Trump métamorphosé en vrai président : il a montré ses couilles américaines en Syrie

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Un président couillu ?

La chute de l’empire américain tourne au franchement glauque : voilà que les médias occidentaux ont les yeux de Chimène pour Trump, le président hier encore pestiféré, au prétexte que celui-ci vient de bombarder l’armée syrienne d’Assad (et faire la nique à Poutine).

« En frappant la Syrie, Trump est devenu le président des États-Unis » (Paris-Match)

Qu’importe si le motif est aussi douteux que l’affaire des armes de destructions massives de Saddam Hussein ou les bébés koweïtiens arrachés à leur couveuse : cette fois-ci une attaque chimique meurtrière attribuée au président syrien sans le moindre commencement de preuves et déjà remise en cause par des personnalités éclairées au sein de l’empire vacillant :

« Assad n’est pas l’auteur des attaques chimiques » (Peter Ford, ex-ambassadeur britannique en Syrie).

Qu’importe si l’attaque US s’est faite sans le moindre mandat de l’ONU et est déjà dénoncée par des élus du Congrès américain :

« Les frappes militaires de Trump en Syrie sont absurdes et à courte vue » (Tulsi Gabbard, élue démocrate à la Chambre des représentants des États-Unis).

L’arme ridicule toujours généreusement exhibée par les impuissants

L’important dans l’histoire n’était-il pas d’abord de montrer qu’on avait des couilles, cette arme ridicule toujours généreusement exhibée par les impuissants ?

Ne s’agissait-il pas plutôt d’une glauque opération de politique intérieure US, Trump cherchant à reprendre le dessus sur les néocons du Pentagone en leur montrant qu’il pouvait pisser aussi haut qu’eux ?

N’y avait-il pas parmi les ténébreuses intentions de cet acte insensé, celle de reprendre un peu pied sur le terrain perdu du Moyen-Orient. 

Mais qu’importe aux imbéciles ! Le chœur de la valetaille s’est évidemment déchaîné aux quatre coins de l’empire occidental pour approuver cet acte aussi puéril qu’idiot. En France même, Hollande, Hamon, Macron et jusqu’à d’improbables disparus de la scène politique sortis de leur retrait pour ânonner de concert :

Tout ça sent le sapin, le dérisoire, l’humiliation finale, l’ultime spasme misérable d’un monde moribond. Même si on ne peut oublier, hélas, que la chute des empires s’accompagne toujours de fracas et d’insupportables dégâts collatéraux :

« Il est plus facile d’entrer en guerre que d’en sortir » (Bernie.Sanders).