En Europe, trois bulles vont éclater en même temps

ILLUSTRATION

Nouvelle alerte rouge sur l’économie et la finance en Europe (avec danger de tsunami sur l’ensemble de le planète).

Partout en Europe, les bulles gonflent de plus en plus.

Problème : les bulles ne peuvent pas gonfler jusqu’au ciel. Il arrive toujours un moment où une bulle éclate.

Ce moment précis de l’éclatement d’une bulle, c’est le début d’une crise financière comme en 1929, en 2008, etc.

En Europe, trois bulles vont éclater en même temps :

1 - Royaume-Uni

Brexit : la bulle immobilière britannique menace l’économie réelle.

Les investisseurs craignent l’explosion de la bulle immobilière au Royaume-Uni, alors que les gels de fonds immobilier se multiplient. Le danger ? Un effet domino qui rattrape l’économie, puis des banques déjà fragilisées par les taux négatifs.

C’est le deuxième effet du Brexit… Depuis deux jours, les gels de retrait des fonds investis dans l’immobilier britannique se multiplient comme des petits pains. Après Aviva, M&G et Standard Life, trois nouveaux fonds (Henderson, Canada Life, et Columbia Threadneedle), au moins, viennent de prendre cette décision, symbole d’un vrai malaise sur les marchés. 

2 - Allemagne

Inquiétudes sur Deutsche Bank, ex-fleuron allemand de la finance.

Autrefois fleuron de la finance allemande, le groupe bancaire Deutsche Bank n’en finit pas de s’effondrer en Bourse, plombé par ses errements passés et par des inquiétudes grandissantes quant à sa santé.

L’action Deutsche Bank a atteint mercredi un nouveau plus bas historique en clôture à la Bourse de Francfort, à 11,54 euros, portant sa chute depuis le début de l’année à près de 49%, la plus mauvaise performance du Dax. Sur dix ans, le déclin est encore plus marqué: en mai 2007, à la veille du déclenchement de la crise des subprimes, le titre de la banque culminait à plus de 100 euros.

3 - Italie

Les banques italiennes dans la tourmente : Bruxelles autorise Rome à soutenir ses banques, mais pas à les sauver.

La Commission européenne a permis à l’Italie de venir en aide à ses banques dimanche dernier. Rome va activer pendant six mois un programme de 150 milliards d’euros de garanties publiques pour soutenir le besoin de liquidités des établissements financiers italiens.

Si cette annonce peut rassurer sur les risques à court terme liée aux banques italiennes, elle ne règle pas le vrai problème du secteur : celui de créances douteuses s’élevant à 360 milliards d’euros. Or, ce montant et la quasi-impossibilité pour le secteur de réaliser des levées de fonds suffisantes sur le marché pose le problème de la solvabilité des banques italiennes. Le vrai enjeu pour elles est donc de savoir comment elles vont pouvoir être recapitalisées pour un montant estimé à 40 milliards d’euros.