« C’est cet inconscient-là, qui n’a rien de freudien, qui est le plus dangereux. »

« En effet, ce qu’on appelle la personnalité d’un homme, d’un individu, se bâtit sur un bric-à-brac de jugements de valeur, de préjugés, de lieux communs qu’il traîne et qui, à mesure que son âge avance, deviennent de plus en plus rigides. Et qui sont de moins en moins remis en question. »

« Et quand une seule pierre de cet édifice est enlevée, tout l’édifice s’écroule. Il découvre l’angoisse. Et cette angoisse ne reculera ni devant le meurtre, ni devant le génocide. Ou la guerre. »

« On commence à comprendre par quels mécanismes et pourquoi, à travers l’histoire et dans le présent, se sont établies des échelles hiérarchiques de dominance. »

« Tant que l’on n’aura pas diffusé à travers les hommes de cette planète, la façon dont fonctionne leur cerveau, la façon dont ils l’utilisent, et tant qu’on n’aura pas dit que jusqu’ici, ça a toujours été pour dominer l’autre, il y a peu de chance qu’il y ait quelque chose qui change. »

(FIN)

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Générique

LaboritTous les textes de ce “feuilleton” sont de Henri Laborit (1914-1995), chirurgien, biologiste, spécialiste du système nerveux, philosophe du comportement animal et du comportement humain.

Les propos reproduits ici constituent l’essentiel de son intervention dans le film magistral qu’Alain Resnais lui a consacré : Mon oncle d’Amérique (réalisé en 1979, avec Nicole Garcia, Roger Pierre, Gérard Depardieu…).

Toutes les illustrations de ce “feuilleton” sont extraites du film d’Alain Resnais, toujours disponible en DVD. Indispensable.

Pour tout vous dire, je pensais me fendre d’un petit épilogue de mon cru. Mais non, finalement j’ai trop la flemme. L’été bat son plein. Plus tard peut-être. Et puis les propos de Laborit se suffisent à eux-mêmes. Allez hop, je vous laisse méditer tout ça en paix. À +.

Vivre malgré tout
1. Les trois cerveaux
2. Les autres
3. Punition
4. Le mur du langage
5. Inhibition de l’action
6. L’inconscience