19 juillet 2008
Feuilleton de l'été : VIVRE MALGRÉ TOUT (4)

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« Nous avons dit déjà que nous n’étions que les autres. L’individu ne peut plus maintenant et depuis déjà longtemps assurer sa survie seul. Il a besoin des autres pour vivre. Il ne sait pas tout faire. Il n’est pas poly-technicien. »
« Dès son plus jeune âge, la survie du groupe est liée à l’apprentissage chez le petit de l’homme de ce qui est nécessaire pour vivre heureux en société. On lui apprend à ne pas faire caca dans sa culotte, à faire pipi dans son pot. »
« Et puis très rapidement, on lui apprend aussi comme il doit se comporter pour que la cohésion du groupe puisse exister. On lui apprend ce qui est beau, ce qui est mal, ce qui est laid. On lui dit ce qu’il doit faire. »
« Et on le punit ou on le récompense suivant que son action est conforme à la survie du groupe. »
« Le fonctionnement de notre système nerveux commence à peine à être compris. Il y a une vingtaine ou une trentaine d’années[1] que nous sommes capables de comprendre comment, à partir des molécules chimiques qui le constituent, qui en forment la base, s’établissent les voies nerveuses qui vont être codées, imprégnées par l’apprentissage culturel. »
« Et tout cela dans un mécanisme inconscient. C’est-à-dire que nos pulsions et nos automatismes culturels seront masqués par un discours logique. »
« Mourir pour son pays est un si digne sort
Qu’on briguerait en foule une si digne mort. »
« Le langage ne contribue ainsi qu’à cacher la cause des dominances sociales, les mécanismes d’établissement de ces dominances. Et à faire croire à l’individu qu’en œuvrant pour l’ensemble du social, il réalise son propre plaisir. »
« Alors qu’il ne fait en général que maintenir des situations hiérarchiques qui se cachent sous des alibis langagiers, des alibis fournis par le langage, qui lui servent en quelque sorte d’excuse. »
« Bon, pour une place de premier, quinze francs ; second, dix francs ; troisième, cinq francs ; et à partir de quatrième, mon pied au derrière ! »
1. Les trois cerveaux
2. Les autres
3. Punition
4. Le mur du langage
5. Inhibition de l’action
6. L’inconscience
Notes
[1] Note du Y : une soixantaine aujourd’hui.

Commentaires
Note du Y : le texte de ce "feuilleton", comme l'indiquent les guillemets, n'est pas de moi.
Le nom de l'auteur sera révélé dans le générique final.
NB : je demande à ceux qui découvriraient l'origine de ce texte de ne pas vendre la mèche immédiatement et de jouer le jeu, SVP.
Peut-être viendra-ce après, cher Yéti.
Mais on peut aussi apprendre la contradiction dès le plus jeune age, et s'en servir pour dé-construire tout ce qu'on a appris (ou pour le relativiser lors de l'apprentissage) et le reconstruire après l'avoir confronté (intellectuellement ou même physiquement) à son opposé.
Ce que je veut dire, c'est que la liberté n'est pas forcément illusoire.
Il faut savoir aussi, mon cher Yéti, que la Liberté c'est aussi la conquête de soi-même et que la conquête de soi-même est une des choses, au monde, les plus difficiles à acquérir!!
Le masque de la démocratie ne fait qu'essayer de gagner du temps, nous n'en sommes plus à la survie du groupe,( quoique on régresse de plus en plus à ce niveau!), et pourtant on essaie de nous faire croire que si!!! Progrès, croissance, consommation...! Essairait-t-on de nous infantiliser, je n'ose le croire...!
d'accord viel anar
" le plus dur dans l'existence est de devenir ce que l'on est " Nietzsche
Mais il en va de la déconstruction, du "désapprendre", cher à Michaux pour appréhender enfin le monde, passant au-dessus, à côté, contre les avatars proposés telle que la démocratie...enfin, celle que l'on vit!
Penser autrement l'autre et soi... y'a du boulot!
c'est vrai , le Yéti ... ( ce nom est ...)
on ne peut pas ne pas communiquer ... une expérience assez horrible avait été faite , je crois c'est Louis II de Baviére qui l'a mise en place , mais sous réserve , il pensait que le language était inné , donc fortement intéréssé de savoir quelle langue parlerait des nourrissons à la naissance , on a mis à l'isolement une dizaine de nourrissons orphelins , sans leur pronnoncer un mot , et sans un geste d'amour , rien ... ils sont tous morts ...
hum , le bon développement d'un être humain passe avant tout par la tendresse , l'attention et le respect .... l'apprentissage se fait par l'exemple , dans le meilleur des cas ( c.a.d jamais ) et alors l'individu devient lui-même
sans doute une femme comme Alice MIller , pourrait vous intéresser , elle a écrit des livres formidables sur les dégats de la pédagogie noire , et sur l'enfance
L'avenir du drame de l'enfant doué , par ex.
et bien Le Yéti , ( je l'aimais bien dans Tintin , ce soi-disant monstre au coeur tendre ...) je me dis souvent : "qu'as-tu fait de ce qu'on a fait de toi ?"
@ helenablue
"qu'as-tu fait de ce qu'on a fait de toi ?"
De mon mieux.