Tatiana, Jean-Luc et la gifle

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Valls, « il parait que l’autre jour tu t’es pris une bonne torgnolle dans la tronche. Eh bien j’avoue que ça fait plaisir à voir. »

Ainsi commence la vidéo de Tatiana. Un million cinq cent mille vues en vingt-quatre heures sur Facebook !

Une vidéo remarquable. Prends le temps de la regarder parce que ça en vaut vraiment la peine.

Une phrase résume Tatiana s’adressant à Valls :

« C’est ta violence à toi qui appelle la violence des gens. »

Cette vidéo a aussi un autre intérêt. Tatiana montre un raté de Mélenchon qui déconne en parlant de « violence » pour un gars esquissant une pichenette. Mais que diront tous les Mélenchon quand un gars au bout du rouleau sortira un fusil de chasse pour dézinguer un quelconque politicien au lieu de s’incinérer à vif tout seul devant une agence Pôle-pas-d’Emploi ?

Au lieu de s’appesantir sur la violence institutionnelle comme Tatiana le fait avec maestria dans sa vidéo.

Pourquoi Valls a-t-il le droit de dire que les Roms ne sont pas des êtres humains ? « Ces populations ont des modes de vie extrêmement différents des nôtres. » Il a dit aussi  : « C’est illusoire de penser qu’on réglera le problème des populations roms à travers uniquement l’insertion. » (Les deux citations en septembre 2013 sur France Inter.)

C’est quand même autrement violent qu’une pichenette dans l’air de Lamballe ! N’oublions pas que l’esprit de ces phrases a valu la mort de six millions de Juifs (et de pas mal de Tsiganes) qui étaient, eux aussi, extrêmement différents pour les salopards de leur époque.

Pourquoi Valls a-t-il le droit de donner deux véritables claques à un jeune militant socialiste à l’université d’été de La Rochelle qui l’avait énervé en disant que Macron ne devrait pas faire partie d’un gouvernement socialiste ? Le privilège du seigneur ?

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Tu vois, et c’est dommage, c’est là que l’on constate les limites de Mélenchon qui ne parvient pas à être en phase avec les cinq-sept déciles qui ne roulent pas sur l’or et dont la colère est très grande. Et qui regarderont les propos de Mélenchon comme la défense corporatiste d’une caste.

Jean-Luc, il n’est pas trop tard. Pour gagner, il faut abandonner ta cravate. Celle que tu portes trop souvent. Ta cravate mentale.