Jean-Luc Mélenchon : face à monsieur Macron et son vieux monde, il ne reste que la France insoumise

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15 mai 2017 : aussitôt connue la nomination d’Edouard Philippe comme premier ministre par Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon a donné son sentiment dans une conférence de presse.


Mesdames, messieurs, 

Le nouveau président de la République vient de prendre le commandement de toute la classe politique traditionnelle de notre pays. 

Le vieux monde est de retour sous des habits tout neufs et bien jeunes.

La droite vient d’être annexée avec un Premier ministre issu de ses rangs : Les Républicains.

Le Parti socialiste a été déjà absorbé puisque ses élus et ses candidats, par dizaines, ont demandé l’investiture de monsieur Macron. Et nombre d’entre eux attendent d’être élus pour le rejoindre.

Enfin, les électeurs du Front national, après que ce parti ait rempli le rôle d’épouvantail qui était attendu de lui, les électeurs du Front national sont abandonnés, leurs chefs ont tous déserté.

Que chacun de vos bulletins de vote soit un balai pour les dégager tous !

En sorte que, dorénavant, en face de monsieur Macron, et pour le bien de notre démocratie, il ne reste qu’une force cohérente, unie autour d’un programme de gouvernement, L’Avenir en commun : c’est la France insoumise, dont je suis le porte-parole. 

Et c’est elle qui dit aux Français : ne donnez pas les pleins pouvoirs à monsieur Macron et à son Premier ministre. Une cohabitation est nécessaire. C’est à dire qu’il faut former une majorité différente de celle du président de la République, de son bric à brac, pour pouvoir avoir une action politique cohérente qui réponde aux attentes sociales, écologiques et démocratiques de notre peuple.

Cet attelage hasardeux qui vient d’être constitué ne fonctionnera qu’au prix d’un césarisme et d’une autorité de la monarchie présidentielle toujours plus grande. Il est donc, en ce sens, dangereux pour l’avenir de notre pays. 

Ne donnez pas les pleins pouvoirs à monsieur Macron. Permettez qu’une alternative vive dans notre pays. Regroupez-vous, à notre appel, autour de nous. 

Que chacun de vos bulletins de vote soit un balai pour les dégager tous.