Programme du Yéti 2017 : 1. Une Constituante

Liberté Égalité Fraternité

Préambule - Dans les conditions de confusion morale et politique où se trouve aujourd’hui notre pays, le programme politique en 7 volets que je vous présente n’a strictement aucune chance d’être appliqué par le moindre des candidats officiellement en lice pour la présidentielle de 2017.

Pire, il y a quelque chose d’illusoire, de presque pathétique, à parler d’un programme politique à venir tant que l’oligarchie malsaine et corrompue qui règne encore sur nos vies n’aura pas été mise hors d’état de nuire.

Si je publie néanmoins ce  projet, c’est histoire de prendre date. Car il ne fait plus aucun doute que nous, citoyens, serons un jour ou l’autre amenés à prendre nos responsabilités.


Si j’étais élu président de la République, je dissoudrais immédiatement la Ve République et nommerais une Constituante.

La Constituante aurait pour objectif de rédiger une nouvelle Constitution pour la France en s’assurant de sa conformité avec les trois principes de notre République — Liberté, Égalité, Fraternité — et avec les quarante articles de la Déclaration universelle des droits de l’homme adoptée le 10 décembre 1948 par l’Assemblée générale des Nations-Unies.

Cette Constituante pourrait ainsi être formée :

  • 12 citoyens tirés au sort, ayant droit de vote pour toute décision, et renonçant à postuler à tout futur mandat électif (ceci afin d’éviter tout futur conflit d’intérêt);
  • 3 personnalités nommées par les instances du pouvoir ; ces trois personnes auraient charge de conseil et d’organisation des débats, mais n’y auraient aucun droit de vote.

Le document final serait soumis à l’approbation des électeurs par référendum. À ce sujet, et sans présager des décisions de la Constituante, il me paraît indispensable d’inscrire dans la Constitution l’usage du référendum d’initiative populaire, ceci pour assurer un véritable contrôle démocratique des institutions et des autorités en place.

De la Constituante au Conseil constitutionnel

Une fois la nouvelle Constitution adoptée, la Constituante se muerait en Conseil constitutionnel chargé de veiller à son bon respect, à celui des trois principes de la République et des quarante articles de la Déclaration universelle des droits de l’homme.

Les membres de ce Conseil constitutionnel seraient renouvelés tous les quatre ans, selon les mêmes modalités que pour la Constituante, avec la clause de renonciation à tout mandat électif futur.

Aucune modification de la Constitution ne pourrait intervenir sans adoption finale par les douze membres ayant droit de vote, puis approbation par référendum.