La caravane insoumise, les « gens » et un argument qui tue pour convaincre les indécis

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Hier, je suis sorti de ma tanière pour aller dire le bonjour à ceux qui animaient la caravane de la France insoumise, dans le quartier Kercado à Vannes. J’étais curieux de savoir qui étaient ces « gens » dont Jean-Luc Mélenchon se flatte d’être entouré…

En fait, j’y ai rencontré toutes sortes de gens : des jeunes, des moins jeunes, au moins autant de femmes que d’hommes, et pas des moins actives. C’étaient elles qui étaient les plus promptes à s’emparer du micro, même si on voyait bien que celui-ci leur brûlait un peu les doigts, au début.

Le trait commun à tous ces gens, c’est qu’ils sortaient toutes et tous de la vraie vie. Pas de professionnels de la politique parmi eux, pas de blasés du micro. Y compris parmi les quelques candidat-e-s insoumis-e-s aux futures législatives, présent-e-s sur cette place battue par un méchant vent d’ouest.

« J’ai tout à faire, tout à apprendre, je suis toute neuve ! » disait l’une de ces candidates en éclatant de rire.

Votre meilleur argument, c’est vous

Trois très très jeunes militants sont venus engager la conversation avec moi. Ils avouaient leurs difficultés, et pour tout dire leur embarras, à convaincre d’autres « gens », les indécis, trop marqués par les désillusions des promesses non tenues pour s’enthousiasmer à quelques nouvelles d’entre elles.

Pas grave, ai-je tenté de leur dire, ça passe ou non, mais veillez surtout à ce que ça ne casse pas ! S’ils s’avèrent vraiment imperméables à vos arguments, n’insistez surtout pas, proposez-leur juste de trinquer avec vous (oui, même s’ils viennent de vous sortir des énormités d’extrême-droite) et parlez d’autres choses. Faites-les parler d’eux-mêmes et montrez-vous comme vous êtes vraiment.

Parce que le meilleur argument pour convaincre les indécis, ce n’est pas d’abord les idées et les promesses, mais vous. C’est en découvrant qui vous êtes, vous les « gens » de Mélenchon, des filles et des mecs comme eux, sympas, un peu paumés et qui ne se la pètent pas, qui comme eux ont aussi leurs petits soucis de fin de mois, de boulot, d’avenir, et même quelques désillusions en cicatrices, oui, c’est en leur montrant qui vous êtes vraiment que les indécis meurtris de la politique finiront par vous rejoindre.