Présidentielle dernière ligne droite : « Te retourne pas, fonce ! »

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Quand un coureur arrive en tête au sommet d’un col, la consigne de son entraîneur est sans appel : « Tu te retournes pas, tu fonces ! »

Les cris hostiles viennent toujours de derrière. Ou alors de ces quelques favoris usés qui rament comme des malades en jetant un regard mauvais sur l’outsider imprévu en train de leur fondre dessus pour les coiffer sur le poteau d’arrivée.

Les supporters du champion l’encouragent et l’applaudissent. Ils ne se soucient pas de répliquer aux injures de ses adversaires en difficulté, ni même aux invectives des motards suiveurs de la presse dont on pensait qu’ils étaient censés respecter l’équité de la compétition

Dans les derniers kilomètres, les supporters et leur champion font course commune sur l’asphalte. Plus rien d’autre n’a d’importance :

« Vas-z-y, Méluche, fonce, te retourne pas ! Tu les z’auras ! »

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