02 mai 2017

Serein : je ne donne ma voix qu'à ceux que je juge dignes de la représenter

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Après la nuit debout, que le jour se lève enfin !

C’est drôle, plus l’échéance du 7 mai approche et plus je me sens serein, presque euphorique, à l’idée de m’abstenir, de ne pas céder à toute cette pression pour que je vote “convenablement”, d’en finir avec une situation politique hypocrite et absurde qui nous pourrit la vie depuis quinze ans.

Depuis la présidentielle funeste de 2002, de vote utile en vote inutile, tout est allé de mal en pis dans ce pays. Là soudain, j’ai comme le pressentiment qu’on pourrait enfin rompre ce cycle confondant de médiocrité.

Ma décision est irrévocable : je ne donne ma voix qu’à ceux que je juge (au moins à peu près) dignes de la représenter. Les deux candidats encore en lice pour le 7 mai m’en paraissent tout à fait indignes.

Un irrépressible sentiment de liberté

J’ai bien conscience de la situation dramatique dans laquelle nous nous trouvons et de la gravité de mon choix. Je n’avancerai même pas la piètre excuse que d’autres se chargeront de toute façon à ma place d’élire une nouvelle fois  “le moins pire du pire”.

Je suis en guerre — et je pèse véritablement mes mot — contre les deux “visions du monde” (sic) proposées par les deux candidats. Le 7 mai au soir, je saurai juste quel est l’ennemi à combattre.

Plus cette date fatidique approche, plus je me sens conforté dans ma décision, plus je partage les derniers mots prononcés tout récemment par Emmanuel Todd sur le plateau d’Arrêt sur images :

« Je vais m’abstenir, dans la joie.  Je veux dire, c’est un bonheur pour moi de transgresser, de prendre ce risque. Parce que ça me donne un sentiment de liberté. »

 

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