligations financières à l’égard de l’Alliance et que s’ils continuaient à faire leur tête de cochon, eh bien leur principe de défense mutuelle, ils pouvaient se le mettre où je pense. Connaissant le Donald, c’est dire l’endroit !

Gueule déconfite des alliés européens…

Une poignée de mains chargée en testostérone

Et ceux-là n’étaient pas au bout de leur peine ! Lors du G7 sicilien qui réunissait à peu près les mêmes, moins les seconds couteaux et les bras cassés, six d’entre eux cherchèrent à forcer le septième (Trump) à valider les fameux accords de Paris sur le climat et la nécessité de réduire l’émission de gaz à effet de serre.

Non pas qu’eux-mêmes mettaient beaucoup de zèle de leur côté à appliquer concrètement les intentions déjà bien vaseuses proclamées lors la fameuse COP21 dans leurs pays respectifs, mais au moins, vous comprenez, le respect des formes…

« Hoax ! » tonna Trump pour qui les problèmes climatiques sont à peu près de même nature que les “fake news” abondamment déversées sur les réseaux sociaux et que les sept du sommet venaient précisément de stigmatiser. Fuck les formes ! conclut en gros le Donald, inflexible. Climat « controversé », reconnut pudiquement Angela Merkel. Les formes, toujours les formes.

Bref, l’atmosphère chez les grands de l’empire était plus à la bataille de chiffonniers qu’à l’entente cordiale, d’autant que les rivalités de coquelets continuaient même en cour de récré, à l’image du défi lancé à Trump par le bizuth du groupe, le potache Macron, lors d’une poignée de main chargée en testostérone.

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