1971-2016 : quand la "mondialisation heureuse" vire facho

Stephen Bannon (dernier au fond de l'image)Stephen Bannon (dernier au fond de l’image)

1971-2016, c’était la mondialisation.

Il y a quarante ans, les partisans de la “mondialisation heureuse” avaient de bonnes intentions.

Malheureusement, l’enfer est pavé de bonnes intentions.

À propos de la mondialisation économique, voici un extrait de l’article Mondialisation de Wikipedia :

Alors que le terme est déjà utilisé, ce n’est que vers 1971 que les échanges de biens retrouvent, en part du PIB mondial, leur niveau de 1910 et que reprend véritablement la mondialisation économique. Appuyée sur la baisse des coûts de transport, celle-ci désigne essentiellement le développement des échanges en biens manufacturés entre pays riches et nouveaux pays industrialisés (Corée du Sud, Taïwan, Brésil, Argentine…), qui représentent 80 % du commerce mondial.

Quarante ans plus tard, quel est le résultat ?

Le résultat de cette soi-disant “mondialisation heureuse” : l’appauvrissement des classes populaires occidentales, et le retour des fachos.

C’est une période qui est en train de se terminer.

C’est un ordre ancien qui est en train de mourir.

La nouvelle période qui va commencer sera le retour de l’extrême-droite dans les pays occidentaux.

Ku Klux Klan, néonazis : Steve Bannon fait l’unanimité chez les suprémacistes blancs

L’Express, mardi 15 novembre 2016 :

« Le patron du site d’extrême-droite Breitbart, nommé haut conseiller à la Maison Blanche par Donald Trump, remporte une vive adhésion chez les plus extrémistes des mouvements racistes et antisémites. 

Des croix gammées taguées à Brooklyn, une église latino du Maryland maculée d’inscriptions “Whites Only” (“Réservé aux Blancs”), des musulmanes portant le foulard agressées, des lettres de menaces distribuées dans le Massachusetts, un slogan nazi inscrit sur une devanture de Philadelphie… Ces actes ne sont pas isolés. Depuis l’élection de Donald Trump, la violence et l’expression racistes, xénophobes, antisémites et homophobes se sont libérées. Et la nomination de Steve Bannon au poste de haut conseiller à la Maison Blanche a fait sortir du bois les organisations racistes les plus radicales du pays. »

Même si Donald Trump s’est officiellement désolidarisé du Ku Klux Klan, Bannon, personnalité « la plus dangereuse » d’Amérique selon une enquête Bloomberg, ne pouvait que plaire à la célèbre organisation raciste. David Duke, ancien responsable du KKK (cité par l’Express) : 

« C’est excellent. Une idéologie est au final l’aspect le plus important de n’importe quel gouvernement. »

Le KKK n’est évidemment pas le seul à s’être félicité de la nomination de Bannon. D’autres, tout aussi douteux, ont laissé éclater leur joie : suprémacistes blancs de tous poils, Parti nazi américain… et jusqu’à notre FN national :

Bravo, les partisans de la “mondialisation heureuse”.

Vous êtes des génies.