Opération Macron : la tentative de coup d'État d'une oligarchie aux abois contre la démocratie

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On ne se félicitera jamais assez de la célérité du Parquet national financier à l’encontre des multiples délits commis par les candidats Fillon et Le Pen. Mais on s’étonnera de son peu d’empressement à s’occuper des innombrables casseroles financières traînées par le candidat Macron. (Au fait, de quelle autorité dépend le Parquet national financier ? De la Procureure générale de Paris, choisie par l’actuel gouvernement.)

S’il existait encore une autorité supérieure pour faire respecter l’égalité du temps de présence des candidats à la présidentielle dans les médias, le candidat Macron se verrait assurément privé de toute intervention jusqu’au 23 avril, tant son temps de présence pulvérise déjà celui de tous les autres postulants réunis (et je ne dis pas le traitement subi par ces derniers lorsqu’ils en bénéficient, Mélenchon et Poutou me comprendront).

Il est assez drôle de parcourir la liste de tous les soutiens du candidat Macron. On y retrouve tous les membres de cette oligarchie qui hante notre pays depuis des années : Attali, Minc, BHL, Cohn-Bendit, Gattaz et cette brochette de milliardaires par ailleurs propriétaires des médias cités ci-dessus (Arnault, Bergé, Bolloré, Bouygues, Dassault, Drahi, Lagardère, Niel, Pinault). Tous, absolument tous derrière un seul et unique prétendant : Macron.

Électeurs responsables ou « veaux bons pour le massacre » ?

Ce rapide tour d’horizon montre l’étendue de la  machination ourdie par l’oligarchie d’un système aux abois contre la démocratie française : haro contre l’épouvantail Le Pen, feu sur les has-been (Fillon, Sarko…), foin du falot Hamon, gaffe à l’insoumis Mélenchon, faisons donner le canon des sondages “redressés”, les trompettes de nos chroniqueurs-maison en faveur de notre champion…

Et qu’importe si la manœuvre est grossière. Qu’importe si le candidat a tout d’un « télévangéliste sorti de nulle part », parfaitement insignifiant et doté d’un charisme d’huître. Plus de quartiers, à la guerre comme à la guerre !

Le spectacle de cette véritable tentative de coup d’État oligarchique mené par le système est si grotesque qu’on le croirait tout droit sorti d’une de ces farces bouffonnes qui animent nos derniers carnavals. Mais nous ne sommes pas au carnaval et allons très vite avoir l’occasion de vérifier si les électeurs français sont toujours ou non dans leur majorité « les veaux bons pour le massacre » que stigmatisait De Gaulle.