Nouvelle bombe Wikileaks : l'effroi des poulets sans tête de la CIA face au renard Assange

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L’État profond (Deep State), qui désigne aux États-Unis les instances véritablement et secrètement décisionnelles sur le long-terme dans le pays, vient une nouvelle fois de se voir humilier via la publication par Wikileaks de 8761 documents secret defense de la CIA. Nom de code de l’opération : #Vault7,

Encore s’agit-il que de la première partie des révélations, Year One, de toute une série qui, selon un agent de la CIA, s’annonce « pire que Snowden ».

En soi les révélations de ces 8761 documents n’apprennent guère de choses que le commun des mortels ne savait déjà : oui, le maître d’Empire espionne tout et tout le monde aux États-Unis et à travers toute la planète, via les passoires que sont les smartphones et la complicité active de Facebook, Google ou autre Microsoft. Par contre, grâce aux documents de Year One, les initiés connaissent désormais les moyens techniques utilisés par la CIA pour y parvenir et comment ou d’où ses agents procèdent, ce qui, convenez-en, est très fâcheux pour des espions.

Ironie du sort, un des documents Wikileaks dévoile que cinq des postes d’écoute de la CIA étaient baptisés PocketPutin (Poutine de poche)

Une nouvelle victoire des barbares du Net contre l’establishment impérial

Mais la véritable bombe de ces nouvelles publications est ce qu’elles révèlent de l’incroyable vulnérabilité de l’État profond américain. Que Wikileaks parvienne encore à se procurer en aussi grande quantité des pièces classées “Secret Defense” au sein même des forteresses de l’Empire en dit long sur le délabrement et la vulnérabilité de celui-ci. Selon Fox News, des sources à l’intérieur de la CIA racontent que les agents y courent comme des poulets sans tête en se demandant d’où diable va encore surgir le renard Assange et la merde leur dégringoler dessus.

Nul doute qu’ils ne manqueront pas de donner le change en accusant encore les hackers russes — qui, eux, n’ont pas le ridicule de se laisser pincer comme des benêts. Quant à Donald Trump, il voit conforter son accusation contre Obama d’avoir mis sur écoute sa Trump Tower lors de la dernière campagne présidentielle US.

Les poulets sans tête de la CIA et les dindons de la farce du FBI, qui cherchent comme des forcenés à mettre la main sur l’auteur des fuites, ne pourront guère nier la véracité des documents publiés… et la bêtise de ceux qui les détenaient. Aujourd’hui, grâce à Wikileaks et à #Vault7, les possesseurs des 85% de smartphone sous contrôle en savent sans doute beaucoup plus sur ceux qui les espionnent que l’inverse.

Dans la lutte homérique qui oppose l’establishment assiégé aux barbares du Net et des réseaux sociaux, ces derniers viennent de remporter une nouvelle victoire cruelle en infligeant à l’État profond US la pire des humiliations : les éclats de rire des spectateurs.