États-Unis : « Ils assassineront Trump comme ils l'ont fait avec Kennedy et Lincoln »

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James Clapper, chef du renseignement américain : c’est Russia Today qui a fait élire Donald Trump.

Ça ne s’arrange vraiment pas aux States. Les pétages de plomb se multiplient à vitesse grand V. Les voilà qui voient des Russes partout. Comme ils voyaient des communistes partout du temps bien glauque du maccarthysme. 

Dernier exploit en date publié en une par le Washington Post : le réseau électrique américain aurait été piraté par des hackers russes, forcément russes. Aussitôt, nos médias gaulois de soi-disante référence — l’AFP, Le Monde, le Hunfington Post… — relayaient le bâton merdeux avec le zèle empressé qu’on leur connait.

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Problème, il apparaissait rapidement qu’un vulgaire fournisseur d’électricité US avait trouvé un vulgaire virus, sans absolument aucune origine russe garantie, dans un vulgaire PC portable même pas relié au réseau électrique américain, à qui il n’avait, et pour cause, occasionné aucun dommage. Piteux, le Washington Post était contraint de revenir sur ses accusations. De même que l’AFP, Le Monde, Le Hunfington Post, allant jusqu’à indisposer leurs propres clients :

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Et c’est cette bande de crétins carabinés qui hurlent aux “fake news” sur les réseaux sociaux !

Une commission spéciale contre le “hacking russe” au Sénat US

L’affaire, à pisser de rire, s’arrêterait là si les officiels américains n’avaient pas repris à leur compte ce tissu d’imbécillités médiatiques.

James Clapper, chef du renseignement américain, assurait le 5 janvier devant la Commission des services armés du Sénat que Moscou s’était bien ingérée dans l’élection américaine pour faire élire Donald Trump.

Jack Reed, sénateur démocrate de Rhode Island, appelait à la création d’une commission spéciale au Sénat chargée de faire la lumière sur le “hacking russe”.

Et Washington annonçait avoir des preuves des piratages russes en faveur de Wikileaks… sans évidemment en publier aucune.

Donald Trump en ligne de mire

Ainsi, ceux dont tous les médias, toutes les élites, tous les artistes et intellectuels, tous les subordonnées européens avaient pendant la campagne présidentielle ouvertement soutenu Hillary Clinton et craché sur le candidat républicain, ceux qui se déplacent à toutes les élections délicates pour gentiment délivrer leurs “conseils” aux électeurs des “pays amis”, comme Obama lors du référendum britannique sur le Brexit, crient aujourd’hui aux manipulations de Moscou pour faire élire Trump.

Car derrière toute cette logorrhée indigeste sur les “hackers russes”, c’est bien Donald Trump, le très prochain président des États-Unis, qui apparaît dans leur ligne de mire.

Que celui-ci, à une quinzaine  de jours de sa prise officielle de fonction, se prenne sur le dos les agences de renseignement de son propre pays en dit long sur la désagrégation de l’institution politique américaine. Et sur la volonté du système de la violer si elle lui est contraire.

D’ici à ce qu’une nouvelle guerre de sécession déchire les guides suprêmes de la démocratie mondiale, il n’y a qu’un pas que certains franchissent sans hésiter :

« Ils assassineront Trump comme ils l’ont fait avec John Kennedy, Abraham Lincoln, James A. Garfield and William McKinley » (Paul Craig Roberts, journaliste et ancien sous-secrétaire du Trésor dans l’administration Reagan).