Radio de l'été : Nicolas et Fred Pellerin chantent « J'ai planté un chêne »

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Radio Partageux #13. Où deux petits jeunes reprennent une vieille chanson de Gilles Vigneault.

Fred Pellerin est un conteur et chanteur qui, à l’image de Gilles Vigneault, met en scène les habitants de son village natal. Des habitants plus ou moins réels… Grâce à son intervention énergique et à sa détermination sans faille, le conseil municipal de sa commune a fait installer un panneau routier normalisé signalant aux automobilistes le « risque de traversée de lutins ». Nicolas Pellerin, le frère de l’autre, est la voix et le violon des Grands Hurleurs, un trio de chanson traditionnelle québecoise. Un répertoire qui reste bien vivace chez nos cousins.

La chanson de Gilles Vigneault date de 1976. Alors que sa reprise par Nicolas et Fred Pellerin lui donne la patine des siècles. Avec eux « J’ai planté un chêne » devient une chanson qu’on chantait naguère à la veillée de l’autre côté de la flaque à hareng. Eh ouais mon gars, cette chanson, je la tiens de mon grand-père qui la tenait de son grand-père. Ça devient une chanson de l’époque où l’on marquait le rythme avec nos sabots sur le plancher… Bien longtemps avant la création de la radio de l’été des blogueurs. Enfin, ça, c’est une vision européenne parce que que la tradition reste bien vivante chez nos cousins et la création s’y mêle si intimement que nos malades de la classification ne s’y retrouvent pas.

Un concert en 2005. Après une première chanson debout Gilles Vigneault va s’assoir pour chanter en tapant des pieds sur la plaque de bois. Se relève comme un ressort avant de commencer cette deuxième chanson.

« On a été voir Gilles Vigneault. Oh, tabarnac, il a baissé ! Tu te rends compte, il est allé s’assoir dès sa deuxième chanson ! Bon, c’est ben vrai qu’il a tout de même soixante-dix-sept ans… Alors non, non, non ! Qu’on se le dise. Je ne m’assois que pour taper des pieds. Pas parce que j’ai soixante-dix-sept ans. S’il y a un médecin dans la salle, il peut écouter mes chansons ben tranquillement, je n’ai pas besoin de lui. »

La salle se marre. Et, après deux heures trente de concert, d’aucuns se disent qu’ils aimeraient bien avoir la pêche de Gilles Vigneault quand ils auront soixante-dix-sept ans.