UE : Sarkozy n'a pas besoin de référendum pour savoir ce que les Français « disent et ressentent »

x-defaultSarkozy-Merkel 21 juin : une rencontre « en catimini »

Encore échaudés par le résultat du référendum français de 2005, affolés à l’idée d’une victoire du Brexit britannique, certains démocrates de pacotille, européistes acharnés, préfèrent ne plus tenter le diable. 

Nicolas Sarkozy, par exemple. Anti-démocrate un jour, anti-démocrate toujours.

Mardi 21 juin 2016 :

Nicolas Sarkozy a proposé un nouveau traité européen à Angela Merkel pour « sauver l’Europe ». Un nouveau traité européen, avec un Schengen 2 et « une politique d’immigration européenne gérée par un gouvernement des ministres de l’Intérieur européens ».

« J’ai dit à la chancelière que pour sauver l’Europe il va falloir que dans les mois qui viennent il y ait une initiative franco-allemande, avec un nouveau traité qui donne le sentiment justifié aux 450 millions d’Européens que nous entendons ce qu’ils disent, que nous comprenons ce qu’ils ressentent. »

Avec un nouveau référendum, alors ? Nicolas Sarkozy : euh, non, « je ne le pense pas ».

Quand Sarkozy était président de la République, il était anti-démocrate. 

En 2005, Sarkozy avait été furieux de voir le peuple français voter « non » au référendum concernant le traité sur la constitution européenne.

En 2008, Sarkozy était président de la République. Il savait que le traité de Lisbonne reprenait 98 % du traité sur la constitution européenne. Il savait que le peuple français allait voter « non » au traité de Lisbonne si un référendum était organisé. 

Pour contourner le peuple français, Sarkozy a donc fait adopter le traité de Lisbonne sans passer par le référendum ! Il a demandé au parlement français de voter le traité de Lisbonne !

Et aujourd’hui ?

Aujourd’hui, Sarkozy est toujours autant anti-démocrate. Il veut un nouveau traité européen. Mais comme il sait que le peuple français votera « non » à ce nouveau traité, il ne demandera pas son avis au peuple français !

C’est comme ça, la construction européenne !

Les partisans de la construction européenne savent que les peuples voteront « non » aux traités européens, alors ils n’organisent plus jamais de référendum !

La construction européenne continue, mais sans les peuples.

La construction européenne continue, contre les peuples.

La construction européenne est anti-sociale, anti-populaire, anti-démocratique. Elle doit être détruite.