Présidentielle : revenir d'urgence au projet

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Frédéric Lordon a raison : cette campagne présidentielle est en train une fois de plus de s’enliser dans des questions secondaires : les affaires crapuleuses, les alliances électoralistes, la validité des sondages… Pendant ce temps, plus rien sur le sujet qui devrait importer le plus : les programmes.

Que les questions secondaires soient abordées est une bonne chose, qu’elles en viennent à polluer toutes les autres en est une autre bien plus regrettable.

Plus grave, explique Lordon, le montage en épingle de ces affaires et de ces discussions accessoires permet à la classe dirigeante de noyer le poisson et de pervertir le véritable sens de l’élection : renverser la dictature que cette classe dirigeante exerce sur les classes populaires.

En garantissant des minima sociaux au niveau du seuil de pauvreté, le programme de Jean-Luc Mélenchon va au-delà du revenu de base de Benoît Hamon

Ayant pour ma part choisi le projet que j’allais défendre, celui la France insoumise, L’Avenir en commun, je trouverais judicieux que l’on s’attache désormais à préciser certains points essentiels qui figurent dans ce projet et touchent tout particulièrement les plus précarisés d’entre nos électeurs potentiels.

Ces points, les voici :

  • l’allocation d’autonomie pour les jeunes de 18 à 25 ans : date prévue de mise en place, conditions d’attribution, montant…
     
  • la revalorisation des pensions de retraite au niveau du smic pour une carrière complète  et minimum vieillesse porté au niveau du seuil de pauvreté : date prévue de mise en place ;
     
  • la garantie dignité  par revalorisation de minima sociaux au niveau du seuil de pauvreté : date prévue de mise en place ;
     
  • la garantie universelle des loyers : date prévue de mise en place, conditions d’inscription…

On gagnera à faire valoir qu’en garantissant des minima sociaux au niveau du seuil de pauvreté (entre 840 et 1050 euros/mois selon le seuil de pauvreté adopté), le programme du candidat Mélenchon va bien au-delà du revenu universel au rabais (750 euros/mois) proposé par Benoît Hamon… à l’échéance 2022 !