Programme du Yéti 2017 : 6. Une économie d'utilité publique

ILLUSTRATION

Au menu d’une réforme destinée à remettre l’activité économique au service du public : la restauration des services publics de base et un nouveau code de fonctionnement de l’entreprise privée.

La restauration des services publics

Sous l’effet conjugué des dérégulations, des coupes budgétaires, des privatisations qui ne disent pas leur nom, la situation de nos services publics s’est gravement détériorée,

Ces services dus au public sont incompatibles avec une démarche économique privée fondée sur la rentabilité. Pour en garantir le bon fonctionnement et l’accès équitable à tous, ces services doivent être placée sous le contrôle de l’État, des collectivités publiques et des citoyens (par le référendum d’initiative populaire en cas de dérives bureaucratiques manifestes). 

Voici une liste de ces services publics de première nécessité :

  • l’alimentation
  • la gestion et la distribution de l’eau, du gaz et de l’électricité
  • le logement social
  • l’éducation
  • la justice
  • la santé
  • la recherche
  • les transports collectifs et les axes de circulation (routes, autoroutes, lignes de chemin de fer…)

Un code de fonctionnement de l’entreprise privée

Le fonctionnement de l’entreprise privée ne peut être laissé dans la zone de non-droit où il a été plongée et où prévaut, sous couvert de pseudo-négociations partenariales, le seul droit du plus fort.

De nouvelles règles doivent être déterminées qui, tout en tenant compte de l’évolution du travail dans la société moderne, régissent précisément les relations entre les acteurs œuvrant au sein de l’entreprise, les relations entre les entreprises elles-mêmes, les relations entre les entreprises privées et l’État :

  • un nouveau code du travail ;
  • un code des relations au sein de l’entreprise : restauration du rôle des comités d’entreprise et de la représentation syndicale, avec droit de regard, non seulement sur les conditions sociales au sein de l’entreprise, mais aussi sur la stratégie économique elle-même ;
  • un code de répartition des bénéfices au sein de l’entreprise ;
  • une transparence totale dans le fonctionnement de chaque entreprise.